Journal de guerre – de Sciences Po à Tsahal

Journal de guerre – de Sciences Po à Tsahal

Peut-on céder à la folie tout en sortant d’une grande école ? Peut-on devenir un tueur après avoir foulé les ors de la République ? Il semble bien que oui. C’est consternant à plus d’un titre. Explications.

💡 Vous aimez cet article ?
Partagez-le. Le Mague vit aussi grâce à ses lecteurs.

Le titre de ce nouvel opus de la collection Impacts, chez Denoël, laisse songeur. Il titille la curiosité car il annonce déjà la couleur mais l’on aborde toujours ce type d’écrits avec une retenue, une réserve qui laisse toute la place à la manœuvre car, sans cela, aucune chance de pouvoir lire entre les lignes. Mais dès le premier paragraphe nous subissons le poncif, le cliché et cela semble bien relever de la farce de mauvais goût. Une pierre derechef dans un jardin ravagé qui n’aspire qu’à voir des hommes de bonne volonté et non des aspirants Robocop qui ne jure que de gérer la cité à la manière d’un corps de garde : tous mis au pas !

Noam Ohana est né en France de parents juifs marocains, on s’attendait donc à ce qu’il adhère au projet républicain et qu’il se sente français, avant d’être juif, voire israélien. Selon la loi du sol, Noam est français : il en bénéficia d’ailleurs et gravit magnifiquement toutes les marches de la réussite. Il est né dans un environnement intellectuel de haut niveau (parents doctorants à sa naissance) à forte tendance de gauche, donc, à première vue, plus poussé vers la tolérance. Il épousa d’ailleurs certains de ces idéaux en allant jusqu’à servir dans les services du Premier ministre, sous le gouvernement Jospin. Pourtant, il ne put s’empêcher de se laisser happer par la propagande sioniste et il sombra dans la haine, froide, totale, structurée. Il plaqua ses études et s’enrôla dans l’armée israélienne. Mais pourquoi donc ?

Ce livre "raconte la colère et l’engagement d’un Juif français meurtri par les scènes de violences à Jérusalem et en banlieue parisienne." nous assène-t-il en guise de prologue depuis le siège Business Class d’un vol transcontinental en direction de l’Asie où notre homme gère des hedges funds à Hong Kong … Soit. Mais l’on peut alors d’emblée se poser la question : pourquoi un français de confession juive s’octroie-t-il le droit de se considérer juif avant d’être français ? Voire israélien avant d’être français ? Pourquoi la religion prime-t-elle sur la citoyenneté ?
Né en France, Noam Ohana a vécu dans le XIVème arrondissement de Paris, puis dans le Neuf-Trois. Il y côtoya une population hétérogène issue de nombreux flux migratoires. Il y subit le racisme au même titre qu’un africain ou un arabe … Pas de quoi prendre la mouche.
Puis il intègre Sciences Po, et là tout change : il se voit très vite interpellé dès lors que le sujet aborde le Proche Orient. Les étudiants l’agressent sans cesse de questions idiotes en l’assimilant à un israélien, en le forçant à prendre partie, comme si le monde se divisait en deux camps, "eux et nous". C’est idiot et irresponsable comme attitude, surtout dans ce cadre-là ; mais Noam n’est-il pas censé, aussi, avoir de la retenue, du recul ; n’est-il pas avec cette élite qui doit parvenir à se maîtriser, à gérer les situations de crise ? Au lieu de cela, il se renferme et broie du noir dans un inconscient qui commence à la miner de l’intérieur …
C’est la période des accords d’Oslo, puis de l’engrenage infernal : assassinat de Rabin, vagues d’attentats, représailles ; le cercle infernal se referme sur la région …Le Proche Orient s’enfonce dans une spirale que personne n’analyse, surtout pas Ohana, ce qui peut paraître suspect vu son état d’élève en troisième année et sa participation au gouvernement Jospin. Analyse qui lui aurait permis de comprendre certaines choses, comme par exemple, la raison de la reprise soudaine des attentats, car rien n’est le fait du hasard. Le non respect de la clause première d’Oslo (le gel total des implantations des colonies) et l’assassinat ciblé du présumé responsable de l’attentat qui avait coûté la vie à un ministre israélien, ordonné par Perez (alors que les services de renseignements le déconseillaient formellement, sachant que cela allait embraser le pays) mit, en effet, le feu aux poudres … Mais au lieu de cela, notre "héros" (sic) s’envole pour Stanford, bourse (française) en poche, pour prendre du recul …

Octobre 2000 : alors qu’il vient de se faire cueillir par son professeur américain lors d’un exposé durant lequel il tenta de justifier la loi française sur les 35heures, dans un pays on l’on travaille sept jours sur sept, il se rabat, fatigué et un peu dépité, sur la consultation des dépêches en provenance d’Israël et de Palestine où la folie a gagné les hommes … Mal lui en a prit, le virus le contamine, il néglige son travail pour s’informer toujours plus. Mais il ne nous dit pas où il puise ses informations : sur un site "orienté" ? dans la presse traditionnelle ? certainement pas dans les journaux pacifistes ou alternatifs. Puis la France dérape à son tour et des actes inqualifiables sont commis : écoles juives et synagogues sont mises à sac voire incendiées. Alors son sang ne fait qu’un tour. Mais au lieu de rentrer en France … il va s’engager en Israël. Pourquoi ? Il n’a pas su, pas pu, pas voulu (?) faire la distinction entre le religieux et le politique. Juif égale sionisme égale Israël à protéger à n’importe quel prix : face à la barbarie être encore plus barbare …
Consternant !

Il s’engage dans les forces spéciales, 18 mois de formation, 2 ans de coups tordus dans les Territoires palestiniens … Œil pour œil, dent pour dent, pas de quartier, la sauvagerie, les arrestations, les éliminations, la guerre sale, très sale …
Il y avait presque une candeur sous-jacente, déjà, dans toute cette naïveté perçue lorsqu’il croyait servir la gauche sous Jospin – alors que le dernier gouvernement de gauche date de Mauroy. Jospin, a qui l’on doit la structure actuelle d’EADS (et les dérives que l’on sait) et la déréglementation d’EDF (et les surcoûts que l’on commence à comprendre, trop tard !). Noam enfile les perles et gobe tout : on dirait un gosse face à un magicien. Israël l’hypnotise, et il écrit des énormités incroyables : ici il y a l’énergie créatrice époustouflante qui peut faire fleurir, au choix, le désert ou le Nasdaq (le pauvre, il ne connaît toujours pas l’histoire des fleurs dans le désert) ; l’armée formera ceux qui deviendront l’élite social du pays (c’est malheureusement exact, avec les conséquences désastreuses que l’on connaît aujourd’hui) ; les commandos décèlent ceux qui feront non seulement d’excellents combattants, mais aussi des citoyens hors pair (belle image d’Epinal d’un pays qui se battit sur des valeurs guerrières).

Puis il dépasse les bornes quand il attaque Simone Bitton et ne comprend manifestement rien de son discours lorsqu’elle dit que la mort du fils Grossman n’est pas "totalement innocente" puisque survenue à bord d’un char en territoire libanais, en été 2006. Il montre son véritable visage haineux contre tout ce qui est arabe et ose s’opposer à la suprématie israélienne. Une nouvelle preuve que nos grandes écoles ne parviennent pas à apprendre à réfléchir ... Pour Noam, les Palestiniens peuvent résister avec des pierres, et seulement avec des pierres, face à Tsahal armée jusqu’au dents : la Résistance, oui, mais seulement avec des pierres …
La notion de colons israéliens lui est étrangère car lorsqu’il parle d’une attaque contre une colonie il ne parle que de femmes, d’enfants, d’hommes tués ; mais efface le fait qu’ils sont dans une illégalité totale, dans une action agressive de spoliation d’une terre qui ne leurs appartient pas … Noam devrait se pencher, lui qui rappelle les douloureux souvenirs de la guerre 1939-1945, sur la terminologie allemande vis-à-vis des résistants français : terroristes ! Exactement la même employée par les experts en communication de Tsahal qui ne tue jamais de civils mais occasionne des dégâts collatéraux et s’en excuse, qui arrête un terroriste dès lors qu’il ose combattre une armée d’occupation qui ne dit pas son nom, etc.
Il vomit aussi sur les Refusniks et les objecteurs de conscience …

On comprend définitivement son mode de pensée lorsqu’il cite comme défenseurs de la paix David Grossman, Amos Oz et A.B. Yehoshua, trois intellectuels profondément anti-arabe et prônant une idéologie guerrière, contrairement à l’image qu’ils veulent donner : pour preuve le livre de Yitzhak Laor, Le nouveau philosémitisme européen. Cet éminent journaliste israélien a mis à nu le système sioniste dit de la Paix qui ne tente pas véritablement de perpétuer la mémoire du génocide mais bien de consolider une nouvelle idéologie de l’exclusion. Pour eux, désormais, les Juifs sont à l’intérieur, ils appartiennent à l’élite en marchant sur le cadavre des Droits de l’Homme. Ils peuvent désormais participer à la violation des droits des autres.
On lui conseille vivement sa lecture histoire de remettre les pendules à l’heure …

Quelle mouche a piqué Olivier Rubinstein, le patron de Denoël, de laisser publier un tel livre ? Veut-il faire oublier le fondateur, le belge Robert Denoël, qui publia des pamphlets antisémites pendant l’Occupation et qui fut assassiné à la Libération ? Mais donner une vitrine à ce genre de discours qui n’est que haine et soif de vengeance n’apporte rien à rien. Au contraire !
En avril 2007, il publia les trois romans d’Oser Warszawski rassemblés sous le titre de La Grande Fauchaison, un chef-d’œuvre ! Avant cela, il avait su redonner une vie à l’œuvre immense d’Irène Némirovsky. Là est son rôle, publier la quintessence de la culture juive, pas de participer à aider des idéaux xénophobes.
Et que trouvons-nous encarté dans ce livre, comme par hasard, une fiche cartonnée qui présente une revue géo-politique, avec prière de s’y abonner. Une revue qui serait née de l’ennui, du malaise lié à une pensée unique découlant d’un certain 11-Septembre et aurait abouti à la crise politique du 21 avril 2002 ; forcément si le PS est un parti sclérosé, c’est une nouvelle fois la faute aux musulmans fondamentalistes (sic). Et surtout à cause d’un antiaméricanisme grandissant en nos vertes contrées qui ne serait pas du meilleur goût ; alors on nous propose trimestriellement une autre vision du monde. Soit. Mais dans Le meilleur des mondes on découvre, horrifié, des noms dans le comité éditorial comme Élisabeth Schemla (condamnée en justice pour divulgation de fausse information et diffamation), la fondatrice d’un site extrémiste pro-sioniste, le tristement proche-orient.info ; mais aussi Frédéric Encel dont l’immonde torchon Comprendre le Proche Orient n’est qu’un tissu de mensonges pour tenter de justifier le mur de Sharon et un Israël ethniquement pur, s’entend exit des musulmans et des chrétiens ; on y trouve aussi l’incroyable Pierre-André Taguieff plus connu pour ses polémiques à voir de l’antisémitisme à tous les coins de rue et à justifier tous les actes d’Israël que pour ses travaux. Ainsi l’on a vu Guillaume Weill-Raynal (Une haine imaginaire ? Contre enquête sur le "nouvel antisémitisme", Armand Colin, Paris, 2005) et Thomas Deltombe (L’Islam Imaginaire : La construction médiatique de l’islamophobie en France 1975-2005, La Découverte, Paris, 2005) souligner les amalgames, les généralisations, les anachronismes et les glissements présents dans l’un de ses livres La Nouvelle Judéophobie.
Bref, un aréopage iconoclaste qui sent le soufre et qui ne correspond pas à une vision du monde que l’on voudrait ouvert, métissé, tolérant …

Du rififi chez Denoël ? Gageons que 2008 sera un meilleur cru …

Noam Ohana, Journal de guerre – de Sciences Po aux unités d’élite de Tsahal, coll. "Impacts", Denoël, octobre 2007, 248 p. – 18,00 €

le 11/12/2007
Impression

13 Messages

  • 11 décembre 2007 17:31, par DS

    Dans la mesure où l’auteur de cet article est le biographe d’un grand poète palestinien (ce qui est loin d’être un mal, mais est révélateur de ses affinités).
    Dans la mesure où il est fortement engagé politiquement pour une résolution "simple" des problèmes au moyen Orient (l’éradiction d’Israel comme solution).
    Peut-on imaginer que la plus complète impartialité n’ait pas été de mise dans la rédaction de cette critique plus politique que littéraire ?
    Enfin, donner les noms des gentils et des méchants Juifs n’est pas très beau non plus. Je ne suis pas antisémite, j’adore Woody Allen.
    • Journal de guerre – de Sciences Po à Tsahal 11 décembre 2007 17:51, par S.

      Suis complètement d’accord cet article a été rédigé sans la moindre exigence intellectuelle, l’auteur ne fait pas une critique littéraire mais un procès à charge.
      Bravo au Mague d’avoir publier ce genre de chose pour qu’on puisse dire qu’on est pas d’accord avec ce genre de plaidoyer.
      Je ne pense pas l’auteur antisémite mais un peu obsédé par la question juive a un degré trop fort pour être honnête.
      • Réponse à S. 13 décembre 2007 10:32, par François Xavier

        Mr ? Mme ? S,
        L’exigence intellectuelle de cet article est démontrée dans le fait que j’analyse ce qui y est dit et relève les perles qui, dans un second degré que je qualifierai d’immonde joue sur les clichés. Par exemple, le fait de dire qu’il écrit dans un avion en business class vers l’Asie pour gérer des fonds de pension, cela relève d’un deuxième degré insupportable car c’est écrit dans l’intention de faire déraper les imbéciles qui diront "voyez, encore un juif qui aime l’argent", et ainsi on le traitera d’antisémite et le débat sera clos ! Une manière de se protéger des critiques ...
        Je ne suis donc pas tombé dans le panneau n’étant pas antisémite et me moquant bien des fonds de pension ; l’intention de ce livre est très perverse car elle impose une idée insupportable : un Français s’engage dans une armée étrangère pour faire la guerre en répondant à des idéaux xénophobes et religieux d’un autre âge ... La colonisation s’était au XIX et au XXème sicèle !!!
        On vilipende les musulmans qui vont combattre en Afghanistan, ce qui est compréhensible ; mais on devrait trouver normal les juifs qui le font en Irsaël ? Pourquoi deux poids deux mesures ???
    • Attention aux amalgames mr DS ! 13 décembre 2007 10:25, par François Xavier

      Monsieur DS,
      J’adore aussi Woody Allen, mais je ne suis en rien engagé pour une "solution simple", en l’état le simpliste c’est vous qui réduisez une doctrine politique en deux mots : j’adhère à la solution d’un état binational, ce que de nombreux juifs israéliens appellent de leur voeu, à commencer par Yitzhak Laor, écrivian et journaliste à Haarez, et dont le dernier livre est publié en français par un ami juif, l’éditeur Eric Hazan, patron de La Fabrique. CQFD
      Vous voyez, il ne faut pas tout mélanger.
      Ce livre-là, par contre, est inutile car il appelle à la haine et à la vengeance, ce qui n’avance à rien !!!
      Quant à aimer la poésie palestinienne cela n’est en rien révélateur car, lisez donc Darwich avant de pérorer !, il n’y est jamais dit qu’Israël devait être détruite !
  • 12 décembre 2007 20:22, par Josy

    Je ne suis pas du tout d’accord avec cette soi-disant "critique" de l’ouvrage de Noam Ohana. Il se trouve que je l’ai lu recemment et que j’ai trouve qu’il faisait preuve de beaucoup de retenue et d’honnetete dans l’exposition de son point de vue.
    Mais visiblement M. Francois Xavier se dechaine et fait se succeder litanie de poncifs a fortes connotation antisemites. Il deverse ses propres griefs a l’egard de la maison d’edition Denoel (ses manuscrits ne sont visiblement pas publies par une grande maison d’edition francaise et cela le contrarie)... Il epanche sa bile contre tous les "juifs" du monde intellectuel et d’Israel
    L’auteur de l’article a le droit de ne pas etre d’accord avec le point de vue de l’auteur, mais a l’ecouter le sionisme ne devrait pas exister et les bons juifs seraient ceux qui ne seraient plus de ce monde (Irene Nemirovsky et les autres)... Cela me derange profondement.
    Par ailleurs, je voudrais signaler deux details qui me semblent pour le moins etonnants a l’attention du secretaire de redaction du Mague : 1)"d’un pays qui se battit sur des valeurs guerrières" - le bon usage du participe passe est un minimum pour M. Xavier, il faut se relire !!
    2) Pourquoi ce lien incongru avec Wikipedia sur le mot "juif" ?
    Sincerement, je crois que l’on peut apprecier la poesie de Mahmoud Darwish et ne pas etre obsede a ce point par la volonte de detruire a tout prix Israel.
    • Journal de guerre – de Sciences Po à Tsahal 12 décembre 2007 22:37, par saintyves

      Bonsoir
      Josy a ecrit :

      Sincerement, je crois que l’on peut apprecier la poesie de Mahmoud Darwish et ne pas etre obsede a ce point par la volonte de detruire a tout prix Israel.

      Mon cher, je croix que vous etes, avec la population israelienne, affectés par cette instrumentalisation de la peur, voir du soit-disant danger existentiel auquel est confronté Israel, instrumentalisation utilisée par les politiques en Israel, et les sionistes outre atlantque (AIPAC and Co) pour realiser leurs fantasmes (moraux ou materiels).
      Reveillez vous, personne ne peut detruire Israel, l’histoire l’a prouvé, et le prouvera, Israel est aujourd’hui le quatrieme etat en matiere de vente de materiel militaire !
    • Détruire Israël ? 13 décembre 2007 10:45, par François Xavier

      Josy, enfin ? Un peu de maturité, je vous prie ...
      Si vous trouvez de l’honnêteté dans les propos de Ohana, bravo ! vous avez raison ! Il ne cache en rien son amour absolu pour le sionisme, la guerre contre les terroristes, etc. Il ne cache pas non plus son amour pour Israël, c’est son droit ...
      Je n’ai aucun grief contre Denoël qui est une maison que j’aime bien, et je ne leur ai jamais proposé de manuscrit ; par contre, je n’aime pas certains faux intellectuels israéliens, ce que d’ailleurs, d’autres authentiques pacifistes et non sionistes israéliens disent aussi, ce que vous ne relevez pas Josy ...
      D’autre part, je n’aime pas, voire je ne peux pas concevoir l’idéologie sioniste qui est basée sur la xénophobie, en effet ; mais je n’aime pas QUE les écrivains juifs décédés, fort heureusement, Josy, sinon que lirai-je aujourd’hui ? (sic). C’est n’importe quoi votre remarque, vous la sortez du contexte ...
      Enfin, quelle incongruité y a-t-il a mettre un lien sur la page de Wikipedia sur les Juifs, page très bien construite et qui explique toutes les facettes qui se cache derrière ce mot : apporter une possibilité d’apprendre, de se renseigner, en quoi cela est-il nuisible à l’article ?
      Enfin, je confirme, Darwich et la destruction d’Israël n’ont rien à voir ensemble ; jamais Darwich n’a demandé la destruction d’Israël.
      Le seul qui l’ait fait dernièrement est le président iranien, mais cela, une fois encore, a été mal compris : il demande la destruction de l’appareil politique c’est-à-dire du sionisme comme doctrine, de la main mise de l’armée sur la société civile - ce que Ohana trouve par ailleurs très bien - et ainsi, avec un pays laïc, démocratique et pacifié on pourrait peut-être tous, un jour, vivre ensemble et en paix ...
      Cela serait bien, vous ne trouvez pas Josy ?
      • Détruire Israël ? 13 décembre 2007 21:18, par Josy

        De la maturité, il en faut en effet pour lire votre réponse en gardant son calme.
        Il ne suffit d’exhiber les 2 ou 3 juifs vivants (Simone Bitton, Yitzhak Laor et al.) pouvant servir de faire-valoir à votre supposée non-opposition de principe a l’existence des habitants juifs d’Israel sur cette terre. En fin de compte, convoquer Ahmadinejad pour expliciter votre position sur l’existence politique d’Israël en dit trop long pour moi. Cet individu a ainsi propose de "rapatrier" les juifs israéliens en Europe, puisqu’a ses yeux le sionisme est une farce et les juifs n’ont rien à faire la bas.
        Je ne suis pas du tout d’accord avec vous, soit. Le mot sionisme n’est pas le nom d’une maladie honteuse. C’est une notion complexe et subtile, résultant d’une longue histoire qui ne peut être oblitérée par le CAPJO, les Ogres et Oulala.com !
        Je m’étonne que vous ayez fait la critique de ce livre car votre univers cristallise tout l’antagonisme que M. Ohana décrit dans son ouvrage. Lui ne dit pas qu’il hait les arabes, et rien ne porte a croire cela. L’antisionisme dont vous faites preuve me semble bien plus radical
        Que fait le lien du Hezbollah sur votre site internet, et celui du Hamas ? Les "mouvements de résistance" auxquels vous faites référence sont des mouvements terroristes.
        A chacun ses batailles M. Xavier.Je réitère, votre position est extrême, absolue et sans dialogue possible (la "solution" d’un seul état "laïc" en est une preuve - vous expliquerez au Hamas qu’ils peuvent ranger leurs mollahs, maintenant que les juifs sont partis, les femmes peuvent sortir tête nue a Gaza...). Pour ma part, je crois en la solution 2 Etats pour 2 peuples.
        En définitive, la critique de Journal de Guerre n’est qu’un détournement opportuniste pour exposer votre vision radicale de la situation au Proche-Orient.
        • La parano est sans limite ? 14 décembre 2007 09:55, par François Xavier

          Josy, enfin, vous êtes parano ou aveugle ?
          Je "n’exhibe" pas des Juifs, un peu de respect pour débuter envers des personnes qui vous valent mille fois ! En sus, elles sont toutes de mon avis, ce qui vous dérangent sans doute, et prônent un état binational ... et certaines sont israéliennes en plus, ce qui est étonnant n’est-ce pas ?
          Il n’est en rien question de rapatrier ou de déloger les Juifs d’Israël, il est question de lutter contre un état qui instaure l’apartheid pour les non Juifs, nuance ! Nous luttons contre un appareil politique, pas contre un peuple, une culture, une religion, etc. Ne soyez pas borné à ce point !
          Israël, Palestine, comme vous voulez, est une terre qui n’appartient pas aux seuls Juifs, ne vous en déplaise ! Elle est trois fois "sainte", donc les chrétiens et les musulmans doivent aussi y trouver leur place ; et ce n’est pas l’état actuel sioniste qui le permet ...
          Le sionisme est bien plus qu’une maladie honteuse, il est une doctrine xénophobe, lisez donc les déclarations de Jabotinsky, l’un des maîtres à penser de ce concept dégénéré qui publiait les lois raciales juives ... le lendemain des lois raciales de Nuremberg, dans lesquelles il reconnaissait la suprématie des races, l’aryenne et la juive (sic) ! Il condamnait à mort les mariages mixtes, même les simpels relations avec des goys ; il demandait la séparation totale et le "retour" de tous les Juifs en Palestine ... C’est édifiant, c’est intolérable ; on est loin, très loin du Yiddishland et de sa sublisme culture ... Lequel Jobotinsky avait un conseiller, qui n’est autre que le père de Bibi Netanyahu, vous comprenez maintenant pourquoi ce sale type prône de telles idéaux ?
          Ohana ne dit pas qu’il hait les arabes ? Vous ne savez pas lire entre les lignes ! Pour faire ce qu’il fait il faut en avoir, tout de même, une certaine idée de la vie ... Il est dans la même position que les Allemands traquant les resistants pendant la guerre 39-45 ! Avec des méthodes tout aussi immonde : la guerre est sale, quel que soit le côté duquel on regarde, les actions de résistance sont une guerre du pauvre, et les cibles parfois condamnables, mais les coups tordus israéliens sont tout aussi lâches et intolérables, il n’y a pas de concours de victimes à mettre en place, c’est l’égalité parfaite dans l’inhumain !
          Que font les liens du Hamas et du Hezbollah sur mon site ? tout simplement ils permettent à celui qui veut aller y voir de plus près, loin des discours lénifants des médias, de comprendre ce qui se cache réellement derrière ces partis politiques ... Si vous les appelez "mouvements terroristes" c’est que vous n’avez toujours rien compris au concept de guerre de libération et que vous cautionnez la colonisation, c’est navrant, mais avant que les sionistes ne débarquent en Palestine, désolé, mais il y avait un autre peuple qui y vivait depuis des millénaires, les Palestiniens, avant appelés les Cananéens ...
          Il ne faut pas mélanger résistance et islamisme, en 39-45 il y avait plusieurs courants dans la résistance, dont le courant communiste qui a fait beaucoup de dégâts, et à qui on doit, entre autre, la mort de Renault, qui a été traîné dans la boue alors qu’il a résisté magnifiquement, contrairement à Peugeot ou Citroën ; en Palestine il faut oublier que les résistants sont islamistes, c’est un problème que l’on doit régler après ... ce n’est pas une guerre de religion à laquelle nous assistons mais bien une guerre politique et économique, comme l’a montré la geurre de Liban de l’été 2006, car quand on analyse les cibles visées par l’aviation israélienne on comprend mieux pourquoi telle usine de lait, d’outils agricoles, etc. ont été détruites, car elles faisaient ausis du tort à la politique économique d’Israël ...
          Deux états pour deux peuples est en effet une solution transitoire, mais si vous connaissiez la région vous comprendriez que ce n’est pas vivable géographiquement parlant ; en sus cela est tout de même une violation des droits palestiniens car l’état d’Israël (même en respectant les frontières de 1967) n’est en rien légitime, sauf à croire à des légendes ...
          Un seul état serait beaucoup mieux puisque plus fort économiquement, donc plus à même de collaborer avec les pays voisins et de créer, enfin, un pôle stable et prospère dans la région ... On peut toujours rêver ...
          • Du Courage 20 décembre 2007 20:52, par Richard

            Bref, Francois Xavier a un vrai probleme avec les Juifs (voir son site perso) et il ferait bien de s’aerer un peu. Ou peut-etre devrait il faire comme Monsieur Ohana et prendre les armes ? ou se faire sauter dans un bus ? Comme il le dit lui meme, le Hamas n’est pas une organisation terroriste, donc pas de probleme a se faire sauter dans un bus scolaire... sauf peut-etre que c’est plus sympatoche d’avoir des positions aussi extremes quand on flane sur les bords de Seine rive gauche, non ?
            • Du Courage pour répondre, ça oui ! 21 décembre 2007 10:44, par François Xavier

              Il en faut du courage pour vous répondre Richard, tellement vos remarques sont criantes de bêtise et de mauvaise foi ... Mon site ne fait aucunement l’apologie du terrorisme, comme vous semblez le faire croire, il présente, sur une page, des liens vers le Hamas et le Hezbollah. Le premier est un parti politique légalement élu lors des dernières élections, cela vous déplaît, soit, mais c’est le jeu de la démocratie. C’est comme en France quand on voit Le Pen au deuxième tour ; au lieu de se demander pourquoi il y est, les imbéciles descendent à la Bastille pour crier, mais où étaient-ils ces mêmes imbéciles dans le débat national ? Nul part, et tout le monde s’est fait manipuler, sauf ceux qui ont fait un vote de contestation.
              Au Proche Orient c’est idem : quand les politiciens corrompus d’Israël et du Fatah poussent trop loin le bouchon, les extrêmes prennent le contre-pied et les électeurs leurs donnent leurs suffrages.
              Quand à se faire sauter dans un bus, le raccourci est un peu facile. Cela est insupportable, mais que dîtes-vous des actions des terroristes de la Haganah, du groupe Stern ? De ceux qui ont tué Bernadotte, l’envoyé spécial de l’ONU (de ma famille, en passant, mais bon ...), des actions secrètes de Tsahal qui n’hésita pas, par le passé, à rayer de la carte villages, femmes et enfants ??
              Vous ne dîtes rien car vous vous complaisez dans le syndrôme de la victime absolue ; ce qui n’est pas le cas, cher monsieur, il n’y a pas de compétition à avoir sur l’état de victime, et en l’occurence, le peuple de Palestine a payé son du ...
              Donc, oui, j’ai un problème avec le sionisme, et non avec les Juifs, cela aussi votre petit cerveau semble avoir du mal à faire le distingo, mais clikez donc sur le lien que j’ai mis dans l’article et lisez cet auteur juif, israéleien et non sioniste, Laor, et tentez d’y voir plus clair ... cela vous rendra plus intelligent donc plus tolérant et moins borné ...
  • 18 avril 2008 14:11, par maxiton

    si je comprends bien - pour Monsieur François Xavier - l’élite de la littérature juive est représentée par
    Oser Warszawski gauchiste israélien et
    Irène Némirowski laquelle ne s’est JAMAIS sentie juive, n’a rien compris à ce qui lui arrivait, et dont les amis écrivirent pour obtenir sa libération tant aux autorités allemandes d’occupation qu’à celles de Vichy, en expliquant qu’elle n’avait rien de juif et avait combattu le judaïsme.
    Il suffit de lire les annexes de : Suite française
  • 28 avril 2008 16:29

    Votre critique est la constatation par ecrit de votre anti-sionisme de gauche qui s’amalgame a de l’antisemitisme mal placé.
    Je vous en prie, n’essayez pas de nous faire croire que vous avez a un moment tenté d’avoir un oeil objectif a la fois sur le conflit israelo-palestinien ou sur le but de ce livre.
    Ce livre est un journal retracant la vie d’un juif francais integré a la societe francaise et issu de l’immigration. Plutot que de decrier ses choix de vie, vous devriez comprendre les raisons pour lesquelles cette personne ne s’est sentie ni protegee ni soutenue par la societe francaise.
    Votre critique n’en est pas une. C’est un pamphlet (et je suis gentil) a la fois sur un conflit que vous ne comprenez pas et un amalgame concernant les juifs francais.
    Encore une fois, tout cela vous echappe dans votre intellectualisme biasée.
    N’essayez donc pas de nous faire croire que vous avez rellement lu ce livre, il ne s’agit la que d’un étalage de vos idees pre-concues sur ce conflit.
    C’est là une erreur et un mensonge intellectuels, Francois-Xavier !