Ces actes qui sont commis au moment où vont débuter les premières négociations le sont à dessein pour faire échouer et essayer de contrer la négociation est l’analyse de Guillaume Pepy, directeur général exécutif de la SNCF pour qualifier les actes de sabotages qui ont souffert des lignes TGV mercredi matin, et des voies de banlieue mercredi soir.
Ce qui est curieux, c’est que la même analyse est faite par les différentes directions syndicales, rejoignant ainsi de façon unanime ceux qui leur sont opposés dans le conflit social. Le luddisme est pourtant un des volets de l’action syndicale, marginal il est vrai et très mal vécu par la plupart des partenaires sociaux parce que la destruction de l’outil de travail se traduit par la vanité de la poursuite de toute négociation. Popularisée par le mythique Général Ludd lors du mouvement social de 1811 à Nottingham, elle est utilisée par des éléments désespérés qui ne voient plus d’autre issue que l’action directe. Quand l’outil de travail est détruit, le patron rejoint l’ouvrier dans le dénuement. Les faucheurs de maïs, partisans de José Bové ne sont pas loin de cette idée.
Mais la provocation en la matière, c’est également Laurence Parisot qui s’en fait l’écho, en prônant l’abolition de la durée légale du travail et en dénonçant en France un goût masochiste pour les conflits devant les journalistes de la presse économique.
Pour y remédier, fait curieux également, elle rejoint la position de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle, en préconisant un syndicalisme de masse…