Femmes battues, victimes de viols, mères célibataires…Ces Algériennes qu’on violente…

Femmes battues, victimes de viols, mères célibataires…Ces Algériennes qu'on violente…

La diversité des profils des femmes accueillies au centre témoigne de l’ampleur du problème, qui touche toutes les couches de la société. Certaines résidantes collectionnent les bagages universitaires, d’autres sont analphabètes. Toutes les générations, toutes les régions du pays se croisent : des montagnardes des villages retirés, aux Algéroises et Oranaises, les femmes pensionnaires du centre Darna partagent toutes une détresse accablante, une sensation affreuse de solitude et un terrible sentiment d’exclusion.

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Il est des cris de révolte qu‘on ne peut guère étouffer. Celui de Mme Nablia Larbi, directrice de Darna, centre d‘accueil, d‘hébergement et d‘accompagnement pour femmes victimes de violence, est en tout cas assez fort pour dévoiler, à lui seul, toute l‘indignation de la militante qu‘elle est, face à la violence qui s‘exerce quotidiennement contre les femmes en Algérie.

Femme violée, femme battue, mère célibataire, on ne compte plus aujourd‘hui les cas de détresse qu‘on enregistre à travers le territoire national. Les services de sécurité parlent d‘au moins 9.000 femmes victimes de violences recensées l‘année dernière sur l‘ensemble du pays. Ces femmes, brisées par la souffrance qu‘on leur fait subir, demeurent meurtries dans leur chair. Aujourd‘hui, beaucoup d‘entre elles se dirigent vers des associations féminines pour demander aide et assistance. A cet égard, en partenariat avec la commune de Mohammedia, l‘ONG italienne Cospie, la corporation canadienne et quelques associations françaises, l‘association Rachda (Rassemblement contre la hogra et pour les droits des Algériennes), qui œuvre dans le domaine de la défense des intérêts moraux et matériels de la femme, a créé en 2001 le centre Darna pour aider ces femmes victimes de violences à reconstruire leur vie.

Ce centre se veut ainsi, selon Mme Nabila Larbi, « un refuge pour toutes les femmes en détresse ». Le centre Darna s‘attache à accompagner psychologiquement ses pensionnaires dont le degré de traumatisme varie d‘un cas à l‘autre. Une aide juridique est également proposée aux femmes pour les réhabiliter dans leur droit et des formations professionnelles y sont également dispensées dans le cadre d‘une réinsertion socioprofessionnelle de ces femmes.

Le centre Darna qui peut accueillir jusqu‘à une quarantaine de femmes abrite ainsi des chalets avec une cour et un jardin et dispose par ailleurs d‘une équipe qui assure des consultations psychologiques et un suivi médical des femmes victimes de différentes sortes d‘arbitraire. Même en n‘ayant pas l‘ambition de se substituer aux pouvoirs publics, le centre Darna a su répondre à l‘urgence de pas moins de 202 femmes victimes de diverses violences. Le centre Darna qui, soit dit en passant, subsiste grâce à des dons privés, a mis à nue les proportions alarmantes que prend le phénomène de la violence à l‘égard des femmes, notamment le viol, que notre société feint d‘ignorer.

La diversité des profils des femmes accueillies au centre témoigne de l‘ampleur du problème, qui touche toutes les couches de la société. Certaines résidantes collectionnent les bagages universitaires, d‘autres sont analphabètes. Toutes les générations, toutes les régions du pays se croisent : des montagnardes des villages retirés, aux Algéroises et Oranaises, les femmes pensionnaires du centre Darna partagent toutes une détresse accablante, une sensation affreuse de solitude et un terrible sentiment d‘exclusion. « Sans une véritable aide sociale des pouvoirs publics, ces femmes ne pourront pas sortir de leur détresse. Au niveau de notre centre, nous les aidons à reprendre possession de leur vie, à dépasser la victimisation et à devenir actrices de leur propre reconstruction. La tâche est certes loin d‘être aisée, mais beaucoup de pensionnaires sont en voie de réinsertion », nous confie à cet égard Mme Smail, psychologue du centre.

Dans un avenir proche, le centre Darna envisage de mettre en place un centre d‘écoute avec une ligne téléphonique (021825354) pour des femmes en détresses qui ont besoin de se confier et de s‘orienter. Opérationnel à partir du mois de mai, ce centre d‘écoute ne sera, en réalité, qu‘un autre front sur lequel les militantes de l‘association Rachda devront se battre pour que ces algériennes qui souffrent dans l‘ombre puissent enfin cicatriser leurs plaies.

Mme Karima Mektef sociologue et enseignante à l’université d’Alger au midi libre

« La violence à l’égard des femmes est une pathologie sociale »
Midi Libre : De l’aveu de plusieurs militants associatifs, la femme algérienne est sujette à une violence chronique. A cet égard, en tant que sociologue et chercheur, quelle lecture faites-vous du phénomène de la violence à l’égard des femmes en Algérie ?
Mme Karima Mektef : La violence à l’encontre des femmes est un phénomène gravissime qui prend des proportions alarmantes au sein de notre société. Il mérite d’interpeller l’attention des autorités publiques, de la société et des spécialistes. Selon la définition de Pierre Bourdieu, la violence, demeure dans l’imaginaire culturel d’une société, invisible et symbolique. Seulement, au sein de notre contexte social, la violence est loin d’être symbolique, mais devient plutôt généralisée et ancrée dans les comportements. Par ailleurs, la violence faite aux femmes continue à être considérée comme un sujet tabou dont il est difficile de parler, ce qui complique encore plus l’approche de ce phénomène.

Selon vous, l’émancipation de la femme algérienne qui fait preuve, aujourd’hui, d’autonomie et bénéficie de plus de liberté, ainsi que son appropriation de secteurs traditionnellement réservés aux hommes, ne sont-elles pas génératrices de frustration du côté des hommes ?
Tout à fait, les femmes ont longtemps souffert de l’arbitraire masculin, notamment lors de la tragédie nationale où nombreuses étaient violées, pour préserver leur vie, ou de quitter leur boulot. Les femmes, après des années de soumission, se sont frayées une place dans la société. Conscientes de leur condition, elles ont déduit que le seul chemin vers la liberté est de devenir elles-mêmes actrices de leur destin en devenant actives et indépendantes. Ce qui n’est pas sans déranger l’ordre social établi et certains hommes qui voient dans la réussite de la femme un échec de leur virilité ou une forme d’impuissance. Les femmes maintenant sont universitaires, elles possèdent un travail, une voiture et même des appartements, elles ont un compte en banque et cela, malheureusement dérange le patriarcat et la conception culturelle de la société algérienne, selon laquelle la femme est inférieure à l’homme ou dépendante. Des lors, l’ordre social commence à légitimer des violences car la conception culturelle dominatrice est altérée. Ce qui explique aujourd’hui que la femme algérienne est fortement exposée à une violence contextuelle.

Confirmez-vous en tant que sociologue que dans la législation algérienne, la femme est considérée encore comme mineure ?

Malheureusement, chez nous, la société continue à vouloir entretenir cette culture de la domination où la femme serait toujours appelée à se soumettre et à s’effacer devant l’homme. Le code de la famille n’est que la preuve tangible de cette infériorisation des femmes en Algérie. En vérité, la femme algérienne est victime d’un grand malaise sociale suscité par un déséquilibre entre les valeurs et les normes. Dès lors, la violence à l’égard des femmes peut être considérée comme une pathologie causée par une sorte d’anomie sociale (notion, élaborée par Durkheim) renvoyant à une désorganisation sociale qui résulte de l’absence d’un accord sur les normes communes régissant une société.

Quelle serait selon vous la stratégie appropriée pour lutter contre le phénomène des violences faites aux femmes ?

Avant de parler de stratégie de lutte contre les violences à l’égard des femmes, je crois qu’il est nécessaire de faire une analyse multidimensionnelle de ce phénomène. Le manque d’approche scientifique du phénomène en Algérie est aussi l’une des causes qui renforcent ce type de pathologies sociales face auxquelles il est urgent de réagir. En dernier lieu, je dirais que si on n’arrive pas à bien cerner ce phénomène, on ne réussira jamais à y remédier.


Lorsque les femmes violentées se confessent

-Wahiba l‘insoumise

« N‘ayant pas fait des études, je suis restée à la maison pour m‘occuper de la maison. Privée d‘affection depuis mon enfance, je n‘ai connu que la souffrance auprès d‘une mère brutale et un frère violent qui me maltraitaient pour un rien. Je me sentais marginalisée, seule et terriblement mal dans ma famille. Heureusement pour moi que je pouvais, par moment, sortir faire des courses ou acheter des médicaments à ma mère, ce qui me permettait de respirer un peu et échapper à l‘atmosphère familiale nauséabonde. Un jour, j‘ai fait la rencontre de A, une rencontre qui m‘était salutaire à l‘époque puisque l‘amour que j‘éprouvais pour lui m‘a permis de m‘évader ne serait-ce que momentanément du contexte frustrant dans lequel je vivais.
Ignorant totalement les risques de mon manque d‘expérience en matière de sexualité, je me suis laissée emporté par ce que je croyais mon amoureux sincère. Mon compagnon, apprenant que j‘étais enceinte refusa d‘assumer sa responsabilité. Seule, je devais me débrouiller face à une famille intolérante. J‘ai pu dissimuler ma grossesse et ressentant la date de la délivrance proche, j‘ai quitté la maison pour me rendre chez des parents. Après mon accouchement, j‘ai déposé mon enfant chez mon amie qui faisait office de nourrice. De retour à la maison, ma capacité d‘endurance faisait de plus en plus défaut. Séparée de mon enfant, j‘avais ras-le-bol de ce statut de femme soumise, brutalisée et violentée en permanence.

Ne pouvant plus supporter mon malheur, j‘ai quitté, un beau matin, la maison emmenant avec moi mon fils. J‘ai connu le centre Darna de bouche à oreille alors que je me retrouvais dans la rue, exposée à tous les dangers », raconte Wahiba.

Cette femme victime de violence familiale, mère célibataire, confrontée seule à des épreuves difficiles, affirme plus loin avoir retrouvée la paix au sein du centre Darna qui lui a assuré écoute, aide et accompagnement psychologique et juridique surtout.

Concernant les séquelles de la violence perceptible sur la femme, Mme Smaïl, s‘appuyant sur le cas hautement significatif de Wahiba, confirme qu‘une grande partie de femme reproduisaient par la suite des violences sur leur entourage ou sur elles-mêmes.

« Dans le cas de Wahiba, son enfant était un souffre-douleur sur qui, en proie aux pulsions de destructions et à une rage indescriptible, elle s‘acharnait. L‘intervention dans ce cas était de convaincre la maman de placer l‘enfant au sein de SOS village d‘enfants de Draria pour protéger et la mère et le petit de cette violence chronique. »
Sur le plan juridique, l‘intervention du personnel du centre a porté sur l‘indispensable reconnaissance paternelle qui s‘est heureusement opérée dans ce cas sans aucune complication puisque, selon les déclarations de Mme N. Larbi, directrice du centre Darna, le père biologique, de peur d‘être traîné en justice, accepta de donner un nom au chérubin placé depuis lundi dernier au village d‘enfants de Draria.

-Fetta Tacennayt : la poétesse

Tels des vers de poème, les rides sur le front de Fetta Tacennayt ont gravé le verbe en lettres d‘or. Fetta, poétesse et chanteuse, est l‘une de ces femmes algériennes qui trimballent avec elles un parcours émouvant dont le seul regard marron profond, chargé de douleur et de peine que sa réussite aujourd‘hui, ne parvient à dissimuler.

Native d‘un village de la Grande Kabylie, dans la commune de Tikoubine, cette femme, aujourd‘hui artiste, a eu son parcours du combattant « dans une société régie par l‘injustice, le machisme et la violence ». Mme Fetta, qui a préféré taire son vrai nom, a désiré nous faire part de son vécu douloureux. Son unique objectif, dit-elle, est de porter le cri de détresse des femmes victimes de violences, exposées à l‘ignorance de leurs droits et soumises à la volonté et au machisme du patriarcat.
Le parcours de Fetta commence par une enfance traumatisante auprès d‘un père alcoolique, brutal qui, lors de ses accès colériques, s‘acharnait contre sa femme et sa progéniture. Empêchée de fréquenter l‘école et livrée à l‘ignorance, la petite se retrouva engagée, dès son jeune âge, dans les lourdes corvées ménagères et les tâches rudes de la campagne. A 12 ans, la jeunette qui ignorait tout de la vie, fut mariée de force à un homme plus âgé et de surcroît handicapé, ce qui la traumatisa davantage. Son deuxième mariage a été un autre ratage.
Cette fois, les sévices que subit Fetta allaient crescendo auprès d‘un conjoint alcoolique, insensible, et brutal. Sa conception rétrograde de la femme n‘accordait à cette dernière aucun droit. Après les couches, cette malheureuse n‘a jamais connu la paix. Eprouvant le ras-le-bol de son existence misérable, elle décida un jour de quitter son village natal.
Terrorisée des années durant par un vécu pénible, Fetta a trouvé dans sa poésie le remède à ses blessures encore saignante. Elle a découvert dans sa voix suave, la force d‘exorciser les démons du passé et la capacité de parler au nom d‘une frange sociétale marginalisée.
Aujourd‘hui, bien qu‘hébergée dans un centre d‘accueil, elle continue à lutter contre son statut de femme victime de violence. Elle vient de sortir un deuxième opus qui regroupe des chansons kabyles de fêtes. Ce cas exemplaire est la preuve tangible que la femme algérienne, battante de nature, trouve même dans les gouffres du désespoir, la force pour se relever et se rebeller contre la marginalisation, la soumission et la violence des mâles dans un contexte patriarcal.

- Linda la combative

De forte corpulence, le regard sombre, Linda âgée de 34, est divorcée et mère de deux enfants. Son ex-mari est un cadre supérieur et le « tortionnaire » qui a fait d‘elle et de ses deux gosses, des pensionnaires du centre Darna.

« Auprès de mon mari, originaire de Khenchela, j‘ai vécu les plus sombres années de mon existence. Sa mère ne m‘a jamais appréciée, elle faisait tout pour s‘immiscer dans notre vie. Mon époux, encouragé par sa mère et profitant de son autorité, me brutalisait, s‘acharnait sur moi physiquement et me faisait subir les pires sévices morales. Son frère qui vivait avec nous, dans notre demeure conjugale, m‘a même brandi un couteau à la figure. J‘étais la proie facile de tous ces tortionnaires qui usaient de leur autorité pour me faire subir les plus humiliantes des maltraitances. Après mon divorce, mon mari, m‘ayant chassée de la maison, a voulu m‘ôter la garde des enfants. Je me suis retrouvée à la rue, confrontée à tous les maquereaux et les pervers, mais j‘ai continué à lutter contre l‘autorité abusive de mon ex-époux pour avoir la garde de mes enfants. Aujourd‘hui, je me retrouve ainsi que mes enfants hébergés au centre Darna après avoir fui la violence de mon ex-mari. je ne baisserais jamais les bras contre l‘injustice du père de mes enfants, insensible et inhumain et ce n‘est point le poste qu‘il occupe qui va me dissuader d‘aller jusqu‘au bout de ma lutte dans le recouvrement de ma dignité », confie Linda avec rage.

Aujourd‘hui, elle compte entamer bientôt une procédure judiciaire contre son ex-époux pour recouvrer tous ses droits et ceux de ses enfants. Linda n‘espère qu‘une chose : Que la loi tranche dans cette affaire et accorde à cette victime de violence ainsi qu‘à ses enfants leurs droits élémentaires à une vie digne. « Est-ce trop demander » ?

Un certain 14 juillet 2001

Les martyres de Hassi Messaoud

C’était un 14 juillet 2001. Une date sombre et symbole de tous les cauchemars de la femme algérienne. En effet, l’innommable a été commis dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 juillet 2001. Et pour cause, un groupe d’individus munis d’armes et de haine s’est attaqué lâchement et sauvagement à des femmes, vivant seules, travailleuses et sans défense à Hassi Messaoud. Sans aucun motif apparent, des dizaines de femmes ont été battues, violées, dénudées, traînées dans la rue, leurs demeures dévastées et leurs effets personnels pillés. Ces femmes qui travaillaient durement. La plupart d’entre elles étaient employées comme femmes de ménage au sein des compagnies pétrolières. Ce quartier était devenu, en l’espace d’un soir, la cible d’un assaut de pas moins de trois cents hommes criant « Allah Akbar » ponctués de slogans et d’insultes haineuses à l’égard de ces femmes accusées à tort de prostitution et de tous les vices imaginables. 17 femmes ont été rouées de coups, et jetées nues dans la rue. L’une d’elles a même failli être enterrée vivante dans un cimetière et n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention des policiers. Mais le pire a été réservé à trois jeunes filles originaires de Tiaret qui ont été violées par plus d’une soixantaine d’hommes sur la terrasse d’une maison de ce quartier immonde.

le 28/04/2008
Impression

6 Messages

  • 28 avril 2008 16:22, par Jean CEMELI

    Je sais bien que l’horreur fait partie du moi mais là ...ce n’est même pas pensable : "la misère du monde n’est pas de dimension humaine" (Coluche)...alors qu’on devrait tous dire : " J’aime les filles...." (Dutronc)
  • 1er juin 2008 00:02, par Ton ami mus

    Allez Abdou ! Tu dors ou quoi ! Ecris nous encore des nouvelles. Tu ne vas pas encore nous abandonner. Allez Abdou Allez...
  • 23 juillet 2008 13:55, par Nabéla

    Les femmes sont la proie facile pour des personnes faibles psychologiquement.
    Mais nous sommes combatives et pleines de ressources alors même si cela est pénible il faut continuer le combat.
    N’oublions pas que nous sommes toutes responsables de l’éducation des hommes de demain... Alors levons la tête et n’acceptons plus, par facilité ou par peur, de continuer à vivre sous cette autorité mal saine...
    Pour ma part, j’ai la chance de vivre en France et donc d’avoir une justice plus "égalitaire". Pour autant, même ici le combat est rude et trop de femmes se soumettent en espérant que les choses changent... Mais, si on ne décide pas d’agir rien ne changera...
    Battons nous au moins en l’honneur de celles qui risquent chaque jour leurs vies et pour un monde meilleur ...
  • 3 janvier 2009 00:05, par Fatma

    Le jour où le statut de la femme sera égal à celui de l’homme, alors ce pays gagnera sa dignité mais aujourd’hui pour moi les mentions "démocratique et populaire" portées sur mon passeport, c’est de la foutaise !
    IL FAUT ABOLIR CE SATANE OUI SATANE CODE DE LA FAMILLE !
    Ceux qui violentent les femmes ou portent atteinte à plus faible qu’eux, ne sont pas des hommes.
  • 1er février 2011 16:55, par farah adjoude

    bonjour ! voila je suis une jeune fille algérienne (telemly) ,19 ans l’ainé de 3 enfants 4 ,13 et15 ans, qui doit présenter son baccalauréat cette.
    je suis rester a la maison depuis 13/01/2011.ma phobie social se développe de plus en plus :peur persistante te intense d’une ou plusieurs situations sociales peur du contacte avec des gens non familiers, exposée à l’éventuelle observation attentive d’autrui ,discours intérieur fort négatif , peur de paraitre idiote ou d’être humiliée, rejetée ou me vouloir du mal ,mieux vaut être seule passer inaperçu ;je doit tout faire de façon parfaite sinon je me blâme,et j’angoisse ca me stress, je lute contre des pensés ,je veu m’abandonner voir disparaitre car on m’éloigne de mes objectifs , je sais ce que je veux étudier me cultiver ,carrière sportive judo être épanoui vivre mon age être sociable car je tourne dans un cercle vicieux .
    les cause : mes parents me trouvent toujours dans les situation difficiles depuis mon jeune age .à 8 ans je m’occuper de mon frère lorsque il travaillent frère de la maison puis les deux autre ...et plus je grandi plus les taches ce multiples c’est normal mais le ik c’est que celle de ma mère s’invite chez moi, elle ce contente de faire à manger faire le ménage de temps a autre mais jamais avant de faire une scène ( personne ne fait rien dans cette maison.. fainéants ...) c’est vrai que mon père ne l’aide pas ( les enfant chez le dentiste ou médecin ma mère !la morale c’est elle !...)mais je ne peu pas abandonner ma vie pour tout faire à ca place (tellement qu’elle ne compte que sur moi elle à fini par m’ envahir si j’ai pas le temps pour laver la vaisselle elle boude alors je Lesse mes devoirs et je les lave , elle me dit va tes étude avants mes vu son comportement !!! ou bien ses taches s’accumule alors je les prend en charge pour éviter sa crise qui me perturbe aussi mes frères et ma sœur je les aide à faire leur devoir ,je leur fait la moral sur tout mon petit frère 4 ans elle le rejette lorsque elle est fatiguée ,mais elle est tout le temps fatiguée, mon père est la pour faire des remarque sauvant après celle de ma mère aussi elle préfère que je reste à la maison à faire je ne sais quoi plus tôt que d’aller au sport moi qui veu faire carrière (c’est trop demander ?)donc la plus pare du temps je fait le grand ménage je lave le linge (remarque : le mien depuis toujours) j’aide mes frère, un truk bouché je répare il n’a pas de souci je fait le travaille tous et tout le monde se la coule douce se détend et moi je soufre en silence entouré mais toute seule ;je m’isole au lycée car je suis tt le temps pensive misérable , je cours après la montre pour enfin étudier et pratiquer mon sport car c’est mon seul ami il m’aide à décompresser et à découvrir des chose intéressante( développer mon intelligence ma mémoire ma concentration)
    je ne peu pas affronter mes parent car j’ai essayer et avec souplesse mais rien à faire ca fini toujours mal des gifles des …alors je m’abandonne je m’isole de plus en plus je me brule...
    mais je veu m’en sortir car cette ambition me tue.
    alors je vous prie et prie de bien vouloir m’aider à trouver une famille( enivrent de telemly car je suis au lycée saint Élisabeth) qui peu m’accueillir que 5 mois le temps de passer mon bac si il le faux un notaire me feras signer un papier officielle dont il sera écrit que je rendrai leur bien. Ou un centre
    merci de bien vouloir prendre on considération mon appel a l’aide provisoire je vous prie .
    merci .