Nicolas nous Voilà
Dominique est parti sans même un au-revoir, il a refermé sa valise en soupirant, appelé la G7 pour commander un taxi, puis il s’est posté derrière la fenêtre en attendant de voir le halo des phares de la voiture surgir dans la nuit finissante… Il a quitté la ville. Au chauffeur, il a confirmé sa destination, et pendant le trajet, pour couper court à toute conversation : je m’éloigne juste un peu le temps de me faire désirer… Que faire d’autre ? Si un jour, Nicolas se pointe à Sarcelles pour soutenir sa candidate au nom imprononçable, vous savez bien, la fille de la télé qui n’aime pas la bite des noirs, tous les administrés de Dominique vont se précipiter vers l’aréopage des caméras pressant le grand leader de la droite décomplexée pour crier : à nous aussi, Nicolas, donne-nous un job ! Quand il pense à toutes ces années de lutte et d’arrangements merdiques avec de faux amis, Dominique a le blues, il se dit qu’il a perdu son temps rue de Solferino… Motion, synthèse, et trois jours après, tout est à refaire ! Comment voulez-vous monter à l’assaut de l’Élysée avec une équipe aussi désordonnée ? Le PS : une armée mexicaine, un mouvement de foule et ça se disperse à la vue du premier cordon de gardes mobiles… Pire : une meute enragée de pitbulls qui se précipite sur un os à ronger. 62% des personnes interrogées sont favorables à ce que de nouvelles personnalités de gauche intègrent le gouvernement, 24% y sont opposées. Où est le peuple de Gauche ?
On a beaucoup de mal à trouver un accord
Pour voir ce qu’il faut dire et faire en connaissance,
Il n’est pas là… Tirons profit de son absence
Pour nous montrer unis et un peu plus raccord !Jamais on n’a vu ça, jamais ! Quel beau record
Que de miser gagnant sur la concupiscence,
L’opposition en est réduite à l’impuissance
À tel point qu’au final tout le monde est d’accord.En attendant le bon vouloir de la croissance,
Laissons-nous doucement entrer en sénescence
Depuis que la critique est au gouvernement…Laissons-le déminer les dossiers en souffrance,
Et s’il se plante, on le dira bien carrément :
On verra si c’est lui le sauveur de la France…