La Sarkophilie, c’est bientôt fini !

La Sarkophilie, c'est bientôt fini !

Plus on avance dans le temps et plus il est facile de se rendre
compte que notre pauvre France est devenue la République des nantis,
mais qu’on se rassure dans les chaumières... c’est bientôt fini !

💡 Vous aimez cet article ?
Partagez-le. Le Mague vit aussi grâce à ses lecteurs.

L’actualité récente nous prouve, si besoin est, que ceux qui
nous dirigent se moquent de nous en permanence... il n’y a qu’à voir ce
que les dirigeants de l’Entreprise Turbomeca proposent à leurs ouvriers
afin que ces derniers renoncent définitivement à faire grève en signant
un engagement écrit contre une prime de 1000 euros (France 2 Journal de
08h00 dans l’émission "Télématin" du 20/02/2008). Un peu plus loin dans
la journée, pour celles et ceux qui lisent le "Canard Enchaîné", on
découvre que Gérard Gaudron (Député-Maire d’Aulnay-sous-Bois, là où le
peuple des banlieues crève de faim) percevait indûment l’assurance
chômage, dont environ 1500 euros par mois... mais il paraît que c’est
une erreur de l’Assédic... Monsieur le Député aurait voulu rembourser,
mais visiblement l’Etat n’a pas repris cet argent... alors que mon fils
a été sommé de rembourser un trop perçu insignifiant de la C.A.F. 92,
avec menaces de poursuites.

Rien n’est fait pour mettre à l’honneur le travail de l’ouvrier
qui perd sa vie à vouloir la gagner et qui trime dur, dans son usine qui
va peut-être fermer demain. Sans ces braves ouvriers français qui
coûtent, dit-on, beaucoup de pognon à leurs patrons... que deviendrait
la France ? Sûrement un Pays où il n’y aurait plus d’usines... donc plus
de vie, puisque ces "salopards" délocalisent en Chine... là où les
ouvriers se contentent d’un salaire de 200 euros par mois (pour les plus
riches), ainsi que d’une soupe chinoise chaude garnie généreusement de
pâtes.

On nous dit que tout va mal, que la France est en déficit, que
les caisses de l’Etat sont vides et que certaines Entreprises vont
devoir licencier du personnel pour s’en sortir.

L’heure est aux bilans de l’année 2007 et en faisant les
comptes, on s’aperçoit que tout ne va pas si mal et que les grands
patrons "Sarkophiles" s’en foutent plein les poches pendant qu’ils font
crever leurs ouvriers. Regardez les bénéfices monstrueux du Groupe
Total (grand pollueur de nos côtes Bretonnes), sans oublier nos
constructeurs automobiles comme Peugeot ou le Groupe L’Oréal... parce
qu’il le vaut bien ! Les actionnaires bénéficiaires applaudissent à tout
rompre pendant que l’ouvrier compte ses centimes d’euros pour savoir
s’il pourra encore s’acheter une baguette de pain en fin de mois.
L’Empereur "Sarko 1er", qui aime les usines et les ouvriers,
sort à peine de chez Arcelor qu’on apprend que ce Groupe a fait 7,5
milliards de profit en 2007, mais que pas un kopeck ne sera versé pour
mettre fin aux licenciements massifs de l’usine de Gandrange qui devrait
fermer prochainement.

On ferme des usines, on supprime des emplois, on réduit les
effectifs en ne remplaçant pas les départs en retraite, on demande aux
gens de travailler plus et d’être polyvalents, on jongle avec des
contrats précaires, on embauche aussi vite qu’on débauche des
intérimaires, on prend les travailleurs pour de la "merde" et on
souhaiterait en haut lieu que le peuple soit heureux et souriant puis
qu’il se taise et travaille pour une bouchée de pain en s’excusant
d’être pauvre et en remerciant le patronat pour l’idéal de vie qu’il
nous offre.

A qui profitent les profits ?... sûrement pas aux ouvriers
laborieux dont le travail permet l’enrichissement des exploiteurs du
peuple.

Nos politiciens nous mentent, nous volent, nous roulent dans la
farine et se nourrissent sur notre dos comme les puces le font sur le
dos d’un chien. On nous rit au nez, on nous méprise, on nous snobe, on
nous bafoue et on nous brosse l’anus pour nous avilir un peu plus. Les
classes moyennes sont plus pauvres aujourd’hui qu’hier et le seront
davantage demain... pendant que les plus aisés sont de plus en plus à
l’aise !

Nous sommes devenus les esclaves des temps modernes, des forçats
dont les lieux d’emplois ressemblent au bagne de Cayenne... quand
allons-nous nous rebeller pour redevenir des "Papillons". Tout est mis
en œuvre pour nous détruire un peu plus chaque jour, en nous entraînant
vers les emprunts puis la Banque de France et ses plans de
surendettement... et quelques fois jusqu’au suicide ! On se bat pour
élever nos enfants, les faire manger, payer nos dettes, nos impôts
jusqu’à n’avoir même plus l’énergie de se révolter. Il n’y a que les
moins riches qui mettent la main au porte-monnaie en permanence...
jusqu’au jour où cette main s’armera d’un gourdin pour bastonner
copieusement ces scélérats qui en veulent toujours plus...
connaissez-vous l’histoire de l’arroseur arrosé, c’est comme le rosse
qui se fait rosser ! Le peuple ne va pas tarder à vous faire passer le
goût du luxe.

"Liberté, Égalité, Fraternité"... dites-vous ! Ne serait-on pas
revenu vers des valeurs qui nous font un peu gerber comme : "Travail,
Famille, Patrie".

A force d’étaler ses richesses et de se foutre du peuple... on
finit toujours par se faire raccourcir et l’Histoire se répète sans fin !

le 21/02/2008
Impression

3 Messages

  • 22 février 2008 12:54, par Jean CEMELI

    eh oui mon Prince ! il y a même une technique qui pour certains consiste à proposer à des travailleurs non débutants ( donc avec CV) : une semaine d’essai non payée. Pratique :on peut changer chaque semaine et c’est donc du gratos. Pour le patron bien entendu car l’employé a du payer les frais de transports etc ... et se priver de ce temps là pour chercher un vrai travail
    "Jusqu’où s’arreterons-t-ils ? " ( Coluche)
  • 22 février 2008 13:37, par Jean CEMELI

    Bien sûr mon Cher Philippe : des chiens avec ses slips , des femmes sans, de l’argent pour les pauvres, des cotes propres- des cuisses aussi , des riches discrets...et même des Restoux ELUS ! . .. on rêve mais ce ne serait pas "merd’inFrance" (Dutronc)
  • 25 février 2008 21:35, par Phil75

    « Revaloriser le travail », pour le bon sens commun, serait de le payer à sa juste valeur et de promouvoir la belle ouvrage et le goût du travail bien fait.
    Or que constate-t-on ? Non seulement que le travail se paie des cacahouètes, mais qu’en plus, au nom des sacro-saintes « réduction des coûts », « compétitivité », mieux vaut bâcler le travail en produisant de la daube plutôt que de dépasser d’un euro le budget prévu pour sortir un produit bien fait.
    Tout cela pour satisfaire ce qu’il faut bien appeler la GOINFRERIE d’un infime minorité qui serait bien incapable de concevoir, fabriquer, réparer quoi que ce soit ou de fournir le moindre service concret aux clients ou à la collectivité.
    L’ouvrier, l’employé, et même aujourd’hui l’ingénieur ou le cadre, voit son pouvoir d’achat s’étioler tout en étant sommé par Jean-Marc Sylvestre et Jean-Pierre Gaillard de bander à l’annonce des bénéfices records ou des mégafusions, en ce contentant de tenir la chandelle lors de ces gigantesques et odieuses orgies.
    Je crois que Jaurès a dit quelque chose comme « Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. À toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité, en prenant pour soi les dangers ».
    Et voit-on de nos jours ? Seuls les salariés sont aujourd’hui exposés au risque, en se devant se contenter des miettes du gâteau, jetés comme des malpropres un beau jour non pas parce leur entreprise est déficitaire, mais parce qu’elles n’atteignent pas les taux de rentabilité exorbitants exigés par les « risquophiles » en peau de lapin que sont ces gros actionnaires (le petit actionnaire n’étant lui que l’éternel cocu du capitalisme actionnarial)
    Avec la complicité de cette classe politique veule, qui disposerait pourtant si elle le voulait de l’arme législative et des moyens de coercition associés face à ce pouvoir financier. Mais le Petit Nigaud est trop fasciné par ce qui fait bling-bling et trop acoquiné avec cette oligarchie économique pour faire quoi que ce soit qui pourrait lui déplaire, alors que ce camelot de foire a tenté de le faire croire au bon peuple au cours de sa campagne.
    Sinon, finies les escapades en Falcon et en yacht offertes par ses « amis ». Je mets volontairement ce mot entre guillemets car, à ce niveau, et encore plus quand on a de tels comportements, on n’a que des relations qui attendent forcément des contreparties. Pas des vrais amis avec qui on partage simplement le plaisir d’être un moment ensemble. Là je crois que je possède quelque chose que ces gens n’ont pas, et d’une certaine manière, je suis plus riche qu’eux.
    Avec ces politiciens sans couilles face aux dictatures économiques, il est à craindre en effet qu’un jour le peuple exaspéré, lorsqu’il n’aura plus rien à perdre, se charge de se faire justice lui-même… Et je crains que plus cette situation actuelle durera, plus cette réaction sera violente…