Fin des 35 heures : IL RESTE DE NOMBREUSES BASTILLES A PRENDRE

Fin des 35 heures : IL RESTE DE NOMBREUSES BASTILLES A PRENDRE

Voici que se profile à l’horizon la fin des 35 heures, même si Nicolas Sarkozy s’en défend après avoir dit à sa dernière conférence de presse que c’était son souhait pour 2008.

💡 Vous aimez cet article ?
Partagez-le. Le Mague vit aussi grâce à ses lecteurs.

Comme le seuil de la durée légale du temps de travail risque fortement de reculer, il y aura donc moins d’heures supplémentaires à payer et on pourra travailler comme des fourmis pour des salaires de misère tout en se tuant à la tâche... ce qui évitera de payer des retraites. L’exploitation de l’Homme par l’Homme est en train de reprendre de plus belle, c’est une sorte d’esclavagisme des temps modernes.

Et pendant ce temps-là, le peuple passif souffre et crève en silence. N’avons-nous pas le courage de nos aînés pour tout foutre en l’air. Allons-nous prochainement nous réveiller et passer à l’action... il y a tant de "Bastilles" à reprendre et tellement de politiciens à embastiller.

Sommes-nous comme ces vaches qui ruminent en regardant passer les trains tout en restant dans l’inaction, pourvu qu’on est encore un peu à manger. Nous sommes devenus les spectateurs de notre propre vie, mais en aucun cas nous n’en sommes les courageux acteurs. On préfère regarder le feuilleton de la vie privée de notre Président qui ne pense qu’à nous endormir comme tous les charmeurs de serpents.

Ce Président se fiche de nous puisque notre pouvoir d’achat se casse la figure, pendant que Monsieur se pavane chez les Pharaons et fait le beau à la télé avec sa nouvelle gonzesse... et tout ce joli petit monde voyage à l’oeil dans l’avion d’un pote riche qui doit bien attendre quelques chose en retour (lorsqu’on fait des cadeaux, c’est aussi pour en recevoir !). Ce feuilleton "élyséen" pue le fric et a pour effet de creuser le fossé entre le pouvoir de ce nouveau Roi de France et le peuple qui se meurt... les privilèges sont toujours dans leurs mains et pas dans les nôtres !

Le carburant ne cesse d’augmenter, la baguette de pain sera bientôt un luxe à 1 euro et les malades doivent payer une franchise parce qu’ils ont le toupet de ne pas être en bonne santé. C’est le temps de l’injustice sociale... c’est aussi celui de l’infamie puisqu’on enferme des êtres humains dans des camps (cela ne vous rappelle rien ?!).

Les chômeurs sont accusés de chômer et d’être des fainéants, quant aux retraités ils n’en finissent pas de vivre et d’être payés à rien foutre. Bientôt, tout ce qui ne produit plus sera exterminé !

Jusqu’où iront-ils dans l’horreur et quand allons-nous enfin devenir des résistants... puisque pour l’instant nous sommes des "collabos" plus ou moins passifs.

Cette manière de gouverner sent la dictature et les syndicats sont devenus mous depuis les dernières grèves... ils ne seront pas plus actifs lors des prochaines négociations sur le nouveau marché du travail et vont encore s’en laisser imposer par une bande de guignols beaux parleurs. Il est temps de reprendre les choses en main et d’arrêter de confier la défense de nos intérêts de travailleurs à des gens qui ne savent plus rien faire pour nous.

Ce Gouvernement est anti-social et il ne fait que mépriser nos acquis, en les annulant même lorsque cela le gêne pour mettre en place une politique dite moderne... c’est franchement du dernier cri que de foutre en l’air des vies !

Nous sommes au bord de l’explosion sociale et à deux doigts de la révolution, parce que nous en avons marre de ces menteurs de patrons et de politiciens qui nous masquent la réalité.

le 11/01/2008
Impression

5 Messages

  • 12 janvier 2008 13:27

    Qu’on enferme des clandestins n’a rien de choquant. C’est en attendant de les expulser qu’on les met là, et alors ?
    Cesse ces parallèles douteux, c’est malhonnête. Si tu n’es pas d’accord avec la politique de Sarko, argumente sérieusement au lieu de faire de la littérature.
    • Fin des 35 heures : IL RESTE DE NOMBREUSES BASTILLES A PRENDRE 12 janvier 2008 16:54, par Philippe CHAUVEAU-BEAUBATON

      Je te réponds, bien que tu soies pour moi anonyme et lâche... c’est tellement facile d’interpeller les gens en restant caché. Etre "clandestin" en France est considéré - par toi, tes amis et votre Président - comme un délit qui autorise une rétention administrative avant un retour au pays par la force et c’est pour cela que vous vous autorisez à concentrer des gens en un même endroit et à les maltraiter voire à les humilier. Cela m’étonnera toujours que vous puissiez faire des caresses à votre animal domestique que vous gavez de caresses et de boîtes de viandes de plus en plus luxueuses... pendant que vous laissez crever des êtres humains dans une totale indifférence. Si tu étais à la place de ces personnes qui souffrent d’une dictature, de famine et qui sont sans emploi il va de soi que tu irais tenter ta chance ailleurs pour subvenir à tes premiers besoins et à ceux de ta famille. Je ne pense pas que cet acte puisse être assimilé à un délit ou à un crime... et quand bien même vous voteriez des lois pour que cela soit ainsi, rien ne vous empêche de traiter vos frères humains correctement et arrêtez de vous servir d’eux pendant 5, 10, 15 ans et plus, en leur ponctionnant des impôts sur le revenu et en les montrant du doigt comme des renégats ou des parias dès que votre Président vous invite à penser qu’ils sont le mal de notre Société. Comme disait Michel Rocard : "On ne peut accueillir toute la misère du monde" et je rajouterai : "Mais faisons-le dans des conditions humaines acceptables !".
  • 13 janvier 2008 02:16, par Jean CEMELI

    mais mon cher Philippe : dans une république bananière, les syndicats ne bandent plus , les salaires se ridiculisent, le pouvoir d’acheter etc ...et tout ça ressemble à l’humiliation de l’homme par l’homme.
    Mais heureusement , il faut remarquer que l’enfermement dans des camps c’est strictement l’inverse comme l’aurait dit notre Coluche....
  • 31 janvier 2008 19:35, par f-wtss

    En lisant cet article, je pense à nos aïeux qui se sont battus come c’est jamais permis pour avoir des droits au travail. Au vu comment notre président se fiche de ces droits, ils doivent se retourner dans leurs tombes... Et se demander pourquoi ils sont morts pour ça.
    Si cela continue, ce sera comme dans certains pays totalitaires... Bosser pour 4 z’euros par jour, etre nourri avec 3 simples bols de riz et dormir dans des dortoirs de 12 sans toilettes ni eau courante....
    Messieurs les responsables syndicaux, vous attendez quoi pour vous reveiller ???
    f-wtss
  • 2 février 2008 22:05, par Phil75

    Peut-être faut-il se rappeler qu’à part le dimanche, aucun acquis n’est jamais tombé du ciel (et encore, même l’acquis du dimanche subit les coups de boutoir des promoteurs d’une « modernité » à deux balles). Et que ceux qui prêchent leur remise en cause, loin de montrer l’exemple en s’appliquant à eux-mêmes les sacrifices qu’ils exigent des autres, se bâfrent allègrement sans aucune pudeur ni décence !
    Monsieur notre Petit Nigaud en chef se pavane avec Rolex, jets privés et poules de luxe alors que des bidonvilles réapparaissent à Paris même ! (prenez par exemple la sortie Porte d’Aubervilliers sur le périphérique intérieur, sur le gazon à gauche de cette bretelle).
    Nos prétendues « élites » économiques ne valent guère mieux, tous ces PDG qui s’arrogent des augmentations et des bonus en platine massif gâche à leurs conseils d’administration consanguins (comme dit le Papet dans Manon des Sources : pour pas séparer l’argent, ils se sont mariés entre eux, cousin-cousine, cousine-cousin, c’est mauvais pour les lapins, c’est pas bon pour les hommes) alors qu’un salarié « de base » augmenté de 2% fait figure de « privilégié ».
    Et on ne trouve plus guère de visionnaires de génie parmi ces patrons, mais au contraire de ternes individus dépourvus de tout charisme et juste bons à suivre de façon moutonnière les « concepts à la mode » comme les délocalisations touchant maintenant aussi bien les cols blancs que les cols bleus, au nom de la sacro-sainte « réduction des coûts », seule manière de gonfler les bénéfices accessible aux médiocres, beaucoup plus simple que réaliser de véritables innovations et de deviner avant les autres ce qui marchera demain.