« Vincent Gallo est un minable de la pire espèce »

« Vincent Gallo est un minable de la pire espèce »

« J’adooooore !!! »

Je voudrais prendre la parole ici, clairement, sur ce film qui vient de sortir, et que je suis allé voir, il y a quelques jours déjà. Je vous parle du deuxième film de Vincent Gallo, intitulé « The Brown Bunny ».

Je tiens à en parler, de ce lapin marron, ouvertement car je suis arrivé à une conclusion qui ne changera pas : qu’il n’y a qu’une seule chose à faire, le dénoncer.

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J’en ressens la nécessité. L’urgence. J’accuse ouvertement ce film, en tant qu’écrivain, en tant qu’artiste, en tant qu’homme, et tout simplement en tant qu’être humain. Personne ne le fait, je feuillette la presse cette semaine, il n’y a que des louanges en veux-tu en voilà. De partout ça arrive. Certains artistes le soutiennent fermement, comme Claire Denis…

Il semble même que Vincent Gallo à l’heure actuelle, ouais, soit devenu grâce à ce film quelqu’un que l’on considère désormais comme l’un des dernier « résistant », ouais, « artiste victime », ouais, « icône quasi christique », ouais de surplus hué à Cannes (le top du top) … Ouais. Un beau fatras de conneries en chapelets. Et Libération, et Technikart, et Les Inrockuptibles, enfin vous voyez de qui je veux parler, la presse… Tous dans le même sac, tous. Et voilà où l’on en est. En 2004…

Mais le film ? Oui, le film ! Ce dont je veux vous parler. Le film, j’y suis allé. Sans trop d’a priori à vrai dire ; d’autant plus que le premier film de ce mec, « Buffalo 66 », ne m’avait pas déplu. Il y avait des choses dans ce film, de bonnes idées. Sauf qu’à cette époque, on était encore bien loin de ce que je viens d’aller voir il y a une semaine. « The Brown Bunny », c’est simple, pour moi, il n’y a pas d’autre mot, c’est le film le plus gerbant que j’ai jamais vu. Gerbant de connerie, de misogynie, d’égoïsme, de puritanisme et de haine. Vraiment, je le pense, et je pèse mes mots. C’est la régression la plus totale. La plus navrante. Je ne vois pas d’autres films aussi gerbant quand je pense au cinéma. Même les films « pornos-machos » où l’on voit des nanas qui s’en prennent plein la gueule, et Vas-y que je t’éjacule de tous côtés sur la tronche Salope, c’est de la gnognotte. C’est gentil. Je pèse mes mots. Pour moi, Vincent Gallo est un mec de la pire espèce. Un vrai connard.

« J’ai été complètement hypnotisé… »

Le film en question ? L’histoire, je ne vous la raconte pas, il n’y en a pas. Qu’importe, d’ailleurs cela n’est pas ce qui compte. On peut très bien faire d’excellents films, excellents avec des scénarios qui tiennent sur une page. Et celui-ci, apparemment, tenait sur 77 pages… Mais, disons plutôt que pendant une heure et quart, il n’y a rien. Montre en main. Mais quand je dis rien, c’est RIEN. Vincent Gallo qui trace sur la route…, s’arrête dans des motels…, pleure…, seul…, si seul…, se fait passer pour une victime... Ok… Le genre I’m a lonesome cowboy, on connaît.

Rien de bien grave en même temps… Et puis, quelques grands moments uniformisés dans ces premières 75 minutes :
1/De longs travellings américains, paysages défilant derrière le pare brise de sa bagnole tâché de chiures de pigeon (génial non ?) …

2/Une image granuleuse et floue qui se veut artistique (plus moche tu meurs) …
3/Quelques petites rencontres « féminines » croisées sur la route ; on the road again (une jeune fille qui aimerait tant s’échapper de chez ses parents et qu’il laisse en plan, une femme perdue du genre « lost » sur une aire d’autoroute qu’il se met à embrasser doucement puis qu’il laisse comme un vulgaire tas de merde là où elle était, et une jeune prostituée à qui il achète à bouffer pour finir par la jeter de sa bagnole, écœuré) ; rencontres du plus bel effet misogyne… Jusque-là, la forme est juste laide est inintéressante. Se veut arty, monomaniaque, triste (voir mélancolique) et hypnotique alors qu’elle est juste ringarde à mort et nulle. Zéro. Du vide étalé en tartines, au kilomètre. Les cadrages sont plus nuls les uns que les autres. Pas un pour rattraper l’autre. L’image salie et floue est ennuyeuse à souhait.

Voilà pour la forme. Le fond, c’est simple, à ce stade-là du film : il n’y en a pas. C’est vide. Mais même pas d’un vide intéressant. Même pas ça. C’est pauvre. C’est aussi intéressant, et excitant que le film de vos parents en Grèce que vous devez vous farcir à leur retour de vacances. Et puis, dans le genre route qui défile, on a quand même fait très fort chez David Lynch (un tout autre programme côté hypnotisme). Et au niveau paysages déserts et no-dialogue, il y a eu le sublime film de Gus Van Sant, « Gerry », sorti récemment.

« Tu vois, c’est un film sur la solitude… Non ? »

C’est vrai que ça commence plutôt pas mal, « The Brown Bunny », avec une scène de course de motos où la caméra trace des boucles, suivant les bolides dans leur poursuite. Mais très vite on se rend bien compte d’un truc, c’est que la caméra ne fait que suivre une seule moto, la 66, celle de Monsieur Gallo. On y est. Gallo ne sortira pas du champ de vision de sa caméra jusqu’à la fin. Et puis, après la course, vient une scène d’une prétention inouïe !

Vincent Gallo en train de ranger son beau bolide astiqué (il prend soin de sa moto) dans sa remorque, plaqué sur une musique que personne n’a dû reconnaître… Une certaine musique… Mais ça va, on me la fait pas ! J’ai pas encore l’oreille totalement morte. La musique en question, je l’ai tout de suite reconnue, c’est le thème final de « Théorème » de Pier Paolo Pasolini composé par Morricone. C’est vraiment à la fin de « Théorème », quand la vieille servante, Emilia, va s’enterrer sous la terre d’une excavatrice et que de ses yeux se met à couler une fontaine de larmes.

Scène sublime. Il paraît…, Il n’a de cesse de le répéter, Gallo, qu’il est fan de Pasolini… À la bonne heure ! Rien que ce petit détail en dit long sur l’orgueil et la prétention de ce mec. Surtout quand on sait la haine qu’il a envers les homosexuels. J’ai juste envie de lui dire déjà, à peine le film commencé, Eh Vincent, tu savais que Pasolini il était PD et qu’il en est mort ? Connard ! Gallo est homophobe et se revendique homophobe ouvertement. Il ne s’en cache pas, d’ailleurs il le dit, qu’il ne voit pas du tout pourquoi il s’en cacherait.

C’est clair que c’est devenu le truc le plus chic dernièrement, être homophobe, so chic, même chez les PD. Vincent Gallo n’aime pas les PD. Et Pasolini alors, il était quoi ? C’est le comble du comble ! Gallo se prétend être une icône gay (Non mais Vincent tu rêves !), dit que les PD lui tournent toujours autour, le draguent qu’ils ne pensent qu’à une seule chose, à lui sucer la teub, à sa teub qui est si grosse, si sublime, et donc qu’ils sont vraiment immondes et j’en passe. Joli, intéressant ! En fait, Vincent Gallo, n’aime personne. Vincent Gallo n’aime pas les hommes, n’aime pas les homosexuels, n’aime pas les femmes (on le verra dans les dernières minutes du film de façon gerbante et claire), la liste est longue… Il n’aime personne.

Il en est tout simplement incapable. Il ne s’aime que lui. Et sa bite. Et surtout sa bite ! Et sa moto aussi, c’est vrai ; j’allais l’oublier, celle-là (prolongation de sa bite adorée, vieux cliché). Il y a un manque d’amour et une haine profonde, flagrante chez Gallo qui font froid dans le dos. Même quand il essaye de filmer autre chose que lui-même, cela se sent tellement, cela se voit qu’il n’en a rien à foutre et qu’il déteste les gens, et que cela ne l’intéresse pas, que ça en dégouline grave sur l’écran.

« En fait il est tellement underground que son film relève plus de l’art contemporain que du cinéma, vraiment… »

Le personnage qu’il interprète dans le film, évidemment que c’est lui. Et qu’on aille pas me dire le contraire. Il filme ce qu’il est. Il a fait de la compétition de moto pendant de nombreuses années, tout comme le personnage qu’il incarne dans le film.

Il avait un lapin qui s’appelait Daisy. Tout comme le personnage de Chloë Sevigny à la fin du film qui porte ce nom de Daisy. Rien de bien nouveau chez Gallo. Alors que l’on aille pas me dire que le personnage qu’il incarne dans le film est un rôle de fiction, c’est à hurler de rire. Vincent Gallo se permet de traiter Patrice Chéreau de sale pédale en interview. Quand on sait que Gallo était plus ou moins le micheton de William Burroughs dans les années 80, ça la fout mal. Mais de ça, il ne s’en vante pas ! Moi je vais vous dire ce qu’aurait fait un mec comme Pasolini à Vincent Gallo, s’il était encore vivant, il lui aurait craché à la gueule. Quant au pauvre William Burroughs, malgré la grosse teub de Gallo qu’il a dû se prendre dans le fion, il doit se retourner dans sa tombe. Je vous le dis, Vincent Gallo est vraiment un pauvre type pitoyable. C’est exactement cela, il fait pitié.

« Et à la fin il va rejoindre sa dulcinée.. »

Mais venons-en à la polémique du film : les quinze dernières minutes, ou la cerise sur le gâteau. La confrontation « Vincent Gallo-Chloë Sevigny, or The blow job » qui clôt le film en eau de boudin. C’est là que j’ai envie de gerber. Je sais, on dit vomir, ça fait plus poli. Encore, s’il n’y avait eu que les paysages, les chiures de pigeons et lui en train de chouiner dans des chiottes de motels, ça n’aurait été juste qu’un mauvais film de plus. Et y en a pleins des mauvais films. C’est pas ça qui manque. Mais non. Il nous fait patienter pendant 75 minutes interminables, chiantes, pour en arriver à la scène la plus misogyne et moralisante jamais tournée. De même que Gallo est homophobe et qu’il ne s’en cache pas, il ne se cache pas d’être de droite, d’être anti-drogues et pour la fidélité en couple. Les trois piliers du fond de son film, c’est ça. Alors on retrouve Chloë dans la chambre de motel.

Il lui répète qu’elle a tout gâché et qu’il ne veut plus… Mais finit quand même par la désaper entièrement. Il la fout à poil. Et il la fait se ruer sur sa teub, comme si sa teub était un aimant. Lui bien sûr ne fait que sortir sa teub de son pantalon, reste habillé. Et puis, il la traite de tous les noms, de Salope, qu’elle a « sucé tout le monde », Pourquoi m’as-tu fait ça ?, Salope de femme, il le répète. Il la regarde comme une moins que rien, vraiment. Elle, elle a sa bite dans la gueule et elle fait « Mmmm, humhum, yes yes, mmm… ».
Le plan est immonde, avec un vilain reflet violet. Gallo n’a de cesse que de tenir sa bite au garrot de peur qu’elle ne soit pas sublime à la caméra de profil. On ne voit même plus le visage de Chloë, on ne voit que sa teub à lui. Il se branle dans la bouche de Chloë Sevigny comme dans un plat de spaghettis. Vraiment élégant ! Non, c’est immonde. Dégueulasse. Voilà à quoi il la réduit. Le rôle qu’il lui donne… Un collier à bite.

Il lui tient bien fermement la nuque. Sauf qu’il ne faut pas tout confondre. Attention ! Vincent Gallo est tellement minable qu’il n’aurait jamais été capable de tourner cette scène sans que cela soit lui qui soit dans la bouche de la fille. Jamais il n’aurait eu les couilles de filmer un autre mec en train de bander se faisant sucer par Chloë Sevigny. La bite d’un autre mec. Jamais. Il n’a pas de couilles. Il n’a qu’une seule idée en tête, que la chose soit claire une bonne fois pour toutes, c’est de vous montrer enfin à quel point sa bite est grosse. À quel point, il en a une énorme. Et à quel point cette salope de nana ne la mérite même pas. Personne ne la mérite d’ailleurs. Et il n’y a pas une once d’humour dans tout cela. Le spectacle est pathétique et super sérieux.

Bon, il lui éjacule dans la bouche, elle avale. Et là, il écarte Chloë de sa teub contre le mur, la remet bien dans son slip. Et voilà le pire : IL LUI DIT « PUTAIN SALOPE TU M’AS SALIS, JE SUIS SALE MAINTENANT, TU M’A BAISÉ, JE ME SENS SALE, TU LES AS TOUS SUCÉS, SALOPE TU M’AS TRAHI, TU ES SALE »… No comment. Voilà où le film vous mène après 75 longues minutes de chiures de pigeons et de chouinage d’enfant mégalo inintéressant. À quinze minutes de haine pure en gros plan. La misogynie, je ne vois que ça. IL N’Y A QUE DE LA HAINE ET UN HORRIBLE PURITANISME À LA FIN DE CE FILM. Rien d’autre.

N’allez pas chercher midi à quatorze heures. Et comme si ça suffisait pas, on la voit se faire violer, dans une vague séquence de réminiscence. C’est monstrueux. Moi, j’avais honte dans mon siège, dans la salle de cinéma. Ce mec est puant. Son truc, ça veut juste dire noir sur blanc la même chose que le mec qui dit à sa nana : T’as vu comment tu t’es habillée pour sortir ce soir, t’es ma femme, après ça sera pas la peine d’aller chialer si tu te fais violer, Tu l’auras bien cherché, Tu vas voir. Et ça vous trouvez que c’est avoir des couilles, vous trouvez ça bandant. Moi je trouve ça gerbant, humiliant. Sa grosse bite, il peut se la mettre dans le cul. Je le trouve immonde et beauf.

Ce mec est un véritable beauf. J’accuse donc Vincent Gallo très clairement de misogynie digne de la préhistoire, d’un machisme monstrueux, d’horrible conformiste qui prône un retour aux bonnes valeurs, un mec plus que douteux. Ce qui se passe, c’est que son truc marche tellement bien, et que les gens sont tellement cons, et ont surtout tellement peur de se griller, qu’ils lui sucent tous la bite. Rien que l’idée que certaines personnes puissent êtres excités par cette scène me dégoûte au plus haut point. Vincent Gallo, n’est pas un artiste, c’est juste un gros connard mégalo et pathétique à la morale effrayante. Je le classe tout juste à côté de ses meilleurs amis, Monsieur Nixon et Monsieur Bush.

« Partout où il va, il fait tourner les têtes, les filles donneraient tout pour passer une heure avec lui. »

Avec une amie, Liliane Giraudon, nous discutions il y a quelques semaines de si oui ou non nous avions le droit de cracher sur les immondes, de cracher vraiment, avec le mollard et tout. Elle et moi étions en fin de compte d’accords sur le fait que oui, il faut cracher sur les immondes. Vincent Gallo serait devant moi, je n’hésiterais pas une seconde à lui cracher au visage. Je sais bien que cela n’est pas très intelligent. Qu’on ne crache pas à la gueule des gens comme ça. Que c’est un peu de la connerie. Mais face à un mec comme ça, oui je n’hésiterais pas l’ombre d’une seconde à cracher.

Je finirais ce texte en rapportant des propos tenus par Vincent Gallo à propos de Christina Ricci qui jouait dans son premier film « Buffalo 66 ». Il dit : Je lui ai donné le rôle alors qu’elle avait dix kilos de trop. Elle avait des cheveux dégueulasses, aucun style, rien pour elle. Je l’ai rendue belle dans mon film et maintenant quand elle me voit, elle me demande quel est mon nom. Et dit, « Oh c’est vrai on a travaillé ensemble, c’est ça ? »

le 15/04/2004
Impression

20 Messages

  • 22 janvier 2006 16:03, par Satori

    Heureusement,
    voici que tu nous apportes
    la Lumière...
    Comment te remercier ; moi qui était dans le noir -et qui maintenant voit.
    Merci à toi.
    signé :
    L’humanité reconnaissante
    P.S : dis moi, juste comme ça, parce qu’on a parié entre amis... ton article c’est une blague, non ? (allez, avoue ! )
  • 14 mars 2006 09:25, par Juls

    Je pense simplement que ce Gallo est un égocentrique. Il ne peut supporter d’aller dans le même sens que les autres. Il aime aussi choquer. Je ne suis pas certaine que cet homme soit réellement mysogine, homophobe, pro-Bush, je pense surtout qu’il s’enfout. Il en a rien à fariner de ce monde et de tous ces crétins qui s’excitent dedans. Il s’amuse lui, de nos réactions choquées, révoltées, dégoûtées. Il joue, et peut-être a t il raison, malgré que si toute personne était comme lui, le monde ne tournerait plus rond. Et encore, cela n’est point des plus certains. Peut-être se montre t il simplement lucide... Une lucidité de notre jeu incessant et de tous nos questionnements pour donner du sens. A quoi ? Je vous le demande.
  • 2 avril 2006 15:03, par Philippe Hervieu

    Monsieur Chemin, entre un connard talentueux comme Gallo et un Pécuchet de votre espèce, l’histoire, à mon avis, aura vite fait de juger...
    Prenons date, si vous le voulez bien.
  • 11 mai 2006 00:37

    VOUS N’EXPOSERIEZ PAS LA TOUS LES SYMPTOMES DE VOTRE AUTISTE MONSIEUR CHEMIN ?

    • bon ca va il ne faut vraiment pas en faire le big deal du siecle, VG est un gros con je pense que bcp de gens serait d’accord, après tout on en connait tous pleins, il n’est pas tout seul ;
      des mauvais films il y en a aussi pas mal ; c la vie ...
      je suis sur ce site car je vie de rentrer il est 4h du matin...
      pour vous raconter un peu ma vie ... lol je vie a los angeles et ca fait deux soirs que en sortant, je tombe sur vincent gallo.
      je dois avouer qu’il est intriguant, tres difficile a cerner et pas tres crédible . alors apres lui avoir parlé, j’avais envie d’en savoir plus sur lui, et c’est par google que j’ai enfin attérit sur ce site rigolo ou tout le monde s’enflamme depuis 2004, sur ce mec bizarre !!!
      mais la raison principale pour laquelle j’ecris, c’est qd meme son site internet que jai bcp de mal à comprendre ......... est-ce que ce site est ironique (je l’espere meme si c pas tres fin) ou se mec serait vraiment psycopat et dans ce cas je regrette meme de lui avoir adresser la parole !!!!!!!!
  • 22 janvier 2007 23:45, par Patrik

    Je suis tout comme vous extrêment attristé par les attitudes et orientations de Gallo, mais, malgré tout, assez admiratif de son travail, y compris "The Brown Bunny" qui est pour moi une réussite presque totale (la scène de pipe ne m’a pas convaincu à 100% non plus...). Toutefois, concernant les accusations de narcissisme et autres, quelqu’un d’entre vous connaît-il suffisamment le cinéma pour se rendre compte du coût de production d’un film... ? Soyons honnête, quel producteur sur cette terre lâcherait à n’importe qui, même à Vincent Gallo, un quelconque budget pour un tel film dont les retombées financières sont, à coup sûr, égales à zéro, si ce n’est moins... Si Gallo a tout fait, de la photo jusqu’à la pipe, n’est-ce pas aussi parce que ça rendait le film possible ? Narcissisme peut-être, indépendance (forcée ou choisie) en tous les cas...
    PS : j’espère ne jamais tomber sur un de vos livres, cher M. Chemin, les gens qui ont la bassesse du mollard, et sur qui que ce soit, ne doivent pas avoir grand chose d’intéressant à dire, soit dit en passant... Enfin, je penche aussi pour le gag, un écrivain qui se dit publié peut-il vraiment être aussi aveugle ?!?!
  • 31 janvier 2007 20:07

    c est toi le minable de la pire éspèce.tu as le droit de ne pas être sensible à son esthetique mais tes commentaires n’ont aucune profondeur : ta haine n’a pas de fondements sauf peut être la jalousie...peux tu comprendre au moins que certaines personnes ont été touchées par ce film ??
    • Mystère Gallo 4 février 2007 20:00, par Lili

      Février 2007, le débat se poursuit...
      Mon intervention ne prétend pas être utile, mais je réagis juste à ce déchaînement de passion surdimensionné. Je crois que démontrer que Gallo est un con serait une démonstration injuste et stérile. Et puis, on ne juge pas un film sur les opinions de son réalisateur (même si à ce stade, le film & le réal tendent à se confondre un peu). Exemple tout bête : je suis fan depuis mon enfance d’Alice aux Pays des Merveilles (oho, encore une histoire de lapin !) et j’ai appris il y a deux semaines que Lewis Caroll avait sans doute été pédophile. Bon. Et après ? Je fais quoi, je brûle ses livres ? Bien sûr que non, il faut savoir faire la distinction.
      Je ne fais pas l’apologie de Vincent Gallo, car je ne le comprends pas et j’en ai pas la prétention. Bon nombre de ses propos me hérissent, mais cela doit être délibéré de sa part. Il sait ce qu’il fait, même si ça donne l’impression d’être fait mal, et vite. Je ne l’adore pas, mais je reconnais que le phénomène "Gallo" me fascine... (depuis son excellente prestation dans Arizona Dream) je tente d’y voir plus clair avant de me lancer dans de longues tirades de jugements virulents (suivez mon regard). Je teste donc ledit Vincent Gallo sous différentes approches : musicales, cinématographiques...
      Mes incursions sur son site personnel me laissent perplexes. Comme tout le personnage. Mais justement, le terme de personnage est tout ce que j’ai trouvé...
      Tout ça pour dire que cracher son venin sur lui ne sert à rien. Il est provocant, arrogant, irritant. Nous sommes d’accord. Mais peut-on se passer de la mouche du coche ?
  • 13 février 2007 10:28, par Seb

    Vu The Brown Bunny hier soir. J’aime PASOLINI. J’aime William BURROUGHS. J’aime BUKOWSKI. J’aime David LYNCH. J’aime Jesus CHRIST. J’aime Vincent GALLO. Et Chloé SEVIGNY. Un tel déchaînement de haine envers cet artiste (et oui ...) est amusant. Je crois que tout cela devrait aller un peu plus loin que la critique d’un égo démesuré. Quel meilleur sujet que soi pour parler du reste ?
    Je me reconnais dans le film de Vincent GALLO. Suis-je un salaud ? Je ne le crois pas. Mais après tout, qui sait ...
    Bonne journée à tous
    • Article 13 mars 2007 19:44

      ça m’énerve taper sur cet article de merde quand je tape Vincent Gallo dans Google.
      • Article 19 mars 2007 16:04

        j’adore vince ! il est top classe¨üüüü !
        • UNE Question. 11 avril 2007 05:11, par claire

          Avez vous compris de quoi il est question dans ce film ?
          Difficile à dire... Je n’ai eu la patience de lire les commentaires précédents qu’en diagonale (pour beaucoup), et j’ai l’impression que personne n’a bien compris.
          Pourtant, faut pas être une lumière pour voir ce qu’il se passe dans ce film...
          Alors, abracadabra !
          On arrête de loucher sur sa bite ou sur celle de Vincent Gallo on ouvre un peu les yeux et on regarde le film.
          Il s’agit d’un Deuil, et bien oui !
          Un travail de deuil plus exactement...
          Vous savez avec les différentes phases et tout...
          ... Et Vincent Gallo parle d’Amour, de Deuil, et de culpabilité aussi et de lacheté.
          La misogynie je ne la voit pas.
          Pour l’esthétique, chacun ses goûts, maintenant les plans, les rencontres, la scène de fellation (qui vous choque tant Messieurs ;),
          rien n’est gratuit, et ce qui dérange c’est justement ça.
          C’est mélancolique, chiant pour certains, et oui, le Deuil c’est chiant.
          La mort c’est triste, vous ne saviez pas ?
          Dans le film il y a tout, ou presque pour un bon travail de deuil
          (je crois que c’est là que les anti-psychanalyse se réveillent)
          il manque juste la phase d’idéalisation de l’objet perdu, ici Chloé Sévigny, qui revient sous la forme fantomatique d’une vivance.
          Le Deuil ne se fait pas, ce qui conduit à la mélancolie, dans le film il reprend la route après l’hotel, retourne dans l’errance.
          Pour info, dans un premier montage, le film était plus long, un lapin traversait la route et c’était l’accident.
          La route, c’est pareil.
          Maintenant, c’est sûr, si on est venu pour une séquence hot avec la jolie Sévigny on repart déçu. Ce n’est pas un film ni excitant ni érotique c’est sûr.
          Le film est juste, impudique peut être et gênant on dirait...
          Mais c’est un bon film, on peut ne pas aimer ce film mais dire que c’est de la merde et que Vincent Gallo est un minable, c’est juste être ignorant.
          Il y a un bon remède à ça, c’est pas le seul sûrement, mais vivre, juste vivre et regarder autour de soi, c’est un bon début.
          Ca évite à la longue de porter des jugements étroits et catégoriques, cons quoi.
          J’y vais...
          • UNE Question. 15 avril 2007 00:26, par micky

            vous êtes tous des frustrés !!
            3 pages pour une petite pipe qui n’a rien de choquant dans ce film qui pour ma part est un chef d’oeuvre !!
            j’argumente pas j’en ai rien à foutre !!! j’ai aimé point c ’est tout , chacun son opinion ! t aimes ou t’aimes pas !
            vincent gallo est un personnage mysterieux et ca ca emmerde les gens !! en voici la preuve !!!
            allez bon amusement
  • 11 avril 2007 21:34, par Axelle B.

    (Avant tout, J’ai surement commis certaines fautes, soit constructives ou au niveau de l’ortographe, je ne suis qu’âgée de 17 ans, et ca bien sur, vous m’escuserez)...
    Un personnage charismatique sans discours véritable, qui véhicule des pans entiers de haine dans une culture nourrie par la haine , je retiens cette phrase écrite il y a des mois par mr Krebs, et je le remercie.
    J’ai lu aussi l’article ;Que Gallo n’est qu’un minable et gné gné...Enfin tout un article de haine qu’on pourrait, bien s’en passer, bourré d’insultes, de choses dérangeantes etc sur une personne qui , franchement, s’en fout carrément de votre article inutile et facheux qui prouve bien que vous marchez exactement dans sa combine.
    C’est un film provocant, certes. Comme ceux de Gaspar Noe "seul contre tous" et "carne".
    Il sait ce qui fait marcher, et Brown Bunny est une bonne façon de faire parler de lui. Mr Gallo dit toujours, j’ai toujours rêvé d’être une "Movie Star"
    Vincent Gallo est bourré de talent. Et à Mon avis, je crois que beaucoup de personnes en sont jalouses, de son succès.
    Dire qu’il est un vilain garçon parce qu’il est homophobe, républicain et alors ? chacun à droit de faire son choix. On ne juge pas quelqun sur ces idéaux. La preuve, j’admire Frida Khalo Mais frida khalo était une fervente admiratrice de Staline. Et franchement, juger une personnes sur ses préférences relève d’une ignorance pure. Moi je n’ai rien contre les homos, mais à mon avis, ca vous dérange bien qu’il soit contre ca, alors on crache son sale venin de gay refoulé sur un artiste qui ne vous connait même pas, parce que vous n’êtes pas assez reconnu.
    C’est un film contemporain, et si vous êtes contre cette idée, je n’en n’ai que faire. Que dites vous alors des films De Bigas Lunas ? Mon dieu, Mon dieu...
    Vous êtes bien enfermé dans votre intellect du film parfait, et vous préférez les panoramiques aux contre champs. Je ne lis jamais les critiques dans un magazines, mais je suis tombée par hasard sur le votre quand je me suis mise à googlé Vincent Gallo.
    Il y a tellement de chose que je pourrais raconter de ce film, incomprises, c’est vrai qu’en tant que fille j’ai été dérangée, mais vous savez, Les adolescents comme moi, ce genre de choses on en voit tout les jours, et on est précoces assez tôt. Vous regrettiez les films porno hyper kitsh des années 70 ? Désolée pour vous, tout évolue.
    Et puis déjà comparer Chloé Sevigny à des spaghetti, vous n’avez pas trouver mieux ? Un acteur, c’est en effet comme une "prostituée", il savent se qu’ils acceptent et croyez moi, ils savent ce qui fait vendre. Regardez ; l’inutile Paris Hilton na rien fait de sa vie de petite bourgeoise et il lui a fallu montrer une vidéo de sexe avec son amant qu’elle en est devenue célèbre grace à la presse.
    Si j’était vous j’irais critiquer des films qu’on encense par leur sois disant bon réalisateurs à qui on donne des récompenses parce que ca réussi à faire chialer tout le chaland. Moi je n’aime pas Clint Eastwood, non pas parce qu’il est républicain ;) mais parce qu’il sait ce qu’il fait pleurer, et inventent des scénarios mélodramatique avec des musiques mièvres qu’il sait à peine composer, il fait 4, 5 notes et voilà il sait jouer de la musique. Et puis comme par hasard, son film sort juste aux moments des oscars pour en raffler les prix.
    De toutes façons, les critiques comme vous ne font pas long feu, les idées se transforment et pleins de choses sont acceptées. La preuve ; David Lynch à eu du mal à être reconnu avec Eraserhead, comme Sergio Leone ou encore Louis Defunes avec ses films qu’on retapent maintenant quasiment toutes les vacances.
    Prenez le comme vous voulez je m’en moque, moi j’ai aimé ses deux films, j’adore ses influences musicales, sont histoire, son charisme, son style cinématographique.
    Quand on regarde un film, c’est toujours chouette de retrouver une ambiance qui vous colle à la peau, ce rejet du monde, cette solitude, le coté granuleux de la photo évoquant cette angoisse apparente relatant le dégout d’un homme désabusé par cette société déjà remplie de haine.
    Là, ca me fait rire de votre part ; « J’accuse ouvertement ce film, en tant qu’écrivain, en tant qu’artiste, en tant qu’homme, et tout simplement en tant qu’être humain. »
    Oui, bon j’ai compris... Vous êtes le genre de personne qui écrit un bouquin, est fier de son mini succès ,mais vous êtes pas si reconnu que ca en fait. On se dit artiste et c’est souvent ceux là qui sont soit jaloux par ce que d’autre plus chanceux ont réussi ou soit vous êtes quelqun qui est lui même enfermé dans son nombrilisme d’écrivain et se croit déjà arriver...
  • 20 mai 2007 13:28

    Je n’ai jamais lu un "article" aussi atroce.
    De la pure merde.
  • 11 septembre 2007 09:03, par markB

    Juste pour dire, j’ai découvert ce film un peu tard, je le trouve pas si mal, et en lisant tout ce qui a été écrit dans « Vincent Gallo est un minable de la pire espèce » je me pose une question.... je suis sur que tout ce commentaire, toute cette haine a été écrit par une femme.... alors la question c’est : est ce vraiment gallo le minable ou les homme en générale ? on ressent une haine envers tout les hommes dans les lignes de cette critique.....
  • 22 janvier 2008 03:55, par pascal G

    J’ai surtout l’impression que ce qui vous dérange le plus la dedans, c’est que vous n’êtes tout simplement pas à la place de Gallo, c’est à dire dans la bouche de chloé ? Non ? Je pourrai dire simplement : Vous n’êtes pas en compagnie de chloé et j’ai l’impression que cela vous pose un p ! C’est à croire que la scène de la pipe vous a traumatisé ? Pourquoi parlez-vous et évoquez-vous la ’grosse bite’ de Gallo ? Est-elle si grosse que ça ? J’ai vu la scène de la pipe plusieurs fois, pour moi la taille de ’sa bite ’ est des plus normals et banals, peut-être un peu épaisse oui, mais y’a largement plus grosse que ça ! Elle est juste de taille normal sa queue, mais cela à l’air de vous embêter et poser un sacré P ?? A moins que vous ayez des Problèmes à ce niveau là tout simplement ? pour moi, vous êtes surtout jaloux et envieux, ça vous gène de ne pas pouvoir vous envoyer chloé !.... Personnellement je trouve chloé trop craquante quand elle prend l’engin de gallo en bouche dans ce passage du film ! Enfin c’est mon avis perso, moi , j’aime quand les femmes sucent comme ça avec timidité et retenu .....
    quant à vos commentaires inutiles sur la presse spécialisé et les critiques de films, ne vous tracassez pas, ne cherchez pas à comprendre ce milieu et ses critiques, ce milieu n’est composé que de nombrilistes, malfaisants,cireurs de pompes,machistes, faux-cul. Cela fait longtemps que je ne tiens plus compte de l’avis des critiques de cinéma. Je suis moi-même un ancien critique et j’ai claqué définitivement la porte d’un journal très connu, laissé tomber ce milieu de personnages suffisants, prétentieux,calculateurs, tout est fait pour arranger et combler certains réalisateurs de bonnes critiques, en échange de cadeaux ou d’argent proposés par presque ts les réalisateurs ! Ils offrent des tickets gratuit dans des salles prestigieuses, des cadeaux couteux, du fric, des passent V.I.P pour toutes sortent de festivals et concerts ! ( Depuis une dizaine d’année, les critiques ont affaires à des réalisateurs qui n’hésitent pas à les soudoyer , en échange de ce service, ces derniers peuvent et pourrons demander un service à leurs tours aux réalisateurs un jour ou l’autre, comme tourner dans un film par ex !! Et c’est très courant, croyez-moi ! Un petit rôle qui épatera toute la famille ! Mais pas avec Chloé Sévigny ? Chloé, il doit falloir la mériter et la séduire ? Je ne comptais plus les enveloppes qu’on me proposait en échange d’une critique constructive dans le mensuel. Dites vous bien que si les critiques de cinéma cassent un film ou critique sévèrement sans apporter de commentaires constructifs, c’est souvent qu’ils ont eu maille à partir avec un réalisateur qui ne veut pas raquer ou soudoyer, c’est que celui-ci ne marche pas ds les combines de la presse et il le paye très cher !Pas de pot de vin et le film sera automatiquement descendu par la presse ( pas de fric, pas de petits cadeaux, mais pas de bonnes critiques non plus !!) voilà comment cela marche....
  • 19 décembre 2010 14:19, par Cécile

    J’ai vu The Brown Bunny hier soir. J’ai trouvé ce film beau et intense. Naturellement, j’ai cherché quelques critiques sur le net et je tombe sur la votre. Enfin, si l’on peut-on appeler cela une critique, au sens où une critique se veut naturellement constructive, analytique, objective et sensée.
    Il est parfaitement de votre droit de ne pas aimer ce film. Mais la façon dont vous en parlez me laisse perplexe.
    Tout d’abord, les personnes qui s’amusent à compter le temps où "il se passe quelque chose" dans un film m’exaspèrent.
    Cette façon de faire en dit long sur vos compétences en la matière.
    Ces "une heures et quart" comme vous dites, de "rien", prennent tout leur sens avec la scène de fin, et j’y reviendrai à cette scène sur laquelle vous faites une fixation démesurée.
    Les plans sont très bien cadrés, la lumière est magnifique. Il n’est pas ennuyeux de suivre cette route en compagnie de Bud. Au contraire, cette route, elle est hypnotique et nous voyons dès le début, qu’elle nous mènera quelque part où l’histoire puise son sens.
    L’attente est longue certes, mais nous restons scotchés à ce type en nous demandant quelle est la destination du voyage. La route avance et nous attendons, avec lui, de voir ce qu’il va se passer, nous attendons de sombrer dans les entrailles de son âme, pour voir ce qui peut conduire un homme aussi loin dans le désespoir.
    VIncent Gallo est un personnage complexe, mais les gens qui critiquent son narcissisme me fatiguent. Faire un film entièrement seul vous appelez cela du narcissisme ? Faire une peinture, un disque seul, c’est narcissique ? Un artiste s’exhibe forcément, c’est d’ailleurs le propre de l’artiste que de s’exhiber puisqu’il crée à partir de sa propre personne.
    Peu de gens oseraient se mettre à nu de la même façon que Vincent Gallo et vous lui reprochez.
    Nous suivons un homme meurtri, désespéré, mal fagoté, triste. Et vous appelez cela se mettre en valeur ? Gallo n’a rien d’un sex symbol dans ce film. Il scrute les errances d’un type à qui il est arrivé la pire chose qui soit.
    Nous parlons de deuil. Vous ne parlez que de "bite" et vous en parlez bien mal. Mais qu’est-ce qu’on en a à faire de la grosseur de sa bite, franchement ?
    Vous pensez qu’un type puisse prendre la peine de faire un long métrage, seul, avec tout ce que cela implique de difficultés, simplement pour montrer son sexe au monde entier ? Voyons, il y a beaucoup de façons plus simples de le faire.
    Venons donc à la scène finale : une fellation, oui. Et alors ? Vous ne voyez pas que si Bud traite Daisy comme une prostituée, c’est tout simplement parce qu’il ne veut pas accepter l’idée du vioL ? Il ne veut pas accepter que sa femme, son aimée, ait été souffert d’une façon si violente ?
    Et vous appelez cela du puritanisme ? Vous confondez tout. C’est parce que la femme qu’il aimait tant a souffert, que son inconscient valse entre cette idée - le viol - et l’autre idée, celle qui lui permet de croire qu’elle l’aurait trompé. Idée plus simple à accepter, moins horrible à assimiler.
    Vous ne voyez pas que ce mec est enfermé dans une culpabilité qui l’isole du monde entier ? Qu’il se reproche de n’avoir rien fait pour la sauver ? Alors oui, il imagine qu’elle l’a trompé, que tout cela est de sa faute à elle,
    que lui n’est pour rien dans la ruine de sa propre vie, qu’il n’est pas auteur du cimetière dans lequel il s’est emmuré.
    Quand au fait que Gallo soit, enfin, je devrais dire "serait" homophobe, de droite etc... Quelle importance ? C’est un faux débat, complètement hors sujet. Comme Louis-Ferdinand Céline, Cantat et compagnie.
    S’il faut aimer les hommes avant d’aimer leurs oeuvres, ne comptez pas sur moi. Il faut savoir distinguer la personne et ce qu’elle fait.
    Vous dénoncez la vulgarité de Vincent Gallo, mais c’est votre façon de parler qui est vulgaire. Le rôle d’un critique n’est pas de faire des réquisitoires haineux et aveugles.