Algérie : Mères célibataires, coupables et condamnées : l’urgence d’une loi

Algérie : Mères célibataires, coupables et condamnées : l'urgence d'une loi

Le thème des mères célibataires au sein de notre société régit par le diktat du silence est un sujet d’une importance capitale qui prend notamment une ampleur considérable. Evoquer le sujet en toute ouverture en touchant aux angles les plus négligés, n’est-il pas tenter de mieux le cerner pour mieux lui trouver des solutions radicales ?

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Au sein de l’établissement Diar Errahma de Bir Khadem, dans une chambre assez spacieuse du pavillon réservé aux mères célibataires et qui compte 24 chambres dont la capacité d’accueil de chacune est de 3 à 4 personnes, quatre jeunes femmes étaient en train de vaquer à leurs occupations journalières. L’esprit tourmenté par le poids de la souffrance, ces femmes avaient pour trait commun la même détresse, une détresse profonde et insupportable dans un contexte rigoriste. En effet, les quatre femmes étaient toutes des mères célibataires qui trimballaient avec elles chacune une histoire et une souffrance terrible.
Livrées à elles-mêmes, contraintes d’affronter et d’assumer une réalité des plus dures, ces jeunes femmes se sont retrouvées hébergées dans ce centre d’accueil étatique qui leur offre une prise en charge pluridisciplinaire à compter du 7e mois de la grossesse.

Elles consultent régulièrement le service de psychologie, nourries, logées, suivies par un gynécologue, cadrées par des éducateurs qui leur assurent des formations en couture et autres. Elles attendent aussi la délivrance qui n’en est pas une, puisqu’une fois le bébé mis au monde, une longue et interminable lutte contre toute une société s’impose.
Pourquoi me suis-je rendue dans ce centre ? L’idée de faire un travail plus approfondi sur le vécu troublant des mères célibataires au sein de notre contexte social me caressait l’esprit depuis longtemps. Certes, cette frange de la société largement marginalisée, est victime d’une sévère condamnation sociale qui lui vaut une condition d’existence misérable. Son statut est flou au sein de notre communauté, ce qui nécessite réellement que l’on se tourne vers la question par l’analyse minutieuse.

Le motif de ma visite au centre était en réalité le placement d’une jeune mère-fille âgée de 25 ans enceinte de 8 mois. En relation depuis 7 ans avec un homme qui lui a promis monts et merveilles, Nadia s’est retrouvée seule face à une grande responsabilité. Délaissée par un géniteur qui a fui lâchement sa responsabilité, épaulée par ses fidèles copines qui n’ont pas hésité à lui porter assistance, elle a décidé d’achever le dernier mois de sa grossesse dans un centre d’hébergement pour éviter un scandale que lui a évité jusqu’alors sa grossesse imperceptible.

Nadia se trouve actuellement, comme de nombreuse jeunes femmes algériennes, envahie d’incertitudes, confrontée à une situation ardue empreinte de confusion. Comment réagir lorsqu’on se retrouve enceinte, dans un contexte intolérant, contrainte d’endosser la responsabilité d’être précocement mère et devoir de surcroît trouver un moyen pour se tirer d’embarras avec un minimum de dégâts. Quel avenir nous réserve le destin ? Comment affronter les autres ? Qu’adviendra-t-il de l’enfant ? Comment supporter la fuite abjecte de l’amant qui promettait tant de bonheur auparavant ? Comment assumer sa responsabilité ?
Le thème des mères célibataires au sein de notre société régit par les diktats du silence est un sujet d’une importance capitale qui prend notamment une ampleur considérable.

Evoquer le sujet en toute ouverture en touchant aux angles les plus négligés, n’est-il pas tenter de mieux le cerner pour mieux lui trouver des solutions radicales ?

Les avis divergent sur le thème entre la société qui condamne, les associations féministes qui luttent pour faire reconnaître la part de responsabilité importante du père et qui appellent à l’urgence de l’instauration de lois qui défendent les droits de la maman ainsi que du gosse né sous le statut de X et des victimes qui souffrent en silence.
En matière de statistique, en 2007, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale a révélé que quelque 3000 enfants « illégitimes » naissent chaque année en Algérie. Il a également annoncé que la moyenne d’âge des mères célibataires est de 18 ans. Elles sont accueillies principalement dans les centres spécialisés de Diar Errahma, alors que 19 pouponnières accueillent les enfants abandonnés âgés de 0 à 6 ans. Ces chiffres, encore une fois, loin de refléter la vraie gravité du problème passée sous silence témoigne de l’ampleur de la situation.
La responsabilité du géniteur.

Lorsque en 2006 un député s’est adressé au ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale en attaquant les mères célibataires et en appelant à leur flagellation en guise de punition du délit de l’entretien des relations sexuelles extra-conjugales, faisant preuve d’un radicalisme religieux, l’élu du peuple a omis de citer la part du géniteur, car scientifiquement parlant et jusqu’à preuve du contraire, la conception d’un bébé est l’œuvre de deux acteurs, l’homme et la femme. Cependant, dans notre société tous les regards sont braqués sur la femme alors qu’à aucun moment l’homme, autant responsable que la fille, n’est cité. Pourquoi cette injustice flagrante ?

Le même député, qui prétendait ne parler qu’au non de la chari’a semble oublier que l’islam préconise la même punition pour le même délit quel que soit le sexe de l’auteur. Qu’est-ce qui explique alors cet arbitraire outrancier ? N’est-ce pas là une preuve de machisme déclaré ?
Ne faut-il pas au lieu de juger si sévèrement une mère célibataire, l’aider à affronter sa condition en la protégeant contre l’injustice sociale ? Et puis, n’est-il pas indispensable de rediscuter le statut de l’homme, responsable à son tour ?

L’abandon de l’enfant, une décision pénible.

L’abandon de l’enfant n’est point une décision facile à prendre dans le cas d’une mère célibataire, mais dans une grande partie de cas cette perspective s’impose à la mère même si au départ elle s’entête à vouloir garder son rejeton. En effet, être seule et avoir à sa charge un enfant issue d’une relation clandestine n’est guère une sinécure au sein de notre contexte, ce qui rend la vie difficile à la mère. Si dans certains cas, des mères célibataires ont pu regagner la demeure familiale après avoir accouché, leur réinsertion s’est faite au prix de l’abandon du bébé, témoin d’un grave délit.

Le cas de Souad, une jeune fille originaire d’Alger, âgée de 22 ans est un exemple on ne peut plus illustrateur. Cette jeune personne qui, après avoir découvert tardivement sa grossesse, a recouru aux soins de sa mère, laquelle n’a pas tardé à mettre au courant son fils. D’un tempérament calme et raisonnable, le frère faisant preuve de maturité face à la dure réalité se renseigna sur les centres pour mères célibataires afin de placer sa sœur et éviter le scandale. L’abandon du bébé était la condition sine qua non, avant de retourner à la maison. Peu de temps après, l’enfant fut adopté et la mère fille fut mariée à un homme qui ignorait tout de son passé.

Mlle F. Salmi, sociologue, affirme que la perspective de l’abandon de l’enfant, douloureuse épreuve pour la mère et frustrante étape pour le bébé, est souvent l’unique échappatoire, car il est impossible pour une femme seule de lutter contre un contexte social répressif qui lui ôte tout droit à une existence digne. Reconnue coupable, elle ne peut que se plier à la volonté des siens. « Nous, dans notre tâche d’accompagnement social, déclare la sociologue, préférons que la mère fasse le bon choix et au vu des difficultés que peut rencontrer une mère fille, nous préférons assurer une vie décente au gosse au sein d’une famille d’accueil puisque la majorité des enfants finissent par être adoptés. La femme se libère ainsi d’une lourde charge. Seulement, il existe, faut-il préciser, des cas où la maman parvient à récupérer son gosse, le faire reconnaître par le père ou dans quelques cas, quitter le domicile familial et prendre seule la responsabilité de son bébé. Nous intervenons toujours selon le contexte et la spécificité de chaque cas, mais notre objectif est de respecter et l’intérêt de la mère et celui du gosse. »

Mères célibataires, l’urgence d’une loi

Mme Maaskri Nouria, avocate près la cour d’Alger, n’a pas hésité à évoquer l’absence de lois qui protège la mère célibataire ou lui accorde un quelconque droit. « Aucune loi n’évoque le statut de la mère célibataire ni dans le code de la famille, encore moins dans la constitution. Cela est dû entre autre à la honte qui entoure le tabou ainsi que l’application de la Charia qui ne donne aucun droit aux enfants nés sous X, ni aux mères filles.

Concernant la reconnaissance paternelle par l’accomplissement du test d’ADN, notre interlocutrice, s’appuyant sur l’article 40 du code de la famille, ajoute que « le test d’ADN n’est appliqué que dans l’unique cas ou le couple marié voudrait confirmer la paternité de l’enfant. Le cas échéant, c’est-à-dire en l’absence de contrat de mariage ou de la Fatiha et en se référant à la chari’a, la maman n’a aucun droit pour emmener le père illégitime à reconnaître le gosse. »

Les mères célibataires, selon notre interlocutrice, continuent à être stigmatisées par la société, leur enfants, nés sous X, n’ont aucun droit et parfois, même pas de noms et ceci à cause de l’injustice qui apparaît déjà clairement dans le code de la famille qui institutionnalise une sous-citoyenneté des femmes. « Traiter radicalement ce fait sociétal passe, d’abord, par l’initiation de larges campagnes de sensibilisation visant à faire dissiper les préjugés sur ces victimes, à instaurer une communication familiale notamment, à appeler à une éducation sexuelle et inciter à une révision du code de la famille dans lequel des lois claires qui protègent la mère fille ainsi que son enfant doivent être adoptées », poursuit Mme Maaskri Nouria.

Les centres d’accueil, un refuge

Le centre Darna est l’un des rares centres d’hébergement de filles mères en Algérie. Ce centre de prise en charge de femmes victimes de violence et du code de la famille apporte une aide sociale, psychologique et juridique aux victimes.

Mme F. Salmi, sociologue chargée des fonctions d’assistance sociale et d’écoute au niveau du centre Darna, estime que le sujet des mères célibataires n’est pas nouveau au sein de notre société, mais son ampleur est dû à la culture du silence qui régit les rapports sociaux ainsi qu’à la défaillance de la communication au niveau de la cellule familiale. « Le changement qui s’est opéré au niveau de la société, la libération des mœurs, la précocité des rapports sexuels, le manque criant d’éducation sexuelle, sont entre autres facteurs qui favorisent la propagation de ce fait social face auquel il est urgent de réagir par l’adoption de solutions efficaces, comme l’instauration d’une loi qui protège la maman et son rejeton. La famille, aujourd’hui démissionnaire, est appelée à remplir son rôle dans l’accompagnement de sa progéniture et d’entretenir un terrain de communication susceptible de protéger les enfants de tous les dangers. »

Les mères célibataires continuent à être stigmatisées et condamnées dans notre société, leurs enfants nés sous X sont encore moins à l’abri. Face à un problème sociétal pareil, il devient urgent de réfléchir à l’adoption de lois pour la protection de cette frange marginalisée et de bannir tous les préjugés qui retardent toutes formes d’évolution au sein de notre société.

le 19/03/2008
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7 Messages

  • 19 mars 2008 09:52

    Cet article ne me surprend pas. Il est la triste réalité d’une Algerie en voie de la regression et de la negation. La cause : cette shariaa (en verité l’islam), en déphasage avec la modernité (ennemie jurée de cette meme shariaa). Pauvre femme, 100% vagin.

    • Vos oeuillères sont décidément bien vissées et vos idées bien arrêtées ! Tout coule de source : l’islam est bien entendu la cause de tout ce qui ne va pas dans le monde, n’est-ce pas ? C’est le coupable tout désigné, l’explication parfaite et toute aisée.
      Vous semblez privilégier la facilité et le simplisme primaire qui permet de pouvoir paraitre à la fois un peu intelligent et à la page. Après tout, c’est tellement rassurant de sentir qu’on partage les mêmes idées que tout le monde !
      Je vous comprend, mais en réalité vous ne faites que reproduire les discours ambiants qui vous ont été tellement rabachés - par battages médiatiques interposés - que vous avez fini par les intégrer en pensant que c’est cela la « seule-vraie-vérité » !
      Sachez que la société algérienne n’est pas la société française ni afghane, saoudienne, togolaise ou finlandaise. A l’instar de toutes les autres, la société algérienne possède ses propres codes culturels et ses traditions qui, soit dit en passant et au risque de vous décevoir, n’ont pas forcement des liens directs avec l’islam en tant que religion. Sinon, comment pouvez vous expliquer les grandes différences qui existent entre des sociétés, pourtant toutes musulmanes, telles que celles de l’Arabie Saoudite, de la République islamique d’Iran (où la soit-disant « charia » est appliquée) et de l’Algérie ?
      Les phénomènes sociaux, comme celui abordé par l’article ci-dessus, existent depuis la nuit des temps et dans presque toutes les sociétés qu’a connu l’humanité. Leur étude et leurs causes peuvent obéir à une multitudes de facteurs de différents ordres... et dans ce cas précis si vous êtes capable de prouver, de façon scientifique, l’affirmation que vous avancez avec autant de simplisme, la communauté des chercheurs dans ces domaines vous serait certainement très reconnaissantes !

      • Merci pour la reponse. Et je respecte votre opinion. Simpliste ? peut etre, si vous voulez. Je vous l’accorde. Mais realiste et moins hypocritement correct. Mon opinion "incorrecte" decoule d’une realité, vue et sue par tout le monde.
        Qui blocque l’emancipation des femmes algeriennes ? Les lois coraniques ou les lois republicaines ? (Il faudra aussi definir le sens du mot Emancipation, vue par l’islam et par les lois humaines)
        Le code de la famille, en algerie, ne s’inspire-t-il pas du coran ?
        Qui exige la virginité lors du mariage ?
        A quel age, les femmes se mariaient-elles il y a juste une cinquantaine d’années ?
        Pourquoi le temoignage d’une femme vaut moins que celui d’un homme ?
        Pourtant, au tribunal, la punition reste la meme pour les deux.
        Pourquoi la femme, pourtant majeure, doit avoir un tuteur, pour se marier.
        Pourquoi, en l’absence du mari, une femme ne peut representer son mari (autorisation parentale pour l’ecole....c’est mon cas par exemple)
        Pourquoi la femme n’herite pas de la meme part égale que celle de son frere male ?
        Pourquoi la femme est répudiable facilement, selon la volonté de l’homme, et que la femme peut difficilement demander un divorce ?
        Pourquoi l’islam donne -t-il le droit au mari de battre sa femme ?
        Pourquoi le prophete interdit à une société, nation, musulmane, d’etre gouvernée par une femme ? Pourtant Mohamed a eu plusieurs femmes (dont Aisha de 9 ans)
        Il y a 14 siecles, et meme recemment, c’etait acceptable et meme comprehensible car la femme dependait, economiquement, entierement de l’homme. De nos jours, la femme peut se passer largement de l’homme. Mieux encore, elle le nourrit et le protege meme. Aujourd’hui, ces lois coraniques sont caduques. La femme s’affirme et confirme son autonomie donc son independance.
        L’ijtihade qui consiste à "arrondir" les angles pointus de certaines regles coraniques, ne se pratiquent plus depuis des siecles autrement, l’islam serait lui aussi "remanié" et adapté au temps actuel.
        NB :
        "l’islam est bien entendu la cause de tout ce qui ne va pas dans le monde" : ne me faites pas dire ce que je n’ai pas ecris. Nous parlons de la condition de la situation de la femme algerienne, par extension à la femme musulmane. Limitons-nous à ce sujet.
        "Sachez que la société algérienne n’est pas la société française ni afghane, saoudienne, togolaise ou finlandaise. A l’instar de toutes les autres, la société algérienne possède ses propres codes culturels et ses traditions..." : Heureusement. Ceci signifit que la shariaa n’est pas completemnt appliquée et qu’il existe une certaine resistance culturelle locale dont se chargent les nouveaux predicateurs. A chacun son islam quoi. Ce qui n’est pas valable dans un pays, peut etre valable dans un autre. Chacun adapte l’islam à sa culture, donc à ses interets . Pourtant, il n’y a qu’un seul islam et les meme hadiths pour tous.
        Je suis algerien et je vie toujours en Algerie. Je suis marié, j’ai 2 filles et 4 soeurs universitaires. Je sais de quoi je parle. On aura beau discuter sur ce sujet, on butera toujours sur le coran et les hadiths. C’est clair , net et precis. Je ne defend pas l’indefendable. L’islam n’est pas un self service. On prend ce qui nous convient et on laisse le reste. L’islam est par definition une Aaquida avec Dieu, c’est à dire un contrat, Soit on respecte toutes ses clauses ou bien ce n’est pas la peine.
        Je compatis entierement avec ces meres celibataires et je respecte la douleur, la souffrance. Elles sont victimes des hommes, coupables-innocents, car eux-meme victimes des lois qu’ils ont herité d’un autre age.
        Pour terminer, un musulman qui ne pratique pas la sharia est un mauvais musulman, ou pas du tout. Et j’en suis un.
        Amicalement

        • je suis une mère célibataire, algérienne, pour répondre au premier monsieur qui vous a répondu sur le matindz.com, je pense que nous accordons trop d’importance au trucs superficiels genre virginité et comment une femme mère célibataiure peut se l’a refaire pour se marier. permettez moi de dire qu el’hypocrisie et le mensonge qui règne dans la sociétét algérienne sont inouis. comment exiger d’une femme une virginité lorsque monsieur passe son temps à papilloner ? lui n’est pas vierge , la question n’est même pas posé. les hommes algériens, veulent qu’en leur mentent
          quelques gouttees de sang verser lors du premier rapport sexuel suffisent elle pour témoigner de la bonne cponduite d’une femme
          non heureusement la chirurgie plastique est venue prouver à ses mâles, source du mal, que rien n’ets impossible avec la science. assumez messieurs !

          • bonjour rime je suis tout a fais d’accords avec toi car dans notre societe les gens sont devenu trop hypocrites car une fille qui a perdu sa virginite peu pour quelques dinars la refaire (hymenoplaste) ou peut etre trouver quelques gouttes de sang pour les verser sur la chemise de noce au 1 premier rapport sex mais ne cherchent pas a comprendre ce que cette malheureuse etre humain veut ou est ce que cet homme est aussi vierge malgre que j’ai 45ans et non marie je crois si un jour je deciderai je me marierer avec une fille non vierge l’essentiel ce qu’elle m’aime vraiment pas pour que les gens ne disent pas qu’elle est veille est pas marie ou plutot leurs montrer le sang de la chemise d’ailleur meme a l’islam c’est peche de parler ou de montrer les trucs intime entre un couple.
            donc laisser les gens vivre et faire ce qu’ils veulent car dieu seul qui puni et pardonne et personne n a reserve sa place au paradi nous somme tous des etres humains faible on se trompent mais les gens de l’algerie et je ne dirais pas le peuple car nous ne somme pas un peuple car on ai toujours a cote du plus fort .
            tres chere rime que dieu vous aide pour grandir ton fils ou ta fille et si tu as besoin de quelque chose matyeriel ou un soutien moral je suis et je serai a cote de vous et ce n ai pas du mensonges je te jure devant dieu tous puissant je suis erieu et tres sincer.
            bon courage et soit forte ne baisse pas les mains car la fille algerienne est ma soeur ma mere ma coupine est je ne laisserai aucun qui ce soit lui faire du mal car elle est toujours MAHGOURA mais dieu et son prophete mohamed(صلعم) a libere la femme voila j’ai diss bien ce qu’etais dans mon coeur sans rancune pour personne mais avec honnettete et sans hypocrisie .

        • Pour l’information du premier et du 3eme intervenant, voici le début d’un texte de Assia Djebbar publié aujourd’hui même sur le site du Matin DZ :
          Assia Djebar : « Cicatriser mes blessures mémorielles… »
          le 31 Mars, 2008
          Dans mon enfance en Algérie coloniale (on me disait alors « française musulmane »), alors que l’on nous enseignait « nos ancêtres les Gaulois », à cette époque justement des Gaulois, l’Afrique du Nord (on l’appelait aussi la Numidie), ma terre ancestrale, avait déjà une littérature écrite de haute qualité, de langue latine.
          J’évoquerai trois grands noms : Apulée, né en 125 apr. J.C. à Madaure, dans l’Est algérien, étudiant à Carthage puis à Athènes, écrivant en latin, conférencier brillant en grec, auteur d’une œuvre littéraire abondante, dont le chef-d’œuvre, l’Âne d’or ou les Métamorphoses, est un roman picaresque dont la verve, la liberté et le rire iconoclaste conservent une modernité étonnante. Quelle révolution ce serait de le traduire en arabe populaire ou littéraire, qu’importe, certainement comme vaccin salutaire à inoculer contre les intégrismes de tous bords d’aujourd’hui. Quand à Tertullien, né païen à Carthage en 155 apr. J.C., qui se convertit ensuite au christianisme, il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, dont son Apologétique, toute de rigueur puritaine. Il suffit de citer deux ou trois de ses phrases qui, surgies de ce IIe siècle chrétien et latin, sembleraient soudain parole de quelque tribun misogyne et intolérant d’Afrique. Par exemple, extraite de son opus Du voile des vierges, cette affirmation : « Toute vierge qui se montre subit une sorte de prostitution ! » et, plus loin, « depuis que vous avez découvert la tête de cette fille, elle n’est plus vierge tout entière à ses propres yeux ». Oui, traduisons-le vite en langue arabe, pour nous prouver à nous-même, au moins, que l’obsession misogyne qui choisit toujours le corps féminin comme enjeu n’est pas une spécialité seulement « islamiste » !
  • 7 avril 2012 17:59, par djams

    bonsoir voila je suis touché vraiment sur se sujet concernant les méres celibataire mais je peux aidé nadia si elle veux accptér pour un mariage hallal moi je suis divorcé son enfant et je veux bien refaire ma vie avec elle dans le respet et la confiance si elle est d’accord elle m’envoie un simple méssage et elle me laisse son numéro de telephone et je vais appler et cest trés serieux .