L’identité de la nation n’est pas meurtrie
Alors qu’on les fait vivre au fond de noirs clapiers,
Mais on ne peut pas les sentir, ces sans-papiers :
La reconduite, ainsi devient une industrie…On pense obtenir d’eux l’amour de la patrie,
Mais on les compte ici comme autant de troupiers ;
La France, ils l’ont construite aussi avec leurs pieds
Au cours de notre Histoire, or on choisit, on trie !Quand par paquets de mille on fait de beaux tableaux,
Ce sont des gens qui sont cachés par les hublots
Et que l’on chasse encore à coups de pied aux fesses.Mais veut-on vivre en bonne entente ou sous les feux
Des grands médias dans des quartiers souillés de fèces ?
Ce sont des plans que font parfois les boutefeux.
Merci à Frédéric Vignale pour l’illustration.
