La perpétuité réelle pour les monstres !

La perpétuité réelle pour les monstres !

Ce qui vient de se passer à la cour d’assises des Ardennes qui a jugé Michel Fourniret et Monique Olivier devrait interpeller les pouvoirs publics. Il est plus que temps de protéger la société des monstres et des prédateurs sexuels en modifiant la loi afin que ces gens-là ne ressortent JAMAIS de prison. Si cela aura sans doute peu d’effet dissuasif, au moins il évitera la récidive.

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Sur France3, Frédéric Taddeï recevait mardi 27 mai, le neurobiologiste Jean-Didier Vincent venu parler de son dernier livre, Voyage extraordinaire au centre du cerveau et il m’a conforté dans ma conviction : l’alchimie biologique du cerveau fait qu’une personne qui commet des crimes sexuels ne peut JAMAIS être guérie. Il l’a dit, l’a expliqué, l’a répété : c’est un mécanisme neurobiologique qui n’est pas possible de contrer ...
Il convient donc de les maintenir hors d’état de nuire. Toutes les explications sont possibles pour comprendre le pourquoi de tels actes, et sans les excuser il s’avère que la majorité sont des victimes qui deviennent bourreaux à leur tour, mais on ne peut pas les guérir, le cerveau et la chimie du cerveau sont ainsi faites.
Jean-Didier Vincent avait très bien démontré la manière dont les émotions, les sentiments, les ressentiments, les désirs et toutes ces petites choses qui font le caractère, l’émoi, la saveur, etc. de notre quotidien dépendent, en fait, d’une réaction en chaîne dérivant des rencontres chimiques qui se font dans le cerveau. Adieu romantisme, coup de foudre, et grand amour, car tout cela n’est que littérature. En réalité, ce ne sont que des mécanismes aléatoires qui se produisent en fonction des réactions qui se forment suite à l’émission de substances chimiques.
Tout cela est parfaitement résumé dans l’incontournable Biologie des passions.

Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur les déviances et les pulsions sexuelles, morbides, criminelles que nous pouvons ressentir, jusqu’au passage à l’acte pour certains, le livre La chair et le diable s’impose.

Le reste, tout le reste est du blabla : littérature, populisme, politique et bons sentiments ne vont pas avec la science ...
La perpétuité réelle est donc bien indispensable pour les responsables de viols et de tous les crimes sexuels, à fortiori les crimes de pédophiles …

J’entends déjà les avocats, les défenseurs des droits de l’homme crier au fou … Mais ces gens-là sont en retard d’une génération. Nous avons dépassé le stade d’être d’accord ou non, nous n’en sommes plus à nous demander si la terre est ronde ou pas : il faut changer de siècle, nous sommes au XXIe ! La justice, comme tout le reste, doit suivre l’évolution et donc aussi celle de la science. En l’état la science dit à la justice qu’en matière de déviances sexuelles il n’y a pas de remède, il n’y a donc qu’une seule solution pour protéger les concitoyens des prédateurs : retirer ces derniers du circuit ad vitam aeternam.
Ne serait-ce qu’oser penser le contraire est un crime, en quelque sorte, car cela revient à être complice d’une possible récidive. Quel avocat fait l’effort d’imaginer une seconde ce qu’il irait dire aux parents de la petite fille de 8 ans qui vient de se faire violer puis étrangler par le cinglé qu’il vient de faire relâcher grâce à une belle sémantique ?
Imaginons une seconde que cette petite fille soit la fille, cousine, sœur de cet avoué ; comment réagira-t-il alors ? parviendra-t-il à ressentir ce que peuvent ressentir les victimes ?

Tout le monde a droit à un défenseur, sauf les monstres : vous défendriez des nazis s’il en restait encore ? On est au-delà du jeu du prétoire, du principe sacro saint de la défense de tout être humain puisque ce ne sont pas des êtres humains ...
L’humanité a aussi ses limites, le crime sexuel délimite dans le corpus sémantique tout comme il délimite dans le cortex cérébral, ce qui demeure dans le giron de l’homme et ce qui le transforme irrémédiablement en monstre.

le 29/05/2008
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17 Messages

  • 29 mai 2008 11:02, par S.Scotto

    Je t’aime bien mais certains jours tu me fais peur.
    • La perpétuité réelle pour les monstres ! 30 mai 2008 12:35, par François Xavier

      Pourquoi Serge ?
      Cela te fait peur de pendre haut et court l’ami Fourniret ? Moi pas ...
      Mais ce n’est plus d’actualité ...
      Penses un peu aux victimes, à leur famille ... et à tous ces braves gens que tu croises dans la rue, victimes potentielles en quelque sorte ...
      Mais je t’aime bien, moi aussi ...
  • 29 mai 2008 14:36, par Guillaume Andrieu

    Je répète ma question : pourquoi ne pas tout simplement les tuer si leur déviance est incurable et qu’ils représentent un danger potentiel ? Et s’ils s’évadaient ?
    Vous ne défendriez pas un nazi (il en existe encore) mais vous employez le même type de raisonnement qui a conduit à leurs crimes. Difficile à justifier au delà de la pure réaction passionnelle. J’ai peur que cela ne soit en vous, parce que c’est un scientifique qui l’a dit, et ne vous conduise à des meurtres. Faut-il vous enfermer de suite ou attendre que vous n’ayiez fait une victime ?
    Prière de déterminer très précisément et sans recours à la rhétorique ni à l’émotion, puisque c’est scientifiquement fondé, qui est humain et qui ne l’est pas.
    • La perpétuité réelle pour les monstres ! 30 mai 2008 11:48, par François Xavier

      Je détermine très précisément :
      - il n’est pas question de tuer ces "monstres" puisque la peine de mort est abolie ; ils ne s’échapperont pas d’un centre de haute sécurité si on veut se donner la peine d’en construire sur le modèle américain. Ils auront tout le confort mais ils ne sortiront pas, sauf dans une caisse en sapin. Ce n’est tout de même pas l’enfer ...
      - je ne comprend pas votre compassion pour des gens qui, même si on admet qu’ils sont malades, ne méritent pas de vivre en liberté en nous faisant courir le risque qu’ils s’en prennent derechef à l’un d’entre nous ? En quoi mettre quelques dizaines de malades mentaux à l’abri (d’eux-mêmes et des autres) est-ce scandaleux ? Dans une démocratie c’est la loi du plus grand nombre, et en l’occurence la majorité - dite silencieuse - pense que l’on ne doit pas laisser en liberté des criminels sexuels, même une fois leur peine faite car l’on sait très bien que la récidive est possible ... Quant aux pédophilies, sans doute préférez-vous le traitement fait par les autorités religieuses qui ferment les yeux ?
      - quant à mon cas personnel, comme tout méditerranéen, j’ai un sens un peu poussé de la sacralité de la famille et des enfants, et, oui, si un membre de ma famille est victime d’un pédophilie je règlerai le problème moi-même, d’une manière l’autre, mais il est certain qu’il ne recommencera jamais ...
      Est-ce que ma réponse vous satisfait, monsieur Andrieu ?
      • La perpétuité réelle pour les monstres ! 30 mai 2008 16:53, par Guillaume Andrieu

        Non. Vous passez allègrement de la notion de monstres non humains (comme selon vous tout auteur d’un crime sexuel — le viol est inhumain désormais... vous vivez vraiment dans l’univers des bisounours) à celle de malades mentaux qu’il faudrait protéger d’eux-mêmes. C’est du n’importe quoi, et je reste convaincu jusqu’à la prochaine affaire médiatique, à la fin de laquelle vous ne manquerez pas de demander une autre pendaison, que vous n’êtes qu’une bien grande bouche qui a envie d’attirer l’attention sur elle plutôt que de faire avancer un quelconque débat de société. Le crime est profondément humain, malheureusement, et personne n’en est à l’abri, quoi que vous puissiez en penser, et peu importe le nombre de personnes qu’on enfermera pour toujours. Votre soulagement est compréhensible mais n’est pas une solution au problème des crimes sexuels. Je ne montre aucune compassion envers les condamnés, je pointe juste du doigt votre empressement à les déclarer non humains, ce que, malgré vos dénégations, ils sont. Et justifier tout votre charabia par le simple mot de "Science" lâché là plus par hasard qu’autre chose, parce qu’il faut bien se justifier d’une manière ou d’une autre, n’est de mon point de vue qu’une incantation sans intérêt.
        Je ne vous souhaite pas par ailleurs d’être en position de mettre en pratique vos penchants méditerranéens supposés. Au delà de l’immense douleur qui les provoqueraient, vous risqueriez au dernier moment de vous découvrir plus lâche, ou moins stupide, que vous ne le claironnez ici.
        • La perpétuité réelle pour les monstres ! 31 mai 2008 23:54, par Romain

          Ouais, moi je suis assez d’accord avec toi Guillaume Andrieu, à savoir que le crime est profondément humain.
          D’ailleurs Houellebecq dans son livre « extension du domaine de la lutte » décrit parfaitement le cheminement d’un homme contemporain retranché dans la solitude sociale, la solitude affective, la frustration, et au final la haine totale, et qui n’à plus pour exister à force de renoncement et de souffrance, qu’à entreprendre un meurtre, afin d’accéder à un sentiment de puissance et donc d’existence.
          Par contre si je suis d’accord avec ton diagnostique, je ne suis pas d’accord avec le traitement curatif ; moi je prescris une bonne séance de guillotine au petit déjeuner.
          La justice n’a pas à faire de la philosophie. La justice puisqu’elle s’exerce au nom du peuple, doit faire ce que le peuple lui demande, la peine de mort pour les assassins d’enfants.
          Et pour finir Père Andrieu, cesse d’insulter les gens, ce n’est pas digne de ta fonction
          • La perpétuité réelle pour les monstres ! 1er juin 2008 10:42, par Guillaume Andrieu

            La justice n’a pas à faire de la philosophie.

            Curieuse allégation. Eh bien, si. L’idée même de justice repose sur des concepts philosophiques (égalité entre les hommes, liberté, culpabilité, etc.). Le problème de la justice est qu’elle doit être la même pour tous, sinon elle n’est pas juste. C’est déjà très compliqué et demande des références à des tas de notions abstraites. De plus la justice doit s’interroger sur comment mettre en adéquation maximum le droit et la loi. Dans le cas de la peine capitale, qui est par nature irréversible, elle se doit de s’interroger sur les cas précis où cette peine doit être appliquée. C’est un problème extrêmement complexe, mais je comprends qu’il puisse paraître simple quand on ne se met pas dans la peau du juge qui doit la prononcer.

            La justice puisqu’elle s’exerce au nom du peuple, doit faire ce que le peuple lui demande, la peine de mort pour les assassins d’enfants.

            Hélas, de nombreux témoignages de proches de victimes permettent de penser que la mort du condamné n’est pas un soulagement à long terme, ni une aide à la rémission ou au deuil. Parfois au contraire.
            Néanmoins je vous remercie d’apporter cet argument, puisqu’il est typique des pro-peine de mort : c’est pour apaiser la colère du peuple, donc de gens qui n’ont absolument rien à voir dans l’affaire jugée, que selon vous, il faudrait couper des têtes au lever du soleil. C’est pour calmer la masse de gens tremblants, assoiffés de purger leur esprit du crime d’un étranger sur un étranger, pour mettre un terme pendant un temps, jusqu’à la prochaine fois, à l’idée que le loup rôde dans la prairie. Ainsi, une fois le coupable exécuté, on peut tranquillement se remettre à ses affaires, se désintéresser complètement de la vie sociale, rester cloisonnés dans notre coin sans chercher à bâtir une société moins encline au meurtre. Et tant pis si la peine de mort, justement, banalise le meurtre.
            En gros vous ne souhaitez pas la peine de mort parce qu’elle est juste, ni parce qu’elle peut apaiser les victimes ou leurs proches, mais parce que cela vous rassure, comme cela rassure les enfants lorsqu’on a regardé dessous leur lit pour leur confirmer que le croque-mitaine est parti.

            Et pour finir Père Andrieu, cesse d’insulter les gens, ce n’est pas digne de ta fonction

            Merci de me corriger. Merci aussi de ne pas me tutoyer. Au plaisir.
            • La perpétuité réelle pour les monstres ! 2 juin 2008 01:23, par Romain

              La justice n’a pas à faire de la philosophie. Curieuse allégation. Eh bien, si. L’idée même de justice repose sur des concepts philosophiques (égalité entre les hommes, liberté, culpabilité, etc.). Le problème de la justice est qu’elle doit être la même pour tous, sinon elle n’est pas juste. C’est déjà très compliqué et demande des références à des tas de notions abstraites. De plus la justice doit s’interroger sur comment mettre en adéquation maximum le droit et la loi. Dans le cas de la peine capitale, qui est par nature irréversible, elle se doit de s’interroger sur les cas précis où cette peine doit être appliquée. C’est un problème extrêmement complexe, mais je comprends qu’il puisse paraître simple quand on ne se met pas dans la peau du juge qui doit la prononcer.
              Ouais c’est vrai, ok pour les concepts philosophiques et la justice. D’ailleurs Rousseau et Montesquieu étaient philosophes et partisans de la peine de mort. Quant aux problèmes juridiques que tu évoques brièvement même si je ne les connais pas précisément je suis bien obligé de constater qu’ ils ont visiblement été maîtrisés pendant la période de l’application de la peine de mort en France.
              La justice puisqu’elle s’exerce au nom du peuple, doit faire ce que le peuple lui demande, la peine de mort pour les assassins d’enfants.
              Hélas, de nombreux témoignages de proches de victimes permettent de penser que la mort du condamné n’est pas un soulagement à long terme, ni une aide à la rémission ou au deuil. Parfois au contraire.
              Ouais c’est vrai mais l’emprisonnement du coupable pour une durée de 15 ou 20 ans ou même plus n’est pas non plus une aide à la rémission ou au deuil.
              Consciemment ou inconsciemment ce que recherchent les familles des victimes c’est de connaître et de comprendre le cheminement qui à mener l’individu lambda innocent, au meurtre.
              Emile Louis par exemple, qui a tué 7 jeunes filles me semble dans ses interviews profondément humain et même sympathique. Il a évoqué lors d’une interview une partie de son enfance où il voit à la libération sa sœur se faire raser la tête par des villageois. Emile Louis raconte cela des trémolos dans la voix, il en est profondément touchant et humain, et pourtant…
              Sans la connaissance de ce cheminement, que l’assassin soit vivant ou mort, il n’ y’aura ni rémission ni deuil pour les familles des victimes
              C’est pour ça que si on veut bien faire les choses, il faut bien cuisiner à petit feu l’accusé pendant le procès devant les familles, avant de le zigouiller…

              Néanmoins je vous remercie d’apporter cet argument, puisqu’il est typique des pro-peine de mort : c’est pour apaiser la colère du peuple, donc de gens qui n’ont absolument rien à voir dans l’affaire jugée, que selon vous, il faudrait couper des têtes au lever du soleil.
              Ouais, tout a fait, entièrement d’accord ; la justice ne se rend pas seulement pour les familles des victimes, elle se rend aussi au nom des Français et pour les Français. Ceci est clair et légitime.
              C’est pour calmer la masse de gens tremblants, assoiffés de purger leur esprit du crime d’un étranger sur un étranger, pour mettre un terme pendant un temps, jusqu’à la prochaine fois, à l’idée que le loup rôde dans la prairie. Ainsi, une fois le coupable exécuté, on peut tranquillement se remettre à ses affaires, se désintéresser complètement de la vie sociale, rester cloisonnés dans notre coin sans chercher à bâtir une société moins encline au meurtre.
              Mouais, la société à sa part de culpabilité dans la fabrique de criminels… mais je pense que c’est plus les renoncement de nos politiques à la défense de d’une société d’hier éminemment sociales, qui a permis la fabrique de certains exclus plus dangereux que ceux d’hier car plus exclus que ceux d’hier.
              Et tant pis si la peine de mort, justement, banalise le meurtre.
              T’exagères à plein tube… 19 personnes ont été guillotinées en France entre 1958 et 1981 sous la V ème République. Ca fait 0.8 (même pas un entier) exécuté par an ; ridicule comparé aux 4700 dessoudés en 2006 par les accidents de la route.
              En gros vous ne souhaitez pas la peine de mort parce qu’elle est juste, ni parce qu’elle peut apaiser les victimes ou leurs proches, mais parce que cela vous rassure, comme cela rassure les enfants lorsqu’on a regardé dessous leur lit pour leur confirmer que le croque-mitaine est parti.
              Non pas du tout. Ca ne me rassure pas mais je trouve justement que la peine de mort pour les assassins d’enfant est complètement juste. En partant du principe indiscuté que la mort est un état définitif, tuer un tueur est la sanction la plus équitable possible. Le tuer dignement, administrativement, à la guillotine, sans souffrance, sans même la souffrance que lui à produit en étranglant sa victime (car je ne sais pas pourquoi mais les assassins d’enfants tuent souvent par étranglement…)
              • En vitesse 3 juin 2008 21:56, par Guillaume Andrieu

                Ouais c’est vrai, ok pour les concepts philosophiques et la justice. D’ailleurs Rousseau et Montesquieu étaient philosophes et partisans de la peine de mort.

                À des époques où la question était en effet largement débattue...

                Quant aux problèmes juridiques que tu évoques brièvement même si je ne les connais pas précisément je suis bien obligé de constater qu’ ils ont visiblement été maîtrisés pendant la période de l’application de la peine de mort en France.

                Non, pas vraiment, pas selon les critères d’aujourd’hui. D’ailleurs en France comme dans plus d’une centaine de pays, on a fini par l’abolir. C’est dû à un changement de perspective sur la notion de vie humaine, et sur sa valeur. On ne fait plus la guerre comme avant non plus : aujourd’hui le moindre soldat français tué en opérations est cité dans les journaux. Les gens veulent des guerres non meurtrières, et ne pas tuer les civils des camps opposés. Faut-il, parce que ces guerres sont toujours perdues d’avance, en revenir aux guerres traditionnelles du XXe siècle avec bombardements des villes entières ?

                C’est pour ça que si on veut bien faire les choses, il faut bien cuisiner à petit feu l’accusé pendant le procès devant les familles, avant de le zigouiller…

                Ah oui, la torture aussi, tiens, pourquoi pas.

                Mouais, la société à sa part de culpabilité dans la fabrique de criminels… mais je pense que c’est plus les renoncement de nos politiques à la défense de d’une société d’hier éminemment sociales, qui a permis la fabrique de certains exclus plus dangereux que ceux d’hier car plus exclus que ceux d’hier.

                En quoi les criminels sont-ils plus exclus que les autres ? Le crime n’est pas une question d’exclusion. La condamnation, elle, est une question d’exclusion : le pauvre est statistiquement bien plus exposé à des peines lourdes, qui plus est la peine capitale.

                T’exagères à plein tube… 19 personnes ont été guillotinées en France entre 1958 et 1981 sous la V ème République. Ca fait 0.8 (même pas un entier) exécuté par an ; ridicule comparé aux 4700 dessoudés en 2006 par les accidents de la route.

                Les accidentés de la route ne meurent pas par la volonté du peuple exprimée par la loi. Il n’y a pas de meurtres sur la route, sauf cas extrême et jugé en tant que tel (homicide volontaire). Comparaison sans intérêt.

                Non pas du tout. Ca ne me rassure pas mais je trouve justement que la peine de mort pour les assassins d’enfant est complètement juste. En partant du principe indiscuté que la mort est un état définitif, tuer un tueur est la sanction la plus équitable possible.

                Raisonnement absurde que vous allez descendre juste après. Mais tenez-vous à votre logique d’équité dans la peine : vous êtes volontaire pour violer les violeurs ?

                Le tuer dignement, administrativement, à la guillotine, sans souffrance, sans même la souffrance que lui à produit en étranglant sa victime (car je ne sais pas pourquoi mais les assassins d’enfants tuent souvent par étranglement…)

                On ne tue pas dignement. Voyez le statut des bourreaux au cours de l’histoire. D’ailleurs dire qu’on tue un condamné à mort sans souffrance est complètement à côté de la plaque, à moins de ne prendre en compte que les souffrances physiques. Par ailleurs le point est tout à fait hors-sujet. Si vous voulez être un minimum cohérent, vous n’en avez rien à foutre que le condamné souffre au moment de l’éxécution, au contraire. Épargner les souffrances physiques c’est pour vous donner bonne conscience. Si vous êtes dans la logique du talion, vous devez souhaiter l’application des mêmes supplices au condamné qu’à la victime. Cela devient toutefois problématique lorsque le condamné a perpétré plusieurs crimes. Je vous laisse réfléchir au moyen de contenter tout le monde.
        • Monsieur Andrieu mélange un peu tout ... 2 juin 2008 09:42, par François Xavier

          Monsieur Andrieu,
          Votre méconnaissance du sujet et votre inconséquence ne trouvent de limite qu’à celle de votre candeur. En sus, vous mélangez tout. Non, le crime n’a rien d’humain, c’est justement ce qui nous rapproche de l’animal, cette pulsion de mort qui nous habite tous, et que nous contrôlons par notre éducation, notre culture, notre volonté, notre peur, aussi, du châtiment ; et nos fantasmes, miroirs de nos plus viles pensées …
          Et ne mélangeons donc pas tout, je ne parle QUE des auteurs de crimes sexuels et des pédophiles. Ainsi, tout le corpus émotionnel que la science, ne vous en déplaise, se force de décrypter jour après jour, est une donnée non linéaire et donc non encore contrôlable par la pharmacopée actuelle. Sans certitude à 100% l’on ne peut relâcher un prédateur de la sorte. Et il n’y a rien d’émotionnel dans ma démarche, c’est un raisonnement à froid. Sacrifier un dépravé sexuel, un tueur d’enfant, un violeur en série, etc. en lui interdisant à vie toute liberté est l’application stricte du principe de précaution afin de garantir la sécurité de tous.
          De plus, vous confondez le délit sexuel avec le crime passionnel qui, lui, a été introduit dans le droit pénal car le législateur pense (à tort, à mon avis) que sous la passion amoureuse et/ou l’extrême jalousie l’on peut en arriver à tuer par amour, en quelque sorte, ce qui excuse d’une certaine manière et justifie un allégement des peines encourues …
          Ici, nous parlons de déviances sexuelles, de viols et/ou de pédophilie. Ce qui n’a rien à voir avec l’humaine approche d’un crime mais avec la perte totale du contrôle de soi, d’où mon appellation de monstre. Ce n’est pas une maladie à proprement parlé, c’est une détérioration du fonctionnement neurobiologique du cerveau que nous ne savons pas encore guérir, donc, en l’absence de solution, je ne vois pas en quoi cela est choquant de maintenir ces tristes sires à l’ombre …
          Le hasard a fait que les chiffres ont été publiés en fin de semaine sur le nombre de femmes violées, dans une tranche d’âge comprise entre 16 et 65 ans ; et le chiffre foudroyant est de 16% … Preuve s’il en est, que le sujet est d’actualité, et que le système est défaillant. Outre que peu de femmes osent déposer plainte compte tenu de l’accueil réservé ; il s’avère aussi que les peines sont souvent minimes et l’acte réduit à un acte anodin (sic).
          Or, au XXIe siècle, avec les facilités qui existent tant au niveau des établissements spécialisés que des prostituées faciles d’accès, rien ne peut excuser le viol, sauf à considérer la femme comme un objet que le mâle se doit de posséder. La mentalité de certains qui se croient encore au Moyen Age, par culture, religion détournée ou débilité profonde, doit imposer au législateur de revoir une bonne fois le corpus répressif afin de donner aux magistrats les outils nécessaires afin que ceux qui ont une bite à la place du cerveau soient châtiés comme ils le méritent …
          La déviance sexuelle ne mérite aucun laxisme : des violeurs en série comme Guy George doivent finir leurs jours en prison et ne bénéficier d’aucune remise de peine ; même à 85 ans il n’y a aucune pitié à avoir pour ce type de personne, et en aucun cas il ne doit être remis en liberté …
          D’un côté l’on sacrifie des milliers de vies pour des guerres sans intérêts et de l’autre l’on devrait s’appesantir sur le devenir de dégénérés ? Vous n’êtes pas sérieux. La vie d’un criminel n’a aucune importance à l’heur de celles de milliers d’innocents qui doivent avoir la garantie de pouvoir vivre en paix dans la cité sans avoir à craindre pour leur vie ou celle de leurs proches sous prétexte que des baveux ont réussi à faire libérer un malade mental …
          Concernant la défense des nazis il semble que vous soyez à des années lumières de saisir ce que représente la machine de mort mise en place par ces gens-là ; pour vous éclairer, je vous conseille un livre, un seul, Le sens de l’holocauste (paru chez Que en 2004) du psychanalyse Serge André. Un livre hallucinant, un livre impossible. Il a tué André qui n’a pas supporté ce qu’il écrivait et qui est décédé à la fin de son travail. Lui qui a toujours cherché, avec les outils de l’analyse, à sonder l’indicible tout au long des séminaires qu’il donnait régulièrement à Bruxelles, abordant la mélancolie de Céline, le délire d’Artaud, le suicide de Mishima. Ici la folie du non-être a été décuplée à l’infini, structurée, anoblie en quelque sorte dans un jeu de rôle qui dépassa tout. Serge André est parvenu à traverser le miroir des apparences : il l’a donc payé de sa vie. Victime de troubles neurologiques et de désordres physiologiques graves à la suite de ses recherches, de ses découvertes au cours de cette enquête sur l’Holocauste, il s’en est allé … Trop tôt. Il laisse des centaines de pages, signes épars d’un travail inachevé mais considérable que nous mettrons du temps à découvrir.
          Un livre que j’ai présenté sans avoir pu en achever le troisième tiers tant il m’avait retourné comme un gant, mis à nu et dans l’impossibilité de dormir pendant plusieurs jours. Quand vous prenez conscience de ce que le cerveau humain peut construire comme monstruosité, vous comprenez alors que la mise à l’ombre de quelques individus jusqu’à la fin de leurs jours est indispensable car ces monstres-là ne reviennent jamais du néant dans lequel ils évoluent. Défendre un nazi à un procès n’a aucun intérêt. Seul le travail des historiens et des scientifiques a de l’importance pour nous informer. Un nazi n’est plus un homme, il est au-delà de tout ; c’est bien pour cela que le Mossad a depuis longtemps choisi la solution de l’élimination physique …
          Quant à mon cas personnel qui semble particulièrement vous intéresser, mon bras ne tremblera pas …. Il n’a jamais tremblé.
          • Monsieur Andrieu mélange un peu tout ... 2 juin 2008 22:31, par Romain, humain ou moitié inhumain

            François Xavier a dit ceci :
            Le crime est profondément inhumain, car les humains ont le crime en eux, et sil ils parviennent à se retenir de tuer d’autres humains, c’est justement parce qu’ils sont humains.
            Moi j’en peux plus, je vais boire une bière là…
            • Santé Romain ; hips ! ... heu ... :-)) 3 juin 2008 09:35, par François Xavier

              Y en a au moins un qui suit ...
              La confusion vient qu’une fois je parle du côté biologique, physique, somatique en quelque sorte et de l’autre du côté philosophique, avec le même mot ...
              Reprenons, entre deux gorgées de bière ...
              Oui, donc le crime n’a d’humain que son inhumanité : en cela qu’il est en nous tous, qu’il induit certains de nos actes (manqués) et qu’il coordonne nos pensées que nous tentons de contrôler par le biais de notre intelligence, de notre savoir, de notre culture, de nos ressentis, aussi ; il est inhumain dans le sens où l’humain qui franchit la barrière et commet un crime s’exclut de la sphère d’humanité qui est en lui, en nous ; en brisant le cercle il pénètre dans le monde violent, primaire, de l’instinct premier donc de l’animalité révélée qui est en lui et qu’il n’aura pas su domestiquer, en tant qu’humain, donc il devient inhumain ... mais il ne lui pousse pas pour autant une queue et des oreilles de loup, il demeure humain dans son apparence extérieure tout en étant profondément inhumain ...
              Est-ce que c’est clair pour tout le monde ?
               :-))
              • Pas de quoi se pavaner 3 juin 2008 21:25, par Guillaume Andrieu

                Votre « démonstration » se résume à : l’humain est inhumain lorsqu’il sort de la sphère de l’humanité. C’est une tautologie, donc je ne vois pas ce qu’il y a à y comprendre, puisque c’est vous qui définirez comme vous l’entendrez la sphère de l’humanité en fonction de qui vous avez envie d’y placer ou non. Vous raisonnez complètement à l’envers en partant de qui vous voulez exclure de l’humanité pour en arriver à cette sphère mystérieuse, et le pire c’est que vous n’y arrivez même pas et revenez à zéro. Raisonnement cyclique dont, en plus, vous êtes très fier.
          • La dernière, parce que j’ai vraiment pas le temps 3 juin 2008 22:39, par Guillaume Andrieu

            En sus, vous mélangez tout. Non, le crime n’a rien d’humain, c’est justement ce qui nous rapproche de l’animal, cette pulsion de mort qui nous habite tous, et que nous contrôlons par notre éducation, notre culture, notre volonté, notre peur, aussi, du châtiment ; et nos fantasmes, miroirs de nos plus viles pensées …

            Les nudistes sont-ils moins humains que les autres ? Pourtant, consentant à vivre nus, ils sont plus proches de l’animal. L’approche « rapprochement à l’animal » est subjective et sans intérêt. La pulsion de mort ne nous habite pas tous. Les fantasmes ne sont pas de viles pensées. Enfin pas les miens, après cela vous regarde.

            Et ne mélangeons donc pas tout, je ne parle QUE des auteurs de crimes sexuels et des pédophiles.

            Alors soyez précis. Les pédophiles sont des gens ayant une attraction sexuelle envers les enfants. Ils ne sont en général pas des criminels. Certains deviennent violeurs d’enfants et sont criminels sexuels.

            Ainsi, tout le corpus émotionnel que la science, ne vous en déplaise, se force de décrypter jour après jour, est une donnée non linéaire et donc non encore contrôlable par la pharmacopée actuelle. Sans certitude à 100% l’on ne peut relâcher un prédateur de la sorte.

            Votre charabia ne montre aucune trace de scientificité. Vous utilisez le mot manifestement sans savoir ce qu’il signifie. Pourtant la simple utilisation du mot : tenter ans votre phrase devrait mettre par terre toutes vos certitudes. La science n’est pas un gage de certitude, surtout pas dans des domaines aussi neufs que les sciences cognitives, dans lesquels on peut trouver des spécialistes très compétents qui démontrent ceci et autant qui prouvent le contraire. Avoir lu un bouquin de vulgarisation ne vous autorise pas à tirer des certitudes.

            Et il n’y a rien d’émotionnel dans ma démarche, c’est un raisonnement à froid.

            En lisant l’emphase avec laquelle vous prisez vos penchants meurtriers, permettez-moi d’en douter.

            Sacrifier un dépravé sexuel, un tueur d’enfant, un violeur en série, etc. en lui interdisant à vie toute liberté est l’application stricte du principe de précaution afin de garantir la sécurité de tous.

            Ce n’est pas le problème. Je dis que ces personnes sont humaines et doivent être considérées comme telles, sans quoi on crée, comme vous le faites, une séparation artificielle entre membres d’une société, et personne ne garantit que cette frontière artificielle ne sera pas déviée dans n’importe quel sens. À partir du moment ou vous acceptez l’étiquette de monstre, vous pouvez la coller à n’importe qui sous n’importe quel prétexte. L’humanité n’est pas une qualité subjective. C’est une qualité biologique, héréditaire. Est humain celui qui naît d’êtres humains. C’est tout. Si vous voulez absolument faire une tératologie mentale, ce qui semble vous préoccuper, vous pouvez à la limite qualifier de monstres des gens selon des termes cliniques, tout comme il existe des cyclopes, des anencéphales, des sirénoïdes, etc. Mais vous ne pouvez pas nier l’humanité d’une personne.

            De plus, vous confondez le délit sexuel avec le crime passionnel qui, lui, a été introduit dans le droit pénal car le législateur pense (à tort, à mon avis) que sous la passion amoureuse et/ou l’extrême jalousie l’on peut en arriver à tuer par amour, en quelque sorte, ce qui excuse d’une certaine manière et justifie un allégement des peines encourues …

            Vous délirez je n’ai jamais parlé de ce point.

            Ici, nous parlons de déviances sexuelles, de viols et/ou de pédophilie. Ce qui n’a rien à voir avec l’humaine approche d’un crime mais avec la perte totale du contrôle de soi, d’où mon appellation de monstre.

            Qui vous dit que les crimes sexuels sur enfants ou adolescents sont perpétrés uniquement par des gens qui ont eu un moment d’absence, qui se sont laissés emporter ? C’est faux. Beaucoup de criminels sexuels le font tout à fait exprès, vous savez.
            Par ailleurs pourquoi se limiter au crime sexuel alors ? Celui qui dans un excès de rage, ne se contrôlant plus, va tuer le violeur de son enfant, est-il un monstre ?
            Vous êtes décidemment plein d’incohérences.

            Ce n’est pas une maladie à proprement parlé, c’est une détérioration du fonctionnement neurobiologique du cerveau que nous ne savons pas encore guérir, donc, en l’absence de solution, je ne vois pas en quoi cela est choquant de maintenir ces tristes sires à l’ombre …

            Mort de rire. Premièrement si c’est une « détérioration du fonctionnement neurobiologique du cerveau », c’est une maladie à proprement parler. D’autant plus s’il est question de guérir ou pas, puisque n’importe quel usage de drogue provoque une « détérioration du fonctionnement neurobiologique du cerveau ».
            De toute manière vous n’écoutez pas, je n’ai jamais dit qu’il était choquant d’enfermer les gens socialement dangereux. J’ai dit qu’il est stupide et inconséquent de les traiter de monstres sous prétexte qu’on a envie de les enfermer.
            Pour le reste cela n’a rien à voir avec le débat.
            Ah si, la cerise.

            Quant à mon cas personnel qui semble particulièrement vous intéresser, mon bras ne tremblera pas …. Il n’a jamais tremblé.

            Croyez bien que votre petit cas personnel m’indiffère pas mal, et je vous saurais gré d’arrêter d’étaler vos gonflages de poitrine grotesques. Je tentais seulement de vous faire réaliser à quel point vos anticipations sont ridicules. Mais comme vous en remettez une couche je vois que c’est peine perdue. Faites donc le coq tant que vous voudrez.
  • 30 mai 2008 14:10, par chicougna

    Je suis entièrement d’accord avec l’auteur.Les sanctions pénales renforcent la rage et la révolte des détenus puisque dès qu’ils sont relâchés la plupart du temps,ils récidivent.
  • 31 mai 2008 00:30, par Jean CEMELI

    Je crois que personne n’est qualifié pour donner l’étiquette "Monstre" - et ça veut dire quoi ? . Pour nazi : oui : ils avaient une affiliation.
    Il y a des coupables de crimes à condamner .. et des mèdecins qui doivent techniquement juger si on relache ou pas après un ...certain temps
    La peine de mort ? : on est pas chez les sauvages
  • 31 mai 2008 00:47, par Romain

    Que de blabla pour rien… faut les raccourcir aussi sec à coups de guillotine… c’est rapide et économique la guillotine, en plus ça ne consomme pas d’énergie, c’est écolo...
    Et puis j’en ai ras le cul des penseurs qui pensent que les fanfaronnades ridicules de Robert Badinter sont aussi indiscutables que le théorème de Thalès.
    Un peu de courage les philosophes… merde alors…
    Allez moi je commence mon premier aphorisme de philosophe autoproclamé… je compte sur vous les copains pour me dire ce que vous en pensez…
    -A force de philosopher, on ne fait rien, et on l’a dans le CUL-
    — ROMAIN— 31 mai 2008 @-Le Mague-@