Le Droit du Travail karchérisé !?
Pendant que les syndicats et les dirigeants des entreprises publiques de transports publics se livrent à un duel à fleurets mouchetés par la voie de communiqués de presse assassins, de nouvelles dispositions attendent le monde du travail au tournant ce matin.
Un nouveau code, se substituant à celui de 1973 est déjà en librairie, et des ordonnances vont permettre d’en opérer des refontes constructives. Est-ce le massacre du droit du travail dans un silence général que brandit le fameux inspecteur du travail en disponibilité Gérard Filoche ?
Pas encore, bien qu’un certain nombre d’aspects désagréables du point de vue du patronat en aient déjà été expurgés, dans les domaines des contrats précaires, de la médecine du travail et des relations sociales au sein de l’entreprise.
Les plus inquiétants cependant, sont tous les points où une autorité administrative est sensée se substituer aux empêcheurs de travailler en silence qui peuplent l’Inspection du travail, cette institution vénérable créée par la loi du 19 mai 1874, qui après de successifs assauts de la part des gouvernements de droite depuis 1986, serait peut-être destinée à être supprimée.
L’administration se purgerait ainsi de la 5ème colonne où bien des actions syndicales ont trouvé appui, grâce au travail de sape de ses animateurs très en verve comme Gérard Filoche justement, ou avant lui Pierre Hamp, qui tint chronique dans L’Humanité de 1906 à 1912…
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La grève a coûté cher et pris les gens de court
Hélas, ils n’iront pas chercher de responsable
Un directeur amer se montre intarissable
Pour présenter le manque à gagner qu’il encourt.
Les syndicats font bloc, pourtant leur jeu concourt
À un progrès social qui reste irremplaçable,
Mais la question du coût n’est pas indépassable
Quand le droit du travail est celui qu’on parcourt.
Il est tout beau, tout neuf et beaucoup plus facile,
Un bouquin rouge a pu graver ce qui oscille
Donc, ce qui gêne est mis à l’as ou à plus tard…
C’est ainsi qu’on va vers un bien meilleur dialogue
Mais rien ne dit qu’il n’y aura plus de pétard
Car les conflits sociaux n’ont jamais d’épilogue.
