Un devoir de mémoire

Un devoir de mémoire

La proposition imbécile de l’abruti qui fait office de président peut être améliorée.

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Les périodes sombres de l’humanité se reproduisent éternellement mais jamais de la même façon, il me semble.

Il ne suffit pas à l’homme de se souvenir d’un chapitre historique sombre qu’il n’a pas vécu pour lui éviter de participer à de nouveaux désastres collectifs.

Les génocides organisés ne tombent pas du ciel, ils sont réalisés en conscience et inconsciemment.

Ils sont le résultat de plusieurs circonstances : de l’époque, de sa "morale", des forces et morales qui mènent les peuples : militaires, religieuses, financières, spectaculaires ...

Je constate que dans les époques sombres, tout le monde il est content à part quelques "intellos" et artistes ...

Je propose d’améliorer et d’affiner cette proposition hypocrite et spectaculaire (qui personnellement m’écœure) :
en l’adaptant à l’époque que nous et nos enfants vivons.

Je propose d’anticiper (pour une fois), de réaliser le présent et d’agir sur celui-ci autant que possible plutôt que d’attendre que l’histoire s’en charge.

Ainsi :

- Que chaque enfant parraine un enfant exploité par un capitaliste dégueulasse et immoral (les exemples ne manquent pas ou alors je suis mal informé)

- Que chaque enfant parraine un SDF mort de froid ou de dépression,

- que chaque enfant parraine un réfugié expulsé comme un chien parce qu’il n’a pas fait des études de commerce.

- que chaque enfant parraine un oiseau anéanti sous le pétrole.

le 15/02/2008
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3 Messages

  • 15 février 2008 21:00, par Philippe CHAUVEAU-BEAUBATON

    Ne pas oublier les horreurs du passé est indispensable, cependant cela n’empêchera jamais les crimes contre l’humanité du présent et du futur. Il faut se souvenir, mais sous une autre forme que ce lavage des cerveaux imposé par notre Président-Dictateur. Quant à tes propositions, Luc, elles me paraissent excellentes et on ferait mieux d’impliquer nos enfants dans ce genre de civisme.
  • 15 février 2008 21:50, par Philippe CHAUVEAU-BEAUBATON

    Luc, ci-joint l’interview de mon ami le Rabbin Haïm Korsia dans France-Soir :
    Haïm Korsia, rabbin, père de famille : “Enseigner la Shoah, oui, mais pas forcément en CM2”
    Le rabbin Korsia, aumônier général israélite des armées, organise chaque année un voyage pédagogique à Auschwitz. Il n’emmène jamais d’élèves de moins de 15 ans. Il adhère à l’idée du Président mais pose la question de l’âge.
    FRANCESOIR. Que pensez-vous de l’idée de créer une relation identitaire entre un élève et un enfant victime de la Shoah ?
    HAÏM KORSIA. La méthode est extraordinairement riche, très pédagogique. Cela permet de matérialiser l’histoire : l’enfant n’est plus spectateur ou simple lecteur, il est acteur. Rendons hommage à Serge Klarsfeld qui justement, par son travail, a rendu un nom et un visage à chacun des 11.000 enfants français victimes de la Shoah. Grâce à lui, ils sont sortis de l’abstraction, ils ne sont plus une statistique. La proposition de Nicolas Sarkozy relève de la même intention.
    F.S : Mais n’est-elle pas émotionnellement dangereuse ? Comment un enfant de 10 ans peut-il appréhender sans traumatisme l’horreur de la Shoah ?
    H.K : Effectivement, l’idée est bonne mais est-elle adaptée aux enfants de cet âge ? Est-ce la classe idéale ? Je ne suis pas sûr. C’est la seule question valable. En CM2, j’ai pu le constater à travers les récits de mes enfants, il y a souvent des problèmes familiaux, le divorce des parents, toutes sortes de choses qui, déjà, déstabilisent les élèves. A mon avis, il faut faire valider ce projet par des pédopsychiatres.
    F.S : A quel âge peut-on expliquer sans risque des événements si incompréhensibles ?
    H.K : Tout dépend de ce que l’on enseigne. Par exemple, des enfants de 9 ans lisent Le Journal d’Anne Frank, j’ai acheté le DVD aux miens, ils comprennent. On encourage la lecture de ce livre en primaire. L’histoire d’Anne Frank, Hollandaise, est aussi celle de milliers de petits Français. Pourquoi serait-ce plus difficile à entendre ? L’enfant doit savoir que, dans son quartier, dans son école, le petit Moïse Apelbaum a vécu, étudié, avant d’être déporté et gazé. Simplement, il ne peut pas tout recevoir, tout voir. Adultes, nous avons du mal à regarder des films sur la Shoah. Et moi, je me refuse à emmener des élèves de moins de 15 ans à Auschwitz. J’accepte parfois des lycéens en classe de seconde, mais le plus souvent, seules les premières et terminales m’accompagnent.
    F.S : Ne craignez-vous pas que cette proposition suscite des réactions antisémites ?
    H.K : Non. Comme l’enseigne le Talmud, les hommes qui ont des sentiments antisémites les auront toujours. Je sais que la communauté juive préfère la discrétion, estimant que trop parler des Juifs est dangereux. Mais la Shoah, ce n’est pas une tragédie qui n’appartient qu’aux Juifs. La Shoah touche l’ensemble de la conscience mondiale, elle concerne l’humanité entière, et par conséquent tous les Français".
    • Un devoir de mémoire 16 février 2008 01:22

      La conscience mondiale est trés sélective. Les victimes d’autrefois sont les bourreaux d’aujourd’hui. On ne parle pas assez des souffrances des petits palestiniens. Ceux si sont plus à plaindre actuellement. Les petits tziganes, les petits Arméniens, les petits du Darfour et tous les autres petits du monde , passent à la trappe. Il y aurait donc différentes catégories de petits qui souffrent et meurent, ceux des riches et ceux des pauvres. Serait ce encore la discrémination positive de notre incapable de Président.