STRIP-TEASE D’UNE POLICE MUNICIPALE
"Strip-Tease" est une très bonne émission, dont le concept
d’origine est Belge.
Dimanche 30 mars 2008 à 23h10, nous avons eu droit à un document
exceptionnel proposé par France 3, avec comme titre du magazine : "Police
et polissons".
Ce document faisait apparaître le rôle illégal, voire anormal,
tenu par le Chef de la Police Municipale de l’ancien Poste de la ville
de Yerres (91)... avec la complicité de ses adjoints, ainsi que de celle
des parents du jeune garçon concerné et de tiers malveillants.
Cette commune de l’Essonne fait partie de la banlieue parisienne
un peu bourgeoise qui comporte plus volontiers de petites résidences que
de grands ensembles et on nous montre, à travers le reportage, le
parcours chaotique de deux jeunes garçons. Corentin et Gianni ne sont
pas des voyous, seulement des jeunes gens un peu paumés, déscolarisés et
laissés à l’abandon par leurs parents.
A l’époque du tournage, A. L. est le Chef de la Police
Municipale de Yerres. L’homme se comporte comme un véritable Shérif tout
puissant, qui se croit encore au Far-West, et décide de jouer à
l’éducateur aux gros bras en remettant Corentin et Gianni dans le droit
chemin. Pour cela il se fait aider de son adjoint principal Djamel et
d’autres collègues un peu cow-boy.
Le Chef A. L. est filmé, à plusieurs reprises, en train
de s’adresser aux jeunes. L’homme et ses collaborateurs sont vulgaires,
violents... et surtout totalement incompétents en matière d’éducation.
Une seule devise pour ces sinistres individus : "Éduquer par la force".
Mais le pire d’entre eux reste bel et bien A. L. qui emploie une
méthode plus que musclée pour faire entendre raison à ces jeunes qui ont
plutôt besoin d’autres repères que cette violence légalisée par le port
d’un uniforme que cet homme sali. Les propos d’A. L. constituent
les infractions de harcèlement moral et persécution avec cruauté
mentale, associées à des violences physiques et des menaces de
corrections... un vrai lavage de cerveau qui fait peur et qui pourrait
conduire ces jeunes gens jusqu’au suicide. Il est impossible de se faire
respecter lorsqu’on prétend détenir une forme d’autorité, puis agir
ainsi. Ce n’est pas de la prévention, mais juste de la dissuasion avant
la répression... cela n’a plus rien à voir avec l’éducation ou le
travail de socialisation. En entendant cet abruti "gueuler" sur ces
jeunes gens, on avait l’impression de revoir les pires scènes du film
’Full Métal Jacket" ou cet instructeur de Marines américains aboie sur
les jeunes recrues en poussant l’un d’eux a tuer ce Chef immonde, avant
de se donner la mort par arme à feu.
A. L. fait régner la terreur et s’en prend plus
volontiers à Gianni en le poussant jusque dans ses derniers
retranchements, en le rabaissant au plus haut point et en l’humiliant
constamment par des insultes qui lui font perdre confiance en lui... car
lorsqu’on s’entend dire tout le temps qu’on est un con, on le croit !
Le Policier, qu’il appartienne à la Police Nationale ou à la
Police Municipale, n’a pas pour mission d’éduquer... ce rôle étant
réservé aux Travailleurs Sociaux qualifiés.
Lorsqu’on rencontre des énergumènes comme ceux-là, on comprend
mieux pourquoi la plus grande majorité des Maires de France ne veut pas
armer cette Police mal formée qui n’en est pas une... où sont passés nos
bons Gardes-Champêtres d’antan qui couraient après nos chiens, nos chats
et nos poules.
On n’éduque pas en intimidant et en cognant, mais en aimant, en
écoutant et en comprenant sans cautionner... ce qui permet de mettre en
place un projet pédagogique adapté à chaque cas. Le dialogue est un
échange qui se fait dans le calme et en bonne intelligence... un
monologue imbécilement autoritaire ne peut déboucher que sur un
renfermement de l’individu qui ne pense plus qu’à se venger de son
bourreau.
Pourquoi A. L. va même jusqu’à imposer à Gianni un stage
dans une entreprise de sécurité dirigée par un homme au profil militaire
à la limite de l’illettrisme et qui n’a que pour seul credo deux
articles puants dont le premier dit que le chef a toujours raison et le
second prétend que si le chef à tort... il y a lieu de se reporter à
l’article 1 (quelle sinistre idiotie !).
Dans ce reportage filmé, il y a assez d’éléments pour conduire
ces brutes épaisses moyenâgeuses devant un Tribunal qui les condamnera à
coup sûr.
Mais rassurez-vous, cet ignoble A. L. a été licencié en
septembre 2007 par le Maire de cette commune qui réprouvait les méthodes
de ce Chef de la Police Municipale qui ne correspondaient en rien aux
missions qui incombent à cette Police qui est directement placée sous
l’autorité du Maire.
Merci à Monsieur le Député-Maire de Yerres, Nicolas
Dupont-Aignan, pour cette juste décision qui ne doit pas empêcher les
poursuites judiciaires.