LA FOIRE AUX COCHONS (t3) : Le vent de l’histoire à tourné
La réincarnation passera par le cochon ! C’est qui arrive déjà à nos plus grands chefs d’états, dictateurs de ce monde, la pire des mauvaises graines : Napoléon, Hitler, Staline, Churchill, De Gaulle, ou encore le Pape Jean-Paul II ! Quand on les mets ensemble, ça donne de drôles de réflexions sur le monde du XXIème siècle !
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Nos cochons sont dans cette grande ferme industrielle .. ils s’occupent au mieux. Hilter se met à peindre, mais c’est très mauvais. Ces petits camarades Staline, Churchill et autres se moquent de lui et de son nouvel échec face à l’Art. Mais une catastrophe déclanche la crise parmis les cochons : les vaches deviennent folles ! Avec toute cette mal-bouffe pour les faire grossir plus vite, plus de productivité, les vaches sont malades, elles ont le regard dans le vide... et comme elles se trouvent à proximité des cochons, ceux ci décident de fuir un peu plus loin dans la ferme : mais les moutons aussi sont fous ! Cette surproduction animalière rend fou ! Les cochons décident d’embarquer un maximum de porcelets, et prennent la fuite en camionnette . Les meneurs sont Staline, De Gaulle, et Churchill. Mais qui va commander ? Au vote à bulletin secret, Staline, plus malin et corrupteur, remporte la place de chef !
Et nos cochons roulent, roulent ... ils croisent même JiPé II, qu’ils prendront comme nouveau chauffeur. Ils utilisent les ressources de la terre pour continuer à rouler sans se soucier de son renouvèlement ! Même si Napoléon essaye de garder un petit arbre vivant ... impossible, car le monopole économique de la nature arrive sur l’eau !
Les cochons sont sales, ils aiment tremper des heures dans la boue pour être plus propre. C’est un peu aussi l’image de ces chefs politiciens incarnés en ces bestiaux, assez proche de l’homme, notemment la peau. Dans ce troisième opus, P’titLuc les entraine dans un vent contraire, contraire à la sauvegarde de la planète en utilisant au max ses ressources, et à les utiliser à outrance, un arbre ne pousse pas aussi grand et aussi vite que le bétail en ferme. Et l’eau est polluée par le mazout, l’eau potable est sous monopole et le petit baril d’eau potable est très cher. Tout va trop vite ! La machine, une fois de plus ne peut être ralentie. L’écologie est morte, comme le communisme, comme le socialisme, et repartir sur de nouvelles bases ... ?!
Troisième sommet historique organisé par P’titLuc, qui aime à se moquer de ceux qui n’ont cessé de nous gouverner, en se mettant tout dans la poche, le profit personnel, qui se fichent de la religion, il n’y a aucun dieu, il ne peut rien résoudre, pauvre Jipé II , sa voix ne compte pas ! Des cochons, ça reste sale, aussi bien de corps que d’esprits, y compris dans leurs réincarnations politicienne. Staline, Churchill, Degaulle, Hitler qui s’entend avec Cicéron ... mais tout cela ne durera pas, trop d’ égos, et Napoléon désireux de tout changer, va se retrouver seul, et va devoir éliminer la conccurence. Le vent de l’histoire a tourné dans le mauvais sens à vouloir le changer de direction. L’écologie est mise en avant comme un danger, utiliser les ressources de la terre pour faire avancer une voiture ou une plateforme en pleine mer, ça n’apporte rien de bon : des incendies de Cicéron, des mauvaises négociations avec des gens qui ont le monople sur des matières premières comme l’eau potable..L’arbre symbole de ce manque de renouvèlement, on a beau essayer de le faire repousser au plus vite, autant le recycler en chaise, et ne plus faire pousser d’arbres après, ou alors faire pousser l’arbre sur la chaise !
P’titLuc découpe ses planches, réunit des chapitres pour décliner le vent, l’histoire, et les ressources de la terre. Ces cochons sont irrésistibles. Des dialogues en massee, avec humour, réflexions, propositions absurdes, utopistes, tout en dérision. P’titLuc se moque de l’histoire, et le vent, c’est celui du pet, il le laisse envahir l’espace, et perturbe tout ce petit monde de cochons réincarnés en chefs d’états. Son dessin est très bien mis en valeur par ses couleurs, qui apportent à la fois, textures, mouvements, vent qui tourne, et plus encore.
Pour éviter de lire les nombreuses thèses à fausse propositions de nos têtes politiques, les soit-disant élus par la démocratie (quand on voit le cochon Staline qui se vente de sa « campagne » électorale par la corruption), lisez donc La Foire aux Cochons, respirez ce vent (et les deux albums précédents aussi ! ) , c’est l’histoire qui tourne, tourne, tourne ...
LA FOIRE AUX COCHONS – P’TITLUC / L’Écho des Savanes/Drugstore (Glénat)
