LE FILS D’HITLER existe !
On aura beau chercher Charlie, on ne le trouvera qu’une fois sur deux, mais le fils d’Hitler, Hitler, Éva , la maman, la petite femme juive, tout ça c’est plus difficile, et pourtant ils sont bien là, dans cette histoire. Bienvenue dans une partie inédite de la vie d’un soldat en führer.
C’est une histoire muette, sans aucun texte, pas de bulles. C’est ainsi que peut déjà se résumé l’ambiance du « Fils d’Hitler ». C’est du langage mondial, pas besoin de traduire du flamand, d’où est originaire son auteur Pieter De Pootere. Le fils s’appelle Dickie, et voici son aventure. Et pour être dans le même rythme, j’ai évacué toute forme de ponctuation.
Adolf est dans les tranchées de la guerre, il est blessé et le docteur lui apprend qu’il a une testicule en moins et pour le réconforter il a droit une prostituée ronde et moche dans laquelle par inattention il laisse aller son peu de semence de son seul sac à sperme et la femme est enceinte d’Adolf qui ne le sait pas car il a pris la fuite où est Adolf que l’on ne va pas retrouver tout de suite car nous sommes pendant la seconde guerre mondiale et Dickie apparaît dans un immense village où est il en le cherchant bien dans une maison où il accueille Vickie une femme juive cachée dans la cave il est en amoureux mais débarque un soldat anglais dont elle tombe amoureuse et fou de rage d’amour Dickie la dénonce aux SS et la voilà embarquée pour le train de la mort et où est passé le soldat anglais à chercher sur une double page et Dickie se rend compte que pour revoir Vickie alors il fouille dans un coffre et va porter une veste avec une étoile jaune et monter dans le train en route et il n’est pas en retard pour le camps de la mort où est cachée Vickie à vous de la trouver car loin de celui-ci Adolf est avec Éva et n’arrive pas à avoir un enfant alors Adolf prend un médecin pour lui créer un fils aux allures d’un Tintin mais il ne tient en place quand soudain Adolf reçoit une lettre et apprend qu’il a un fils : Dickie dont il va tout faire pour le retrouver et là je ne vous en dirait pas plus c’est toute l’histoire en route et vous ne devez pas en perdre un fil ou un morceau ou un strip et des immenses images pour chercher les personnages comme on cherche Charlie ou le Petit nain jaune (une illustration publiée aux USA dans les années 20 ou 30) .
Dickie est sortie droit des pages du FERRAILLE ILLUSTRE et récemment dans les pages de Fluide Glacial . C’est une bande dessinée dont l’exercice du « sans texte » est des plus difficile et rare pour le souligner. La lecture va vite, le style est simple, le dessin rond, comme sur les livres pour enfants, l’histoire est très bien menée, d’un chapitre à l’autre, sans rien perdre de l’action, on n’attend pas la scène suivante, elle est déjà présente la case d’après, et le tout sans se soucier de prendre un quelconque raccourci. Il fallait oser créer un « Fils d’Hitler », le tout dans un grand humour pour adulte, et pourquoi pas pour les adolescents aussi, tout est facile à comprendre,c’est intelligent. C’est un survol de l’histoire du monde en 1944, la guerre, le camps de la mort, Hitler, un fils soudain retrouvé qui n’a pas tout à fait le même physique, Éva, Vickie une femme juive, etc... tout s’enchaîne sans que nous ayons à revenir à la page précédente. Nous somme dans l’obligation de continuer à lire en avant, de ne pas s’attarder sur une case ou une autre. Après vous pouvez toujours retourner vers les doubles pages à la recherche des personnages : Dickie, Adolf, Eva, ou Vickie, le soldat anglais...
Le Fils d’Hitler est le must de ces derniers mois, la lecture indispensable de l’été, et même de la rentrée bande dessinée. Dickie est amusant, drôle, inévitable, inimitable. C’est une sacrée innovation où l’humour se mêle à l’Histoire, et ici la période la plus sombre, la seconde guerre mondiale.
C’est comme un immense résumé, tout va très vite.
N’hésitez pas à retrouver Dickie dans cette grande aventure, et celles à venir !
LE FILS D’HITLER (une aventure de Dickie) / Pieter De POORTERE / Glénat.