HITLER ET LE REPAIRE DU LOUP SANGUINAIRE

HITLER ET LE REPAIRE DU LOUP SANGUINAIRE

En mai et juin 1940 non loin de l’aérodrome de Régniowez en limite de frontière Franco-Belge et sur le territoire de la commune de Rocroi (08), au beau milieu du petit pays forestier de Brûly-de-Pesche (Belgique) qui se trouve à mi-chemin entre les villages Belges de Cul-des-Sarts et de Couvin, se cachait le grand quartier général allemand du Führer Adolf Hitler qu’on surnommait "Le Loup". Le repaire du "Loup" avait été installé là en vue de la campagne de France. Cette tanière abrita le "Loup" et sa meute cruelle (dont le Maréchal Goëring) pendant plus de trois semaines.

Aujourd’hui l’endroit a été transformé en Musée de la mémoire. Toute cette époque particulière a été minutieusement et merveilleusement décrite par l’historien Belge René Mathot dans son livre "Au Ravin du Loup" aux Éditions Racine de Bruxelles.
Le "bunker" d’Hitler n’a pas bougé et le chalet du Führer, le chalet qui abritait le mess, ainsi que la "cagna" de maquisards ont été reconstruits à l’identique dans cet endroit lugubre qui porte encore les stigmates de l’horreur.

Un des deux chalets abrite actuellement la partie consacrée au séjour d’Adolf Hitler à Brûly-de-Pesche et le second retrace les actions des résistants de la Thiérache Ardennaise. Dans ces deux endroits, on découvre des montages filmographiques d’époque, des photos ainsi que quelques pièces de collection et armements individuels.

Un grand emplacement et plusieurs documents sont consacrés aux actions de sabotage, conduites par le groupe "D" rattaché au service "Hotton", d’automne 1943 jusqu’à la Libération. Le réseau portant le nom de code "Hotton" avait été créé à l’initiative du "Special Operation Executive (S.O.E.) créé par Winston Churchill.
Un parc boisé entoure l’ensemble des constructions de bois et de béton. Le "bunker" du Chef de l’Allemagne Nazie était en fait un abri antiaérien en béton d’une épaisseur de deux mètres... un cube de sept mètres par sept avec une salle unique de deux mètres sur trois et le poids total de l’ensemble pèse plus de 600 tonnes.

Il y a tout un cheminement à réaliser à pied afin de se rendre compte du symbolisme machiavélique et des dérives du "Patron" du 3ème Reich, sur les conseils de certains Architectes allemands. On observe une rotonde d’ardoise en forme d’Oméga (la fin) à l’opposé de l’Alpha (le commencement) qui est une construction typiquement allemande. Ce symbole était associé à la croix gammée aux branches inversées par rapport à la roue de la vie (chez les Incas) qui est censée tourner dans le sens des aiguilles d’une montre... la croix gammée est donc la roue de la mort puisqu’elle représente une roue qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Dans le fanatisme hitlérien, on n’hésitait jamais à mélanger les genres puisqu’on pouvait lire "Got mit uns" sur les boucles de ceinturons militaires (Dieu avec nous). Adolf Hitler s’était même justifié, dans son livre "Mein Kampft" (Mon combat) de son acharnement contre les Juifs en se recommandant de la vengeance divine et en déclarant ceci : "Je crois que j’agis au nom du Créateur Tout-Puissant en me défendant contre les juifs, je fais l’oeuvre du Seigneur" (peut-être voulait-il sous entendre le "Seigneur de l’Enfer"). Un peu plus loin, dans le même parc, on retrouve un bassin en forme de Vierge stylisée creusé dans la terre et bordé de schiste.

En repartant vers la ville de Couvin, le détour s’impose par la Chapelle du Maquis érigée à la mémoire des 44 hommes et femmes qui résistèrent au sein du service Hotton en donnant leurs vies pour que la liberté puisse continuer de briller dans ce petit coin de terre Belge.