Michèle Morgan confie ses rêves de femme au Mague

Michèle Morgan confie ses rêves de femme au Mague

Ne reculant devant rien pour faire monter son audience, nous décidons aujourd’hui d’ouvrir notre média à une Star, la belle et talentueuse Michèle Morgan, femme ultra féminine et dynamique qui oeuvre pour le bonheur et l’amour grace à son travail artistique depuis bien des années avec toute son humanité.

Rencontre authentique et précieuse.

💡 Vous aimez cet article ?
Partagez-le. Le Mague vit aussi grâce à ses lecteurs.

1. Bonjour Michèle Morgan, je suis ravi de faire votre connaissance. Je vous croyais actrice française "qui a de beaux yeux tu sais" et je vous retrouve avocate, conférencière et écrivain au Canada ? Etrange non ?

Bonjour Frédéric Vignale-Weber, je suis ravie aussi de recevoir votre message. Je vous informe que l’actrice française a pour nom véritable Simone Renée Roussel alors que Michèle Morgan est mon véritable nom. Lorsque mes parents m’ont donné ce nom, ils ne connaissaient pas l’actrice. Comme j’ai toujours utilisé ce nom depuis ma tendre enfance, je n’ai pas jugé opportun de le modifier en tant qu’auteur.

2. Vos écrits sont-ils résolument féminins ou féministes ? Où est la barrière ?

Je ne suis résolument pas féministe mais je suis féminine. Quant à mes écrits, ils ne sont ni un ni l’autre. Ils sont authentiques et sans prétention aucune. J’ai d’abord écrit pour le plaisir et pour le partage. N’est-ce pas une belle façon d’entrer en communication avec les autres ?

3. Donner des leçons ou servir de guide pour la recherche du bonheur, ce n’est pas un peu prétentieux ?

Mon but n’est certes pas de donner des leçons ou de servir de guide. Mon but vise avant tout et ce, consciente de mes limites, à partager des pistes d’action qui m’ont aidée à accéder à un mieux-être. Je me livre très ouvertement en expliquant toutes mes faiblesses et mes carences passées. J’ai décidé de partager ce cheminement en réalisant que les êtres humains se ressemblent. Si j’ai réussi à améliorer ma qualité de vie avec des moyens tout simples, je suis persuadée que d’autres peuvent le faire. Lorsqu’on travaille avec un psychologue ou un autre intervenant, c’est un peu la même chose. Je crois profondément (comme l’explique le Dalaï Lama) que chaque personne sur terre peut, à sa façon, apporter un petit rayon de soleil autour d’elle. Par la musique, l’écriture ou tout autre chemin, nous pouvons nous entraider. Voilà le but de mes livres.

4. Est-ce que l’homosexualité féminine est finalement mieux acceptée que la masculine ?

Je ne saurais répondre à cette question. Certaines personnes sont homophobes et elles rejettent toute forme d’homosexualité féminine ou masculine. D’autres sont plus tolérantes. J’imagine que cela dépend de l’éducation et du lieu où nous vivons. Personnellement, je pense que toute personne est à la recherche du bonheur et qu’elle choisit la voie qui lui paraît la plus appropriée selon sa personnalité, ses goûts, ses préférences. Je ne porte pas de jugement sur ce choix quoique, personnellement, je n’ai jamais été attirée par les femmes. Mon conjoint porte des vêtements féminins mais il n’a intrinsèquement rien de féminin.

5. De quelle philosophie vous réclamez-vous ?

Simplement du désir d’évoluer, de mieux me comprendre, de mieux comprendre mon entourage, de mieux apprécier tout ce que la Création met à notre portée : la nature, la musique, les animaux... etc

6. La séduction est une donnée importante dans votre vie, me trompe-je ?

Vous ne vous trompez pas. J’ai grandi dans un milieu dysfonctionnel et j’ai manqué d’amour au cours de ma tendre enfance. Je suis conséquemment devenue dépendante affective assoiffée d’amour. Dans de telles circonstances, on devient à coup sûr une personne qui aime séduire. Consciente de cette situation, j’ai travaillé pour évoluer, pour sortir de cet état, pour apprendre à donner sans nécessairement rien attendre en retour. Mais il reste toujours une petite tendance à la séduction... On dit souvent : Chassez le naturel et il revient au galop . L’important, c’est d’en être conscient.

7. Quel livre auriez-vous revé d’écrire ?

Il y en a plusieurs. Il y a notamment Le Seigneur des anneaux de Tolkien. J’ai lu cette oeuvre il y a plus de 15 ans et j’ai justement été complètement « séduite » par elle. Les films réalisés à partir de cette oeuvre sont particulièrement réussis. J’aimerais avoir le talent de Bobin qui, en quelques phrases, nous conduit à des lieux si profonds. Dernièrement, j’ai lu Éloge du mariage, de l’engagement et autres folies de Christiane Singer. En terminant ce livre, j’ai dit à une collègue de travail que j’aurais vraiment aimé écrire ce livre. Je n’ai pas le talent d’une écrivaine, je ne suis qu’auteur. Mais il y a des jours où j’aimerais bien publier quelque chose de plus littéraire. Mais je fais avec les talents que mon Créateur m’a donnés .

8. Quelle trace aimeriez-vous laisser dans l’imaginaire collectif ?

Je n’ai jamais pensé en ces termes. Ce que je voulais, c’est d’aider une ou plusieurs personnes à améliorer la qualité de vie. Or, j’ai déjà atteint cet objectif cela car je reçois beaucoup de témoignages en ce sens depuis plus de vingt ans. Actuellement, je publie beaucoup de choses relatives à mes expériences avec mes animaux. Encore une fois, je reçois beaucoup de courriels de personnes qui se sentent comprises et aidées par mes témoignages. Je n’en demande pas plus honnêtement...

Mais s’il fallait absolument laisser une trace, j’aimerais bien arriver à convaincre les gens de l’existence des petits êtres de l’essentialité (les êtres élémentaux) sous la directive desquels les employés des Jardins de Findhorn travaillent. Pour moi, ce serait vraiment un pas significatif pour l’humanité.

9. Que pensez-vous des mégalo et des narcissiques ?

Ce sont probablement des personnes souffrantes à la recherche du bonheur comme vous et moi. Ces personnes manquent souvent d’estime d’elles-mêmes alors qu’elles donnent l’impression de s’aimer. En fait, elles cultivent davantage le paraître (l’image) que l’être. Comme pour tout être humain, je considère qu’il faut avoir une attitude de compassion pour ces personnes en leur souhaitant de se dégager de ce carcan. Mais il faut comprendre qu’en terme d’évolution, chacun va à son rythme.

10. Par quoi terminons-nous cette e-terview ?

Par un gros merci pour m’avoir permis de répondre à vos questions et par le voeu que je fais que l’humanité entière soit un jour libérée de la guerre, de la maladie, de la souffrance. Ce serait vraiment chouette, qu’en pensez-vous ?

Bonne journée à vous et à tous ceux qui liront cette e-terview !

Michèle Morgan, une agente de bonheur

le 20/07/2004
Impression