Stress sur Internet avec le Clip controversé du Fils de Costa Gavras

Stress sur Internet avec le Clip controversé du Fils de Costa Gavras

Avec Stress, Romain Gavras met en émoi les internautes et fait débat dans la presse : le clip vidéo est-il raciste ? Visionné par plus d’un million de visiteurs, le travail du jeune réalisateur fait l’objet d’une assignation en justice du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) pour incitation à la haine raciale, et son auteur se voit accusé de collusion avec le Front national… Nul doute que le père de Romain, Costa Gavras, appréciera les facéties de son garçon de 26 ans lorsqu’il rentrera de Grèce ! Il y tourne un film en pleine mer. Tel père, tel fils dit-on, mais si l’œuvre du directeur de la Cinémathèque française n’a jamais laissé indifférent, Costa Gavras s’est toujours engagé pour lutter avec les moyens du cinéma contre les dictatures militaires et les régimes totalitaires. Romain Gavras a-t-il décidé de s’affranchir de la tutelle paternelle en prônant des idées d’extrême droite ? Le MAGue a mené l’enquête sur un phénomène médiatique où le mélange des genres le dispute à la provocation gratuite.

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Frédéric Vignale, directeur du journal Le MAGue et par ailleurs cinéaste de talent, nous a confié son sentiment très tranché au sujet du film : les réalisateurs ont choisi une hyper-esthétisation de la violence. Les plans sont beaux, les couleurs aussi, les travellings et autres mouvements de caméra là aussi très étudiés. Il s’agit d’une image haut de gamme, pas l’utilisation d’une bande abîmée, d’un casmescope ou d’un appareil photo, on n’est pas dans une image réaliste, mais dans la reconstitution esthétisante de la violence. Il rejoint en cela l’avis de Mouloud Aounit, le président du MRAP, qui considère qu’il s’agit d’une production cinématographique avec un message qui peut inciter à la violence et qui en l’état, reproduit des stéréotypes racistes.

Stress est-il un film raciste ?


Les commanditaires du clip, le groupe électro-pop Justice, a écrit dans un communiqué de presse au début du mois de mai : nous étions conscients que le clip était sujet à controverse. Nous n’imaginions pas un instant que le débat irait si loin, que nous nous retrouverions à devoir nous justifier sur des sujets aussi graves… Pourquoi dans ce cas diffuser la vidéo sur Internet, sans conserver le droit d’en contrôler la diffusion ? Sans la contrainte de réaliser un clip "diffusable", nous avons pris toutes les libertés avec ce support. Pas pour choquer gratuitement : juste pour ouvrir le débat, susciter des questions, comme le font régulièrement le cinéma, la littérature ou l’art contemporain. Avec cette liberté viennent des risques : être mal interprétés, voire instrumentalisés… Le film présente une succession de scènes de violence commises par une bande de jeunes dans le cadre sensible de nos banlieues, sans dialogue, sans commentaire, sans progression logique ou didactique : il n’y a dans ce clip aucune piste de lecture second degré, précise Frédéric Vignale sous le coup de l’émotion, on est tout du long dans un premier degré narratif destiné à un public qui prendra le message de manière brute. Des Arabes et des Noirs foutent le bordel dans une cité, ils vont ensuite envahir Paris dans le même dessein. Un clip de ce genre sert les idées extrémistes et plus particulièrement les gens qui prônent une société plus sécuritaire.

 

 


L’artiste a toujours un devoir de responsabilité lorsqu’il a l’intention de faire passer un message, une idée, argumente le président du MRAP, nous observons là la récupération et l’instrumentalisation des clichés et stéréotypes à l’endroit des populations noires et arabes. Nous ne disons pas que le groupe est raciste, mais le réalisateur nous semble à côté de la plaque. Sommes-nous face à la provocation ou la manipulation ? Je n’en sais rien, nous aimerions en débattre, nous l’avons fait savoir et la balle est dans leur camp maintenant. Xavier de Rosnay et Gaspard Auge, le duo de Justice, s’en défend : ce film n’a jamais été envisagé comme une stigmatisation de la banlieue, comme une incitation à la violence ou, surtout, comme un moyen larvé de véhiculer un message raciste.


Pourtant, le contenu de la vidéo ne laisse pas la place au doute, selon Frédéric Vignale, qui, en professionnel, observe qu’on vise explicitement un ou des groupes ethniques. Ce ne sont pas des petits blonds qui mettent le feu et cassent les bagnoles, pas des individus isolés mais des groupes de jeunes d’une ou plusieurs communautés typées.


C’est donc tout l’objet de la plainte déposée par le MRAP : nous avons assigné le collectif Kourtrajmé et le groupe Justice devant les tribunaux. Nous leur avons demandé que le clip, qui a déjà été vu par plus d’un million de visiteurs, arrête de circuler. Avant d’engager les poursuites, nous leur avions demandé initialement de renoncer aussi aux retombées financières. Leur silence et leur absence de réaction nous ont conduits à initier la poursuite judiciaire.


En effet, il semble bien que le corps du délit ait échappé au groupe Justice : la récupération massive de ce clip, en quelques heures seulement, nous a rappelé à quel point il est difficile aujourd’hui de contrôler la destination des images et l’intégrité de leur propos. Mais Xavier de Rosnay et Gaspard Auge n’ont pas non plus désiré conserver la haute main sur la diffusion du film : cette vidéo n’a jamais été censurée. Nous avions pris dès le départ la décision de refuser systématiquement toute diffusion télévisuelle afin de ne l’imposer à personne. Nous avons donc toujours laissé au spectateur le choix de la voir ou de l’ignorer sans jamais tenter d’orienter sa pensée, conformément à l’idée que nous nous faisons de l’art et du divertissement. Du côté de Dailymotion, le portail de partage de vidéos désormais parmi les leaders du marché sur la Toile, il n’est pas question pour le moment de communiquer sur le sujet.


Raciste ou pas raciste ? Il appartiendra donc au juge d’en décider, mais surtout le public avant lui, car il est désormais acquis le fait que la polémique engendre un succès de curiosité entretenu par la procédure et la passivité des différentes parties. Le temps est bien révolu où les pouvoirs publics mettaient les moyens de préserver la cohésion sociale et la morale publique en œuvre, ainsi qu’ils l’ont fait par exemple pour censurer en partie et condamner le désormais célèbre recueil de poésies de Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal… Faut-il le regretter ?


L’artiste est bien entendu responsable de son œuvre, mais il est toujours délicat de condamner des délits d’opinion. C’est parce que Robert Brasillach avait été vu sous l’uniforme allemand qu’il a pu être condamné à mort pour faits de collaboration : le talent est un titre de responsabilité et il fallait que je rejette ce recours-là, peut-être, après tout, parce qu’il m’était apparu que Brasillach s’était irrémédiablement égaré, a justifié le général de Gaulle après l’exécution au fort de Montrouge en 1945 de cet écrivain fasciste, lui aussi passionné de cinéma. Romain Gavras, s’il a vraisemblablement les goûts vestimentaires des personnages de ses films, les loubards de banlieue ou les stars du hip-hop, ne s’est pas exhibé en semblable uniforme…


Si la fascination du jeune réalisateur pour la violence et les images du film Stress continue de provoquer l’indignation, c’est aussi parce qu’il existe des doutes, ou tout du moins des soupçons sur son orientation politique : nos services ont fait des recherches, et m’ont communiqué un lien avec le numéro de téléphone du FNJ sur le site Internet de Kourtrajmé. Nous n’avons pas téléphoné, mais la décision politique a été prise de saisir la justice. Nous avons porté plainte pour incitation à la haine et violence raciste, un délit passible de condamnation pénale, indique Mouloud Aounit.

Les liens supposés du fils de Costa-Gavras avec l’extrême droite :


En effet, le site Internet du collectif Kourtrajmé invite les visiteurs à composer le numéro de téléphone du Front national sur sa page contact, comme s’il était hébergé par le parti de Jean-Marie Le Pen, dont il n’est pas inutile de rappeler ici qu’il a déjà été condamné pour incitation à la haine raciale… En ce qui concerne la vidéo, aucun lien logique entre la musique et l’image : on est dans deux "arts" mêlés indique Frédéric Vignale, la musique elle-même ne justifie aucun traitement dur et violent ; il s’agit d’un parti pris du réalisateur, qui ne laisse la part qu’à une seule interprétation. Il se passe ceci dans vos villes, une menace gronde, elle porte une marque, une couleur et elle a ses codes. Une révolution idéologique anti-catholique se prépare au bord de nos villes, voilà le message explicite du clip.


Interrogés par la rédaction du journal Le MAGue, Alain Vizier, directeur de la Communication du Front national, et Loïc Lemarinier, responsable national du Front national de la Jeunesse (FNJ), se sont sentis choqués par les images du clip Stress, dont ils n’avaient pas eu connaissance auparavant, et nous ont adressé à leur conseil. Me Wallerand de Saint-Just a par la suite demandé au Front national de protester contre l’utilisation abusive du numéro de téléphone du Front national sur le site Internet de Kourtrajmé, tout en affirmant que les deux organisations politiques n’ont aucun lien avec Romain Gavras et son site Internet.


La mention du numéro de téléphone du parti de Jean-Marie Le Pen n’est cependant pas une erreur ou une étourderie. Le père d’un autre membre du collectif Kourtrajmé, plus connu sous son nom d’artiste Kiki Picasso, prétend que c’est un gag du monde du hip-hop, dont ils ont eu l’idée en 2001 : il fait référence à celui de la boucherie Sanzot dans les albums de Tintin, mais il vaut mieux voir avec Romain, car c’est lui le réalisateur du film. Cette facétie est peut-être absurde, et nous poserons la question à qui de droit lorsque nous serons parvenus à le joindre.


Dans nos recherches et parce que l’extrême droite est constituée, en plus du Front national, d’une nébuleuse de groupuscules rivaux, elle a été posée à Christian Bouchet, figure emblématique du nationalisme révolutionnaire en France, et qui se sent plus proche d’un Carlos ou d’un Horst Mahler, tous les deux d’extrême gauche, que d’un Romain Marie, pourtant lui d’extrême droite, animateur des milieux catholiques intégristes : pour un artiste, c’est socialement excluant d’être catalogué d’extrême droite, et s’ils sont soutenus par Mathieu Kassowitz et Vincent Cassel, ce n’est pas un truc de droite ; Kourtrajmé, pas plus que ses membres, ne sont connus au sein de notre mouvance. Le milieu de l’extrême droite est suffisamment étroit pour qu’on sache qui ce s’y passe mais il est aussi suffisamment complexe pour tout n’y soit pas très clair, explique Christian Bouchet. En ce qui concerne la réalisation de Romain Gavras, il se montre également très circonspect, et déclare ne pas avoir réellement d’avis… J’ai regardé le début, mais je n’ai pas été plus loin parce que j’ai autre chose à faire et c’est le genre de trucs qui ne me fascine pas.


La piste de l’artiste activiste a fait long feu. L’enquête se poursuit cependant, car il n’est pas nécessaire d’être membre d’une organisation politique pour afficher des opinions ou des idées politiques. Alors que certains artistes ont choisi de prendre clairement position, d’autres ont préféré rester compagnons de route ou même indépendants. Le cas de Romain Gavras n’est pas sans rappeler la posture de Dieudonné, qui refuse toute étiquette politique, tout en acceptant de plus en plus d’honorer sa présence de manifestations politiques où l’on ne s’attendait pas à le voir…


En l’absence de mise au point des membres du collectif Kourtrajmé, le débat et les interrogations se poursuivront, par voie de presse et dans les prétoires, à l’occasion. Il faut visionner les films de Romain Gavras ou de Kim Chapiron pour se convaincre de la permanence de la fascination des membres du collectif pour la violence et les appels à l’émeute. Ces deux enfants perdus n’ont pourtant pas souffert de l’exclusion, ils sont issus d’un milieu social favorisé, ils ont pu avoir accès dès leur plus jeune âge aux biens culturels, ils ont vraisemblablement reçu la meilleure éducation qui soit, s’ils n’ont pas été livrés à eux-mêmes. Sommes-nous avec ce Stress aux prises à la provocation ou à la manipulation ? Le silence de ces agneaux ne plaide pas en leur faveur, et jette un voile noir sur le sens de la création artistique ou sur les motivations des créateurs et de leurs mentors, selon les cas ou les avis. C’est en tout cas celui de Mouloud Aounit et du MRAP, pour qui nous vivons dans une société de liberté de création et de liberté de conscience, le corollaire en est le débat public.

 

 


C’est le Chant du Départ de nos enfants perdus :
Frapper, briser, tout mettre à bas sur leur passage,
Le dépit d’un grand gosse alors qu’il n’est pas sage
Se clame au monde avec des cris de haine indus.


Or, de quoi s’agit-il ? Pour qui ces heurts tordus ?
Pourquoi cette expression ? Quel en est le message ?
Ont-ils sur nos émois comme un droit de cuissage
Pour rendre ainsi nos sens et nos cœurs éperdus ?


Nous leur avons fait don d’un vrai sens à la vie
Qui n’est pas cet enfer, quoi qu’il nous fasse envie
D’y faire un sort pour les malheurs qui font le monde.


Nos fils trop purs vont tous finir morts ou pendus
À des crocs de boucher pour prix d’un geste immonde,
Pour ne rien voir, nous les aurons vraiment perdus !

 

le 12/06/2008
Impression

10 Messages

  • 11 juin 2008 21:11, par Luc DS

    En france à une certaine époque qui aujourd’hui est étudié à l’école, des individus sales et méchants ont coupé des têtes, ont mis la france à feu et à sang. on appelle ça aujourd’hui le peuple français de 1789.
    Rien à voir avec les nouveaux contestataires du oueb, les nostalgiques des pavés qu’ils n’ont jamais lançé, les post post post situationnistes intermittents du spectacles, les bébé punks H&m, les rappeurs M6 d’aujourd"hui.
    Ce clip, j’ai été tenté au début de le trouver gratuit, spectaculaire et raciste.
    Parvenu à la fin du clip j’ai changé d’avis.
    Ce clip est juste un gros pavé de réalité que l’on prend en pleine gueule.
    je ne suis pas d’accord avec Vignale sur la question du medium employé : la caméra au poing, l’effet "low budget" n’a plus de sens aujourd’hui. ça me fait penser au palais de tokio qui veut faire "squatt".
    Ce clip pose une question essentielle et existentielle. Quand un être humain n’a plus d’avenir, quand il est foutu d’avance, broyé, mis à la benne, classé dangereux parcequ’il est né dans une cité. que lui reste t’il à faire ?
    de la chanson française ?
    Comme en 1789, comme en 1939, comme avec tous les actes de terrorisme, il ne s’agit pas de juger, de condamner derrière son ordinateur : c’est bien c’est mal ... mais d’essayer de comprendre la cause de ces actes desespérés.
    Le desespoir, on ne le resorbe pas avec des flic, avec des jugements, avec des controls.
    Piquez un chat avec une aiguille, il vous attaquera !
    J’ai dit.
  • 12 juin 2008 00:07, par Serge Scotto

    Y a vraiment pas de quoi fouetter un chat..., il est surtout chiant comme la pluie ce clip... Mais ça marche, la preuve : à force qu’on m’en parle j’ai fini par le regarder, et voilà qu’à mon tout j’en parle !
    Ce me rappelle quand j’étais petit et que je demandais à ma mémé "Pour quoi c’est faire ?" et qu’elle me répondait "C’est pour te faire parler !..."
    Bravo mémé, t’as pas connu le web, mais t’avais tout compris !
  • 12 juin 2008 01:27

    Je suis assez révoltée face à cette banalisation de la violence et surtout face à ce rôle de prétexte qu’elle joue au service d’un "art", que je ne qualifierai pas de cinématographique.
  • 12 juin 2008 10:07, par François Xavier

    Le MRAP et les chiens qui aboient n’ont rien compris !
    Ce clip est une œuvre tout aussi contemporaine que La Haine, et qui a osé critiquer le film de Mathieu K. ? Personne, ou presque ... Et ce film en est la suite, la continuation ; c’est un hymne à la tristesse ordinaire, un chant du malheur qui n’est rien d’autre qu’une photographie de la société de merdre dans laquelle on vit ; il n’est l’instrumentalisation d’aucuns clichés ni l’apologie de rien du tout !!
    Magnifiquement filmé, extraordinairement interprété, dans le souci des détails comme les plans où l’on voit le preneur de son qui se joue de nous pour nous faire questionner : est-ce un film ou un reportage ? est-ce joué ou réel ? Le même dont le bras prend feu à la fin et ce dernier plan caméra posé sur le côté, décalé dans le feu transpirant d’une voiture à l’agonie, image de toute une génération sacrifiée ...
    Il y a des blancs des beurs et des noirs dans ce clip mais n’est-ce pas notre société qui est ainsi multiraciale ? En apparence surtout car dans les faits les blancs dirigent ...
    Bravo pour ce clip qui devrait être montré dans les écoles - et pas seulement de cinéma - et inciter les enseignants et les tutelles à se questionner sur le devenir de notre pays.
  • 12 juin 2008 10:13, par Franck

    Article très bien pesé, dans le calme, en dehors de toute frénésie, qui se pose des questions et qui ne tranche pas dans le vif comme les autres médias. Je ne connaissais pas lemague.net, mais je le bookmark. Bravo à toute l’équipe.
  • 12 juin 2008 17:14, par Jean CEMELI

    Que X ou Y de l’équipe ( qui n’avait pas pas vu les implications - vous nous prenez pour qui ?) soit raciste ou pas : ça m’est égal.
    L’important c’est que ce clip (d’autant + dangereux que très bien fait) incite au racisme et surtout... puisse être RECUPERE par les mouvements à tendance raciste - avec en plus un esthétisme, véhicule très fort.
    et ce n’est pas pour ouvrir le débat : mensonge
  • 14 juin 2008 19:31, par Philippe CHAUVEAU-BEAUBATON

    Qu’est-ce que c’est que de voir du racisme partout, dès qu’on tente de montrer des vérités qui dérangent. Encore de l’intolérance et de la censure de la part du MRAP et de la LICRA qui se prennent pour de hautes autorités morales qui voudraient diriger la République en nous imposant leur façon de penser... les vrais racistes sont ceux qui nous emmerdent et qui cassent, au quotidien, dans les trains de banlieues, le métro ou la rue. Ce clip ne montre que les agissements de certains scélérats qui pourrissent le climat social et sont eux-mêmes de vrais racistes dangereux contre lesquels Monsieur Mouloud Aounit ne porte jamais plainte. Ce clip n’est que de l’art filmé, une sorte de fiction qui émane de la réalité que la Police connaît bien. Je ne vois pas où se trouve l’incitation à la violence et à la haine raciale, si ce n’est dans le comportement de certains jeunes de banlieues qui sont heureusement minoritaires. Le clip ne fait que dénoncer cela et si le trait est grossier... prenez-le pour une carricature en espérant que cela vous fasse réagir contre la haine de ces bandes incontrôlables. Des images "choc" ne laissent jamais indifférent, alors à nous d’agir comme des citoyens.

    • De toute façon , justice est un groupe qui veut juste faire parler de lui, avec une musique très médiocre. Franchement , les gens ont autre chose à faire que parler de ce groupe minable. Le premier clip était consternant déja, et puis avec la violence qu’on voit tout les jours dans le monde, je vois pas ce qui choque. De toute façon , cette histoire dans quelque mois on en parle plus.