France Terre d’Élections

France Terre d'Élections

C’est pas vrai ! La race, ce que t’appelles comme ça, c’est seulement ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C’est ça la France et puis c’est ça les Français, faisait dire Louis-Ferdinand Céline à son héros Bardamu au début d’un des romans préférés de Nicolas Sarkozy : Voyage au Bout de la Nuit. Ce n’est pourtant pas cette vision des choses qui lui a inspiré l’idée d’un grand ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, pour lequel son vieux compère Brice Hortefeux a bien du mal à donner quelque éclat. Tous les jours dans la presse, on peut lire le récit tourmenté d’une expulsion du territoire français, le rapport d’une intervention de police qui s’est mal passée, le compte-rendu de familles étrangères délogées brutalement d’un immeuble illégalement occupé. La famille Le Pen en profite pour fustiger que le chef de l’État ait décidé d’aligner la politique de son gouvernement sur la désastreuse position de Rama Yade et le politiquement correct, et son ministre de l’Immigration, pris entre deux feux, de pousser les préfets à la roue afin qu’ils atteignent les objectifs de 25.000 reconduites à la frontière fixés par le président de la République… Un vœu pieux qu’il doit encore rappeler aujourd’hui.

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L’identité de la nation n’est pas meurtrie
Alors qu’on les fait vivre au fond de noirs clapiers,
Mais on ne peut pas les sentir, ces sans-papiers :
La reconduite, ainsi devient une industrie…

On pense obtenir d’eux l’amour de la patrie,
Mais on les compte ici comme autant de troupiers ;
La France, ils l’ont construite aussi avec leurs pieds
Au cours de notre Histoire, or on choisit, on trie !

Quand par paquets de mille on fait de beaux tableaux,
Ce sont des gens qui sont cachés par les hublots
Et que l’on chasse encore à coups de pied aux fesses.

Mais veut-on vivre en bonne entente ou sous les feux
Des grands médias dans des quartiers souillés de fèces ?
Ce sont des plans que font parfois les boutefeux.

 

Brice Hortefeux le 21 août à la PP de Paris :

 


Merci à Frédéric Vignale pour l’illustration.

le 12/09/2007
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3 Messages

  • 13 septembre 2007 08:11

    La France ne doit rien aux clandestins.
    Ceux-ci n’ont qu’un seul devoir ici, celui de quitter le territoire
    • France Terre d’Élections 13 septembre 2007 20:00, par eric

      Le clandestin ne demande rien si ce n’est le droit d’exister.
      Comme à l’époque de vichy le français n’aime que la main qui le brise mais pas celle qui supplie.
      Je ne souhaite pas a ceux qui ne tolére pas l’ illégalité de s’ y retrouver un jour, ne jurons de rien de ce qui peut arriver demain.
      • France Terre d’Élections 17 septembre 2007 20:55, par J.f.

        « Le Français n’ aime que la main qui le brise mais pas celle qui supplie.. »
        en faisant référence a Vichy..
        Bravo pour cette phrase, elle mérite le dictionnaire.... encore bravo et merci Eric.