Nicolas Rey court après lui-même et ne se rattrape pas !
Nico le bossu court désespérément après ce qu’il aurait aimé être : un écrivain. Devant le désastre répété de ses échecs à produire un seul livre véritablement littéraire et pertinent, il se désespère dans le texte avec l’impudeur qu’on lui connaît, avec une maladresse érigée en dogme et son lot de champs lexicaux piteux. Ce n’est pas beau à voir, c’est triste à lire, même en service Presse. Au royaume du présomptueux, du fât et du foutage de gueule, Nico, las, est un petit prince à mèche qui pète plus haut que son siège en sky, faussement bourgeois.
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Il parait que Nicolas Rey a dicté à son nègre blanc ce dernier (on l’espère) roman au vert, dans les frais pâturages de la maison de campagne louée pour l’occasion par sa maison d’édition « Le Diable Vauvert » qui voit rouge lorsque les manuscrits du gaillard arrivent péniblement (mais recorrigés comme toujours par un tiers) sur le bureau de la responsable du cloaque à lanterne rouge.
Pour finir, c’est nous qui sommes vert de rage lorsqu’on paye le prix fort pour lire la fatuité astronomique de la non pensée et philosophie « reyenne ». Du pipi de chat faussement moderne, diablement pas raccord, affreusement trop tendance et vu arrivé de loin.
Il ne faut pas avoir la mémoire courte, Nicolas Rey est un usurpateur patenté, labélisé par le petit milieu des lettres et du néant, ses livres sont toujours marquetés pour plaire au jeune hussard de province qui voudrait se balader dans les salons parisiens mais ne connaît personne, sa littérature c’est comme le Canada Dry du style ou de la philosophie de comptoir pour jeunes riches qui s’emmerdent.
Ca ressemble à, ça a le goût de, mais finalement c’est du rien ou du pas grand-chose. Ca oscille entre le transparent et l’incolore, ça manque de couilles, de virilité et côtoiement avec la vraie vie. Une dose de Beigbeder sans lunettes et en petite forme, du Houellebecq qui baise sous coke avec un people, du Ellis avec une écharpe qui écrirait avec sa brosse à dents et j’en passe et des meilleurs… auteurs.
J’ai envie de dire à Nico « Essaye encore, tu peux y arriver si tu t’appliques et si tu copies mieux ton voisin », tu vas bien finir par trouver la formule pour qu’enfin on te trouve intéressant et spirituel, mais finalement je me résigne et je lui dis plutôt « Fais autre chose mon cochon, va chez Monsieur Bricolage, décore une maison de campagne ou fais lecteur dans un hospice de vieux professeurs en retraite pour surmenage. Va pêcher des idées chez ton boulanger, va sniffer sa farine et respirer les miches de sa femme car dans le pétrin littéraire, tu y es jusqu’au cou."
Nicolas Rey, cours toujours mon gars, tu m’intéresses….
Nicolas Rey, Courir à trente ans, Au diable vauvert, (2004), 17 euros.
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Le jour où j’ai fait coffrer Nicolas Rey à Manosque
