En réponse à Guronman, qui ne doit pas connaître grand chose de l’institution.
Premièrement, au sujet de l’augmentation du nombre de prisons, je ne vois pas pourquoi il saurait en etre autrement. Il a y a de plus en plus de monde sur Terre en général et en France en particulier, alors pourquoi y aurait-il moins de délinquants ? De plus, les prisons qui sont prévues pour un nombre déterminé d’occupants sont déjà surpeuplées, alors que l’on en construise d’autres afin de répartir les détenus pour améliorer leur confort devrait vous satisfaire.
Vous parlez ensuite des truands qui se "font descendre sans sommation". Là encore, on constate une méconnaissance flagrante du sujet. Les fonctionnaires de la Police Nationale sont des civils, de fait la sommation avec arme leur est interdite. Seul un militaire a cette option, qui reste d’ailleurs une possibilité, non une obligation.
A cela, je souhaiterais porter à votre attention les articles 07 et 12 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789), texte fondateur de notre République s’il en est, et base de notre Constitution. Ces articles disent en substance qu’une institution de forces de l’ordre est créée pour assurer la sécurité de tous. Cette force sera entretenue par la communauté et sera à son service, les pouvoirs qui lui sont octroyés ne sauraient etre utilisés pour le bénéfice exclusif de ceux à qui ils sont confiés. Tout abus de cette force par ceux qui la détiennent doit etre puni, mais tout citoyen appelé à obéir par elle en vertu de la Loi doit obtempérer sur-le-champ, "il se rend coupable par la résistance".
Ce qui veut dire que toute personne se met en infraction dès l’instant où elle n’obéit pas à l’ordre donné par cette autorité, et celà, on l’oublie un peu trop souvent.
Vous parliez également des armes, que vous qualifiez de "trop puissantes". La munition 9x19 C.O.P (9mm parabellum en hollow point, pointe creuse) est une munition standard, utilisée par les polices du monde entier. Le "9 para" est sans doute le calibre le plus commun pour un usage de police où que ce soit sur Terre, excepté peut-etre aux USA qui sont très attachés au .45 A.C.P, une munition connue en France sous sa dénomination métrique, le 11,43 mm (bien plus puissant que ce que nous avons), encore que le 9mm y soit également très utilisé (notamment par le FBI et de nombreux "Police Department").
Les autres armes dont nous disposons sont sub-létales. Le Flash-ball tire une balle en mousse se déformant à l’impact, le LBD 40 fait de même avec un projectile ayant la forme d’une ogive pour une précision et une portée accrues sans augmenter la puissance (je passe les détails techniques), le Taser X26 est selon moi actuellement la solution "anti-bavure" ultime, le Cougar est un lance-grenades qui n’est pas utilisé contre une personne en particulier... S’en suivent les armes "de contact" comme le tonfa, le bâton de défense souple, l’aérosol lacrymogène... Bref, rien qui s’apparente à une AK-47, un lance-roquettes ou des grenades et autres explosifs, armes puissantes et bien réellement utilisées contre les policiers.
Vous parlez également de techniques de combat au corps à corps et tutti quanti. Je vous suggère de vous documenter avant de raconter n’importe quoi. Ce genre d’entraînement doit exister, mais est réservé aux groupes d’intervention. Pour avoir passé une année entière en école de police, "l’entraînement au combat" consistait en de vagues cours de boxe et d’esquives. Rien qui soit de près ou de loin analogue avec une quelconque "méthode de combat militaire".
Enfin, la "personne qui a dérapé, mal agi", doit etre traitée comme une personne qui a dérapé et mal agi. En l’occurrence, si elle ne veut pas se laisser interpeller volontairement, il faudra user de "la force strictement nécessaire"pour parvenir à nos fins. Et si ça veut dire lui pratiquer un étranglement et la mettre au sol, je le ferai sans hésitation. Parce que force doit rester à la Loi, même si la Justice n’en a rien à faire. Mon travail à moi n’est pas de porter un jugement sur cette personne mais de constater la commission d’une infraction et de présenter cette personne à l’Officier de Police Judiciaire le plus proche.
Votre intervention est risible parce qu’il est très facile de démontrer que vous ne connaissez absolument rien à notre institution. C’est même pas drôle...