TRANSPORTS DE FONDS : LES BANDITS N’ONT PLUS D’HONNEUR !
Que peut bien représenter une vie humaine aux yeux de ces prédateurs tellement avides d’argent qu’ils distribuent la mort, sans aucun remord et surtout sans scrupules. Où trouvent-ils des armes aussi puissantes ?
Comment un ventre maternel peut-il abriter le germe d’une créature aussi barbare que ces tueurs qui ne semblent éprouver aucun sentiment de pitié. Ces gens-là ont-ils un coeur ? Aiment-ils mère, femme et enfants ?
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Comment peut-on prétendre être un homme et tuer, de sang froid et sans états d’âme, un autre homme pour s’emparer de quelques liasses de billets.
Où est-il le temps des perceurs de coffres qui passaient par les égouts et qui dévalisaient une banque pendant le temps d’un week-end... sans verser une seule goutte de sang ?!
Au siècle dernier, les vrais bandits avaient encore de l’honneur. Ils prenaient leur temps et respectaient la vie qui n’a pas de prix.
On peut voler par besoin ou par idéal, on peut tuer pour protéger sa vie ou celle des autres... mais tirer sur un convoyeur de fonds, avec le désir de lui supprimer la vie pour quelques euros, en le prenant pour un vulgaire gibier... est tellement immonde qu’il n’existe pas de qualificatif assez proche de la vérité pour définir ce type de comportement de bête sauvage.
Un convoyeur de fonds de la Société "Brinks" vient de trouver la mort, ce jeudi 29 novembre 2007, après avoir été gravement blessé par arme à feu près de la Société Générale du Boulevard Davout à Paris 20ème arrondissement, alors qu’il portait de l’argent liquide à l’agence bancaire.
Deux autres personnes ont été blessées, dont une dame qui attendait l’autobus et un autre convoyeur.
Il va bien falloir se décider à réfléchir à d’autres systèmes, pour préserver la vie des convoyeurs de fonds.
En Belgique, on constate qu’il y a de moins en moins d’attaques de ce type depuis la mise en place de voitures de tourisme banalisées et des fameuses valises à jet d’encre qui maculent la totalité des billets transportés qui deviennent ainsi inutilisables.
Le métier de convoyeur de fonds est très risqué... et surtout très mal payé par rapport aux risques encourus (environ 1200 € brut en début de carrière) ce qui veut dire que pour les Sociétés qui emploient ces hommes, la vie ne vaut pas bien chère non plus. C’est ce qu’on appelle l’exploitation de l’homme par l’homme ou l’esclavage moderne.
Travailler plus pour trouver la mort au coin de la rue... cela vaut-il la peine ? Et pourtant, sans ces convoyeurs de fonds, il n’y aurait plus d’argent liquide dans nos banques ni dans les distributeurs automatiques de billets (D.A.B.).
Ils sont pourtant relativement bien entraînés au tir et portent des gilets pare-balles, ce qui n’a pas empêché notre malheureux convoyeur de se prendre une balle en haut de la cuisse (région non protégée).
