Brigitte Bardot ne fera plus la couv de « ELLE » !

Brigitte Bardot ne fera plus la couv de « ELLE » !

Ca sonne comme la fin d’une longue histoire d’amour -je t’aime… moi non plus- entre la star française et le célèbre magazine. Si BB est attachée à ELLE (elle reste au sommet du nombre de couvertures), c’est en mémoire de sa créatrice et amie, Hélène Lazareff, et parce que leurs destins sont intimement liés « nous avons grandi ensemble dans un monde en pleine révolution sociale et culturelle ».

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Pourtant, Brigitte Bardot se dit aujourd’hui « écœurée et attristée » de voir ce journal faire une promotion de la fourrure. Elle l’a écrit à la directrice de la rédaction en martelant : « Chaque page est un charnier animalier, qui met en scène sous la lumière des projecteurs et le maquillage des mannequins la mort et la souffrance de milliers d’animaux. »

Comme à son habitude, BB ne mâche pas ses mots : « Votre magazine est ensanglanté par les fourrures de dizaines de renards et de visons traitées « façon dalmatien » ou autres peaux de poulains tachetées « panthère »… Plutôt que promouvoir ce commerce, vous devriez montrer la réalité des élevages ou du piégeage, la souffrance quotidienne d’animaux vivants, d’être sensibles, à qui l’on arrache le pelage pour en faire des manteaux, des vestes, des cols ou des accessoires… Chaque fourrure est une souffrance, qui peut aujourd’hui décemment l’ignorer ? »

Sa Fondation dénonce également l’achat de publicités pleines pages pour vanter la fourrure « éthique » qui provient de pays appliquant les normes de « bien-être » des animaux. Dans sa lettre à Valérie Toranian, Brigitte Bardot s’interroge sur le sens de cette propagande : « Ca veut dire quoi ? Un peu de caoutchouc sur le piège à mâchoires qui brisera la patte de la malheureuse victime ? Une ventilation aux normes dans les élevages intensifs qui ne répondent jamais aux besoins des animaux sauvages emprisonnés dans de petites cages grillagées où ils deviennent fous d’angoisse ? »

Pour BB « la fourrure est un luxe cruel et totalement inutile », en porter est une « provocation », dès lors il lui semble légitime que les défenseurs des animaux réagissent avec force contre le port de la fourrure, le port de toutes ces peaux qui ne devraient jamais être arrachées aux animaux.

le 03/09/2008
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7 Messages

  • 4 septembre 2008 08:17, par Katherine Icardi Lazareff

    Bravo Madame Bardot,
    D’abord pour votre fidélité à Hélène,ma grand mère de coeur,puisqu’elle fut la seconde épouse de mon grand père Pierre.
    Même si j’ai souvent vu Hélène porter de la fourrure(elle était Russe pleinement, et l’époque ignorait ces atrocités),elle aurait adhéré à votre cause.
    Vos liens et vos convictions vous honorent.Le journal perd une grande dame.
    Katherine Icardi Lazareff
  • 5 septembre 2008 02:03

    Le comportement des magazines de mode est tout simplement honteux...
    la revue ’vogue Paris’ a même fait sa couverture du mois d’Aout, sur la fourrure (!)
    le lavage de cerveaux commence de plus en plus tôt afin de ne pas casser la dynamique qui a vu les bénéfices des fourreurs exploser ces dernières années...
    Une seule solution : communiquer, encore et encore, sur les souffrances engendrées par une telle industrie et le dire haut et fort : la fourrure sans cruauté ça n’éxiste pas !
    • Brigitte Bardot ne fera plus la couv de « ELLE » ! 5 septembre 2008 12:16, par Joseph

      Communiquer , concept à la mode, ne sert qu’à ceux qui communiquent, pas au animaux.
      Pourquoi en Grande Bretagne les femmes ne portent-elles pas de fourrure ? Parce qu’elles ont peur des activistes.
      Brigitte Bardot ne cesse de dire la cruauté pour quel résutat ? Aucun, la preuve en est le commerce de plus en plus florissant de la fourrure.
      Les magazines ne sont le reflet de la clientèle qui préfère suivre ses idoles comme Deneuve et compagnie, plutôt que de se pencher sur la souffrance des animaux .
      Quand Depardieu fait l’apologie de la corrida, on en fait un plat, mais je n’ai jamais vu une association appeler au boycott des films avec Deneuve et ses semblables, porteuses de fourrure . Pourquoi ?

      • communiquer, comme je disais, est, à mon avis la seule chose à faire puisque c’est exactement de cette manière que les fourreurs ont remis la fourrure à la mode, dés le début de la décénie ; avec opérations de charmes, sponsoring de jeunes créateurs et une armada de ’public relations’ qui on vétus les stars de vêtements en peaux. ce n’est ni plus ni moins que du marketing (matraquage).
        Si la lutte contre le retour de la fourrure semble perdus d’avance, c’est tout simplement parce que les messages des associations, en France, ne sont pas relayés.
        cependant, il faut continuer, encore et encore, car c’est comme cela que j’ai pu, a ma manière, influencer les personnes de mon entourrage qui sont pour la plupart des jeunes trentenaire, fans de mode.
        communiquer, ce n’est pas forcement être agréssif ; c’est avant tout poser des questions,(vous trouvez ça normal ?) informer
        , remettre en questions des institutions, des symboles (ce qu’est la fourrure) et proposer des alternatives (stella mac cartney !!)
        le mieux étant évidement d’être dans le système, plutôt que d’en être sortis...
        • Brigitte Bardot ne fera plus la couv de « ELLE » ! 6 septembre 2008 00:12, par Joseph

          En effet cette communication là, n’est pas agressive, mais à mon avis elle ne sert à rien,ou presque.Les fourreurs ont remis la fourrure à la mode, non pas en communiquant , mais en donnant du fric aux journaux de mode, en mettant la fourrure à la portée de la bourse de toutes les femmes ou presque, grâce à l’aide de la Chine . Que vous répondent-ils vos amis" fan de mode " (!!) quand vous leur demandez si "c’est normal" ?
          Si la vente de la fourrure progresse de plus en plus, c’est qu’elle s’adresse à toutes les classes de la société, et que les femmes qui en portent , et qui sont de plus en plus jeunes, se fichent de la souffrance animale. Comme pour les mangeurs de viande : le plaisir avant tout .
          Celles que vous nommez des stars et que moi je nomme des vulgaires peoples, sont libres de refuser. Elles ne le font pas ; bien au contraire elle portent ces pauvres cadavres avec une arrogance vomitive. Voir Deneuve et ses comparses.
          Je ne crois PLUS à votre type de communication. C’est mieux que rien , mais ça ne sert à rien , la preuve ! Chaque année est pire que la précédente. Les associations devraient réfléchir à un autre type d’actions. Quand il y a quelques années, certaines associations ont fait leur campagne sur les étiquettes garantissant la provenance des cadavres,( pas de chiens ,ni de chats) elles ont permis à ces dames ( et hommes aussi d’ailleurs) d’acheter en toute bonne conscience des vestes, ceintures, bonnets, sacs en lapin, etc. elles ont servi en toute innocence la filière de la fourrure , car elles ne faisaient que condamner la fourrure venant des chiens et des chats, et sous entendaient donc, que les visons, lapins, hermines, chinchillas , phoques naissaient pour devenir fourrures.
          Quand les porteuses de cadavres d’animaux auront peur de se faire entarter, peinturlurer, alors elles hésiteront .C’est comme pour la viande, et le reste. Les gens prennent un ton endeuillé en disant : pauvres animaux, mais la fourrure c’est tellement beau et chaud ; la viande c’est tellement bon ; l ’expérimentation c’est un mal nécessaire.
        • Brigitte Bardot ne fera plus la couv de « ELLE » ! 6 septembre 2008 00:29, par Joseph

          J’ai oublié de dire, que de s’habiller en Stella Ma Cartney demande d’avoir pas mal d’argent. Pour le prix une veste de cette styliste ( c’est comme ça qu’on dit ?!) les désargentés peuvent avoir la veste, la ceinture, les bottes et je ne sais quoi d’autre, en peau de lapin .
          • Brigitte Bardot ne fera plus la couv de « ELLE » ! 6 septembre 2008 01:00, par Joseph

            Pour les lecteurs de ce site qui ne "sauraient" pas :

            "Tout se vend : du lynx, du vison, de la loutre, de la martre, du castor, du renard, de l’écureuil mais aussi du chien et du chat ! On retrouve dans toutes les collections des « grands » couturiers, notamment français, des lambeaux de peaux sur les cols, les poignets, en revers ou en ourlets.
            Derrière ces étalages provocants de mannequins parées de manteaux de tous poils se cache un commerce juteux et surtout des conditions de capture, de détention et d’abattages ignobles pour les animaux. Il y a longtemps, j’ai porté de la fourrure parce que je ne connaissais rien des coulisses de ce marché. Aujourd’hui nul ne peut invoquer l’ignorance sinon pour justifier son hypocrisie. Nous sommes à l’heure des prises de conscience et de décision. Décision de refuser d’entrer dans un circuit qui veut se blanchir à grands renforts d’arguments bidons :
            NON la fourrure n’est pas écologique !
            NON la fourrure n’est pas plus propre et moins douloureuse parce que d’élevage !".
            Brigitte Bardot
            LA FOURRURE : SIGNE EXTERIEUR DE CRUAUTE
            Il faut 15 renards, 10 lynx ou 60 visons pour confectionner un seul manteau !
            Pour satisfaire les caprices de la mode, 5 millions d’animaux sauvages sont prélevés dans la nature et 35 millions sont issus de l’élevage !
            LES FERMES D’ELEVAGE
            Dans ces fermes dites d’élevage, les renards, visons et autres malheureux pensionnaires sont détenus dans des cages trop petites et parfois empilées dont le sol n’est qu’un grillage pour écouler les excréments et protéger des salissures leur précieuse fourrure. Résultat : leurs pattes sont déformées, meurtries, les animaux développent des comportements névrotiques, se mutilent, s’entredévorent ou se jettent contre les parois. A ces conditions déplorables s’ajoutent les mauvais traitements qui leur sont infligés : pour la reproduction, la femelle est extirpée de sa cage à l’aide d’une fourche puis neutralisée afin d’être inséminée.
            Gazés, piégés, électrocutés, depeçés vivants... L’exécution qui mettra un terme à leur calvaire relève également du registre des horreurs.
            Le gazage : l’animal est tué par du dioxyde ou du monoxyde de carbone. Des observations de visons tués par cette méthode ont montré l’animal courant frénétiquement dans la chambre à gaz et se débattant pour maintenir sa tête au dessus du niveau du gaz. La mort ne survient qu’au bout d’une vingtaine de secondes voir plus. Faites le test avec la trotteuse de votre montre, vous découvrirez que 20 secondes de souffrance extrême c’est effroyablement long.
            L’électrocution : cette méthode consiste à introduire une électrode dans l’anus de l’animal et à en attacher une autre à sa gueule. Ensuite c’est simple, on envoie le courant soit 1000 volts. Idéal pour obtenir une fourrure bien gonflée ! En théorie, la mort devrait être immédiate mais en pratique l’animal terrifié se débat et son bourreau doit souvent s’y reprendre à plusieurs fois en envoyant le courant avant que la bête ne perde conscience.
            LES PIEGES DANS LA NATURE
            Pour les animaux sauvages piégés dans la nature, le calvaire est tout aussi horrible. Les pièges maintiennent l’animal vivant, jusqu’à l’arrivée des trappeurs. Pour tenter de s’enfuir, le renard ou autre hermine se ronge la patte jusqu’à l’os. Pendant plusieurs jours, il endure la souffrance, la faim, la soif et devient une proie facile pour ses prédateurs. De plus les pièges ne sont pas sélectifs.
            Toujours dans le registre des horreurs, des millions de chiens et de chats sont capturés et abattus sauvagement dans plusieurs pays d’Asie (Chine, Philippines, Thaïlande…). Leurs peaux sont ensuite revendues à des grossistes européens et acheminées en Allemagne, en Suisse, en Autriche, en Italie et en France.
            Les chiens viverrins sont capturés et entassés dans des cages avant d’être étranglés, assommés à coups de bâtons, vidés de leur sang et dépecés vivants !Les chats, quant à eux, sont souvent exterminés par pendaison directement dans leur cage. Une exécution qui dure plusieurs minutes !
            Les peaux sont acheminées en Europe et travaillées pour être transformées en vêtements, peluches et autres accessoires. Bien sûr on se garde bien de vous parler de fourrure de chiens ou de chats alors pour ménager votre sensibilité ils sont tout simplement rebaptisés "Loups de Sibérie", "Loutres Brésiliennes",etc.
            Que les fourreurs ne nous parlent pas de sensiblerie déplacée, de priorités et de hiérarchie dans la souffrance. Aucun combat, s’il a pour but la protection des plus faibles, la générosité et le respect de la vie n’est incompatible avec un autre car toutes les causes qui engendrent la souffrance et la destruction des hommes, des animaux ou de l’environnement doivent être inlassablement dénoncées.
            N’achetez plus de fourrure
            N’offrez plus de fourrure
            N’acceptez pas de fourrure en cadeau
            http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/actu.php?id=4024