Les États-Unis changent de Couleur avec Barack Obama

Les États-Unis changent de Couleur avec Barack Obama

C’est une page qui se tourne. Le 44ème président des États-Unis d’Amérique est un homme de couleur, il consacre la foi du peuple américain dans leur terre d’immigration et le dépassement des conformismes. Il n’est pas encore minuit le 4 novembre à Chicago, lorsque Barack Obama apprend qu’il peut compter sur le suffrage des 270 grands électeurs qui vont lui ouvrir les portes de la Maison-Blanche.

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Le succès enregistré par les démocrates, qui confortent par la même occasion leur majorité au Sénat et à la Chambre des Représentants, ne faisait plus de doute en début de soirée, au vu de la participation historique des électeurs américains. Les urnes attendaient entre 130 et 135 millions de citoyens, contre 120 millions en 2004, et à 10 heures du matin en Virginie, un responsable des opérations électorales estimait que 40% des électeurs avaient déjà rempli leur bulletin. Les soutiens de Barack Obama ont battu le rappel des électeurs tout au long de la campagne et pendant le scrutin, et tous les observateurs établissaient leurs pronostics à l’aune des taux de participation.


Depuis plusieurs jours, les votes par anticipation et par correspondance ont permis de montrer une tendance nette en faveur du candidat démocrate. Dans la journée de mardi, les files d’attente n’ont pas diminué de longueur à l’entrée des bureaux de vote. Certains plaisantaient en affirmant qu’un mètre de queue en moins signifiait 1% de bulletins démocrates en moins dans l’urne… Le désir de changement s’est manifesté sans heurts à 2 mois du départ de George Bush et d’une administration américaine qui a soulevé tant de controverses. Si les soldats stationnés en Irak et sur les autres fronts ont manifestement voté en majorité pour John McCain, la question de la guerre a seulement pesé pour moins de 10% dans le choix des citoyens, selon un sondage.


Le grand sujet de préoccupation est devenu la crise économique, et l’intérêt qu’a porté la presse au spectre de la récession le jour même du scrutin, alors que la Bourse de Wall Street enregistrait des hausses et une euphorie remarquables, n’a sans doute pas été sans impact dans l’esprit de bon nombre d’électeurs. Un effort a été fait dans les grandes villes pour que les sans-abri puissent effectuer leur devoir électoral, grâce aux missions et aux organisations caritatives.


Très tôt dans la soirée, le sens de l’histoire paraissait se confirmer, au moins dans les milieux autorisés. Les élus démocrates se sont passé le mot pour se retrouver dans un hôtel proche du Capitole, alors que les républicains n’avaient rien prévu. 35 sièges sont à pourvoir au Sénat. Joe Biden, le candidat à la vice-présidence a facilement retrouvé le sien dans le Delaware. Alors que les États tombaient l’un après l’autre dans l’escarcelle du parti de l’âne, les démocrates ont pu compter sur 55 sièges, avec l’espoir d’obtenir le soutien de républicains modérés à l’avenir… Barack Obama n’a-t-il pas déclaré qu’il prendrait des républicains dans son administration ? À la Chambre des Représentants, les démocrates renforcent encore leur majorité.


Tout en affirmant sa foi dans le changement aux États-Unis, mais sans cacher que les prochaines étapes au pouvoir allaient s’avérer difficiles, le nouveau président américain, le plus jeune président derrière John F. Kennedy, consacrait la victoire des immigrants qui ont peuplé l’Amérique depuis plus de 2 siècles. Si jamais quelqu’un doute encore que l’Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est toujours vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, la réponse lui est donnée ce soir, a-t-il déclaré à l’issue du scrutin. En remportant l’Ohio et la Floride, il fait valoir le poids d’électeurs jusqu’à présent négligés, ou acquis aux républicains. Ainsi a-t-il réussi à conserver le vote noir, considéré comme perplexe à son égard, et surtout celui des Américains d’origine hispanique. Un sondage a montré que 78% des latinos penche pour le candidat démocrate, alors que 40% avait porté ses suffrages à George Bush en 2004, ce qui était considéré comme un record.

 

 


L’homme est neuf, et sans doute est-ce un atout de taille
Pour vaincre, et mettre un terme aux maudits inconforts
Qui vont bien sûr s’en prendre au fond des coffres-forts,
Ce peuple habile a dans ses mains plus qu’une entaille !


L’homme est neuf, il s’impose aux gens dans la bataille
Et donne un sens aux grands desseins, quant aux efforts,
Ils sont pour voir tomber tous dans leurs mains les forts
Des vieux démons qui sont trop lourds pour la piétaille.


Bien sûr, quand il l’emporte un soir au fond des cœurs,
Au prix des petits riens qu’il offre aux seuls moqueurs,
Ronds de jambe et timbale ont mis l’œuvre au panache…


Au cours de l’or, gageons que le monde est un œuf,
Car les temps n’ont plus cours pour la vieille ganache,
Kermesse au bout d’un cap qui luit comme un sou neuf.

 

le 05/11/2008
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1 Message

  • 5 novembre 2008 19:16, par Jean CEMELI

    La coouleur on s’en fout - l’essentiel : que l’autre s’en aille....