Le rock sudiste : tradition et modernité…

Le rock sudiste : tradition et modernité…

Le southern rock… un courant musical fort accrocheur ! Nouvelles formations des plus séduisantes et groupes labellisés « seventies » se bousculent sur les terres chaudes d’oncle Sam. C’est le retour tonique de Point Blank, une des icônes du rock sudiste, avec un nouvel album (« Reloaded »). Le Marshall Tucker Band, autre légende des grands espaces, confirme avec « The Next Adventure », qui sort ce mois-ci, son grand art d’assaisonner la salade « sudiste » avec jazz, blues et country. D’ailleurs le rock sudiste a toujours été friand de mélanges : fusion rock, blues et country (Lynyrd Skynyrd, Allman Brothers Band), boogie et hard-rock (Point Blank), country, rock, blues et boogie (Blackfoot).

💡 Vous aimez cet article ?
Partagez-le. Le Mague vit aussi grâce à ses lecteurs.

Sans doute, les nouvelles formations puisent dans les mêmes ingrédients, mais avec leur propre univers. Les Texans de Rebel Pride offrent à la fois une musique puissante et bucolique : un mix de country et de blues énergique, entre Outlaws et Lynyrd Skynyrd. Les Géorgiens de Tishamingo insufflent à leur blues rock ensoleillé une touche jazzy à la Steely Dan avec des sonorités à la Eagles. D’autres excellents groupes comme les Ghost Riders ou encore Hurry Sundown renouvellent le genre sudiste avec brio. Neil Carswell, entre gospel et blues hard, propose à la fois un rock tonique et lyrique qui en impose.

L’Europe n’est pas en reste. En France, le paysage « sudiste » français compte de nombreuses formations : General Store, Natchez, Plug § Play, Diesel Dust, Feelmore Band, Texaroma…

C’était l’occasion pour Le Mague de faire un tour d’horizon du paysage rock sudiste avec REBEL PRIDE, un groupe américain…

Rebel Pride a sorti cette année Backin’it Up, un opus particulièrement efficace. A propos d’eux, l’on évoque parfois Molly Hatchet (hard boogie), The Outlaws (country rock) ou même Lynyrd Skynyrd et The Alman Brothers Band. Ce groupe américain de southern rock puise son énergie dans un éclectisme savoureux que l’on repérait déjà dans leur premier CD It is what it is : jazz, hard-rock, country, blue grass, folk… Leur troisième CD « A southern rock tribute to Toby Keith » (CMH Records), hommage à une personnalité de la country music, vient de sortir.

INTERVIEW : REBEL PRIDE

Thierry de Fages (Le Mague) : Quelle est l’histoire de Rebel Pride ?

Rebel Pride : Rebel Pride est né en 1995. Puis, le groupe a connu au cours des 7 années suivantes de nombreux changements de style et de personnel. L’actuel Rebel Pride Band, formé en 2004, est la formation que l’on peut entendre sur nos 3 disques. Tom et Dave, les plus anciens, ont incorporé le groupe en 1996 ; Pat, en 2004 ; Sonny, peu après. A ses débuts, Rebel Pride était un « country cover band ». Néanmoins, nous jouions quelques titres écrits pour nous par des paroliers extérieurs au groupe. Ainsi, nous avons connu nos premiers succès dans le bizness country en ouvrant pour des stars de la country music comme The Dixie Chicks, Toby Keith, Kenny Chesney et d’autres. En 2000, après un concert de charité donné à Clearwater (Floride), où nous jouions avec Charlie Daniels, nous avons choisi de nous orienter vers le southern rock. Un style proche de la sensibilité musicale de Brian, Dave et Tom.


Thierry de Fages : Quelles sont vos influences musicales ? :

Rebel Pride : C’est vaste ! : Lynyrd Skynyrd, The Allman Brothers band, The Outlaws, The Marshall Tucker Band, Charlie Daniels, ZZ Top, Stevie Ray Vaughan, Widespread Panic, Jimi Hendrix…, l’invasion britannique, Stax, Macon, Motown, Memphis, New Orleans, Jacksonville, Muscle Schoals… blues, jazz, punk !

Thierry de Fages : Vous êtes réunis à Tampa Bay (côte Ouest de la Floride). Quel est l’environnement musical là-bas ?

Rebel Pride : C’est la terre natale des Outlaws et des Allman Brothers ! La scène musicale de Tampa Bay est très variée. Les salles de concert sont très nombreuses. Il y a tellement de prestations live dans la région que ça peut faire tourner la tête. En outre, la communauté musicale de Tampa Bay est très soudée.

Thierry de Fages : Dans votre opus Backin’it Up, boogie et hard-rock sont bien présents sur des titres comme « Domino Boogie », « On the Road » ou « Texas Mud »…

Rebel Pride : « Domino Boogie » relève de la pure attitude southern rock. « On the Road, une chanson écrite il y a 20 ans, évoque les tribulations d’un groupe on the road. Quant à « Texas Mud », elle relate les pérégrinations de Brian et Dave sur les routes du Texas – dans les années 90 – quand ils jouaient dans un Lynyrd Skynyrd tribute band.

Thierry de Fages : Dans un autre genre, on trouve 2 ballades (« Long Distance Love Affair » et « Take it Slow ») dans Backin’it Up… Pouvez-vous nous citer quelques bonnes ballades sudistes ?

Rebel Pride : « Mellissa », « Can’t You see », « Freebird » ou « Prisoner » me semblent assez représentatives.

Thierry de Fages : Votre dernier titre « Shine-Ola », très attractif, a un parfum du Bad Company ou du Lynyrd Skynyrd des seventies…

Rebel Pride : Tom, très jeune, a élaboré la trame musicale de « Shine-Ola ». Ca été un beau travail avec les démos. Pat a écrit les paroles, et tout le groupe a fignolé les arrangements lors des répétitions au studio d’enregistrement.

quelques disques :

THE MARSHALL TUCKER BAND
(Live On Long Island, Ramblin’Records, 2006)
(The Next Adventure, Ramblin’Records, 2007)

NEIL CARSWELL
(Good Man’s Journey, East Winds Records, 2006)

HURRY SUNDOWN
(Live After Sundown, autoproduction, 2006)

REBEL PRIDE BAND
(It is what it is, autoproduction, 2005)
(Backin’it up, autoproduction, 2007)

TISHAMINGO
(Point, Magnatude Records, 2007)

le 09/07/2007
Impression

25 Messages

  • 10 juillet 2007 09:10, par bobohunter

    Article bien sympa...deux petites précisions tout de même, il est bon de préciser que les valeurs "sudistes" des groupes en question ne se résument pas à l’amour du blues et du soleil, il est aussi question d’ultra conservatisme et de discrimination raciale. En grand fan de lynyrd skynyrd, le drapeau sudiste en fond de scène et leur discours clairement facho m’ont toujours génés.
    D’autre part l’aimerai rendre hommage à "Stock" un groupe sudiste du nord des années 80 injustement oublié.
    • Le rock sudiste : tradition et modernité… 14 juillet 2007 15:29, par sylvain

      Lynyrd Skynyrd, c’est vraiment à mon avis la crème du southern rock : musicalement à la fois super cool et rentre-dedans.
      Je conseillerai pour un achat les CDS suivants de Lynyrd Skynyrd : "Pronouced le-nerd skin’-erd", "Twenty", "Lyve from Steel Town," "Edge of Forever" ... Pour ceux du Mague qui souhaiteraient mieux connaître ce groupe précurseur, il faut absolument lire "Freebird : The Lynyrd Skynyrd Story".
    • Le rock sudiste : tradition et modernité… 16 juillet 2007 15:35, par Steve

      Vous faites un très mauvais procès au rock sudiste en général et à Lynyrd Skynyrd en particulier.
      La présence sur scène du drapeau confédéré est un symbole fort de l’attachement d’une partie de l’Amérique à sa terre et à ses valeurs. Il faut bien comprendre que les Etats sudistes, souvent méprisés par le Grand Nord, ont construit leur propre histoire.
      Le rock sudiste, à la fois rude et sensuel, est un peu le fruit de cette histoire.
      A propos de Lynyrd Skynyrd, fallacieusement vous employez les termes de "discrimination sociale" , d’"ultraconservatisme", de "discours clairement facho". Décidément mon vieux, vous êtes complètement à côté de la plaque...
      En jouant du lynyrd skynyrd, on peut pas faire musique plus métissée : délicieux mélange de country et de blues ; d’autre part, son chanteur, Ronnie van Zandt, grand admirateur de Jimi Hendrix, citait fréquemment les grands bluesmen noirs comme une influence majeure.
      Finalement, avec votre remarque à la gomme, vous avez voulu sur ce site faire l’intello moralisateur de service. En abordant un super courant musical, à la fois novateur et injustement méprisé, sur un terrain politique. Comme un petit péquenot européen !
      Steve
      • Le rock sudiste : tradition et modernité… 16 juillet 2007 22:15, par bobohunter

        Et ben oui, les réferences à dieu et l’esprit de clocher ça m’emmerdent mon p’tit steve...et je laisse les drapeaux aux cons-fédérés.
        • Le rock sudiste : tradition et modernité… 24 juillet 2007 23:01, par Ced

          D’accord avec Steve : le rock sudiste c’est un mélange musical détonant (harmonie des guitares et du piano), et il est vrai affiche pas mal de valeur "traditionnelle" (croyance en Dieu, respect du travail, des amis...). On est d’accord ou pas, mais il n’y a rien de mal, non ?
          Le Lynyrd Skynyrd de Ronnie a peut-être joué avec le côté "Rednecks" (si l’on veut polémiquer on peut toujours trouver des aspects ambigües à Sweet Home Alabama, d’un autre côté Ronnie et Neil Young s’apprécient, comme quoi), et "The Ballad of Curtis Loew" est un hommage à un musicien noir...
          Les derniers albums de LS, celui de Johnnie, se sont effectivement radicalisé musicalement (plus hard) et...politiquement (appui affiché à la guerre en Iraq, position sur la peine de mort...). Reste que c’est un grand groupe, que Johnnie Van Zant n’est pas le plus grand intellectuel, je vous l’accorde (mais notre J. Halliday non plus, n’est-ce pas ?), et ce qu’on lui demande c’est de chanter. Reste que c’est du costaud !
          Après, cher Bobohunter, dépassez les préjugés (en plus voues êtes fan de LS) et lisez le texte écrit par un groupe de Rock Sudiste français, DIESEL DUST, qui explique la signification de ce drapeau en concert (symbole musical, né il est vrai dans le sud des Etats-unis, mais il n’est pas question de racisme). Ils doivent s’en défendre...triste dans un pays comme la France !
          Ecouter Freebird (écrit en hommage au frangin Caldwell, je crois, c’est raciste ça ?), Simple Man (tiens utilisé pour la pub de la pâte chocolat), Fall of Peacemaker de Molly hatchet, Green Grass and High Tides des Outlaws... (on ne va pas se priver d’écouter Charlie Daniels jouer du violon parce qu’il soutient les GI en Iraq ?
          Et un proche m’a dit un jour : "tu sais, tu parles de culture, d’économie, de politique, mais t’écoute de la musique de bouseux..." Ca fait plaisir, c’est vrai c’est plus tendance et "évolué" d’écouter du Rap ou d’aller en rave party ? D’un autre côté, je joue du Beethoven, du Mozart, du jazz, du classic rock, du Morricone...c’est pas ouvert, ça ? Alors votre jeu de mots sur les ***fédérés, vous voyez où il passe...
          • Le rock sudiste : tradition et modernité… 26 juillet 2007 19:28, par général Lee

            Kel Ke soit ton Kulot...bravo !
            • Le rock sudiste : tradition et modernité… 15 septembre 2007 19:47, par RedneckAndProudOfIt

              Entièrement d’accord avec vous.
              Je trouve ça malheureux que les gens voient encore le drapeau sudiste comme un symbole d’esclavage (ah, le manque de culture !).
              Personnellement, je suis très attaché à cette culture, qui, n’en déplaise, comme l’a bien connu Ced, à bon nombre d’imbéciles, n’a rien d’une culture de bouseux (quand on voit le QI moyen d’un fan de rap ou de techno, ça fait mal)...
              Long live to the South !
          • Le rock sudiste : tradition et modernité… 18 octobre 2007 23:01, par DocHolliday

            Ca c’est envoyé !!! J’ai tendance à toujours être d’accord avec les gens qui soutiennent Lynyrd Skynyrd, car je suis incontestablement fan de ce groupe. Mais je me suis moi même posé des questions concernant leur idéaux lorsque j’ai commencé à les écouter. En effet, moi qui suis presque autant fan de neil young que de Lynyrd, que penser de sweet home alabama ? Mais je ne peux pas m’en empêcher, leur musique est trop forte, et puis je pense qu’en tant qu’européens, nous ne pouvons les juger (je parle des américains en général), précisément parcequ’ils sont américains, et qu’ils sont nés dans un autre contexte que le notre. Bien sur, cela est incontestable, ils sont chauvins, mais peut-on le leur reprocher ? Car si nous avions été élevé dans le même contexte que le leur, n’aurions nous pas eu la même façon de voir les choses ? Vous voyez, comprendre vaut mieux que haïr, et ce n’est pas difficile, il suffit de savoir un minimum se mettre à la place des gens, et ainsi de comprendre que nous sommes tous différents. Aussi, ne prouverions-nous pas, en haïssant lynyrd pour leur faschisme, que nous sommes nous même fascistes ??
        • Le rock sudiste : tradition et modernité… 19 septembre 2007 07:24, par Raph

          Il faudrait connaitre un peu mieux ce qu’est le rock sudiste pour en parler. A l’origine existent des groupes comme Allman Brothers groupe comportant des noirs (et oui !) ou Blackfoot groupe composé entièrement d’indiens (encore !!) etc, etc... Ceux qui ont oublié d’apprendre l’histoire, la musicologie et l’anglais ou éventuellement font des traductions érronées des textes ou de leur compréhension font de la France un pays en retard et complètement facho pour la musique. On notera toutefois que ces mêmes personnes ne trouvent rien à redire aux groupes de rap par exemple qui appellent à lyncher les flics ou enfermer les femmes dans un carcan sexiste uniquement.
          Ce sont ces esprits limités qui obligent des gens comme nous à jouer ailleurs, surtout pas à Paris ville Ô combien pseudo-intello et font que nous passons plus de temps à parler justification politique que musique et art....
          Quant aux cons-fédérés pour reprendre l’expression, ils ne sont pas ou on croit semble t-il. C’est vrai que le southern rock ne parle essentiellement aujourd’hui que de respect, de liberté, de famille et d’identité....discours complètement incompris des français purs nazes qui ne pensent qu’à leur nombril.
          Lisez les textes et les traductions du groupe Diesel Dust par exemple sur leur site www.dieseldust.com
          • Le rock sudiste : tradition et modernité… 19 septembre 2007 10:05, par Dixie is not my land

            On a chassé les skins de Paris, maintenat le rock sudiste...enfin de bonnes nouvelles ! Merci
            • Le rock sudiste : tradition et modernité… 20 septembre 2007 08:38, par raph

              On n’en a pas chassé ni les cons ni les imbéciles, c’est dommage.
              • Le rock sudiste : tradition et modernité… 20 septembre 2007 21:39, par Ced

                Si je fais un petit bilan des messages précédents :
                1/ les messages correctement écrits, faisant référence à l’histoire du Rock Sudiste, respectueux des interlocuteurs...sont pro-rock sudiste !
                2/ alors que les messages courts et insultants (*** fédérés, référence aux Skins) sont naturellement contre...
                Et après les Rednecks c’est nous ? Pour les anti-RS, pas même un petit fait divers (style émeutes, croix brûlée) à vous mettre sous la dent. Juste de la bonne musique, des guitaristes de folie (Gary Rossington et Steve Gaines introduits au Rock&Roll Hall Fame, Dickey Betts...), des bons moments entre amis ou famille à regarder un bon DVD (faute de leur venue massive en France et à Paris).
                Pour terminer, ce n’est pas parce qu’il y a qqs vrais péquenots qui étaient racistes et qui habitaient l’Alabama, qu’il faut condamner le Rock Sudiste.
                Sinon condamner les habitants de Vitrolles, Orange, les supporters de Foot,
                les croyants (toutes les religions ont tué ou continuent à le faire), l’industrie alimentaire, pharmaceutique...TOUT finalement...Pas d’amalgame on vous le dit tout le temps "Dixie is not my land". Et comme le souligne Raph, il y a de réelles injustices...qui ne dérangent pas...Parce que nous les amateurs de Rock Sudiste nous sommes de Vrais Gentils, aimant la musique, avec peut-être quelques valeurs (oh c’est mal vu par certains !!!).
                Southern Rock an endangered Species ? No because No Guts...No Glory
      • Le rock sudiste : tradition et modernité… 5 janvier 2008 21:14, par ice T

        Si cette musique ne portait pas son lot de messages racisto-xenophobes, on la qualifierait de rock du sud et non pas de "sudiste".
      • Le rock sudiste : tradition et modernité… 2 mars 2009 21:17, par Festirock

        Bonjour,
        Amateur de belle mélodie rock, rock Sudiste..... Voici la date à retenir....
        LE 04/04/2009 à Ancerville 55 MEUSE : LE CONCERT DE ROCK SUDISTE DE L’ANNEE
        LE Gratin du Rock sudiste francais pour une soirée exceptionnelle.....
        Réservation sur http://Festirock.fr
        Parking moto sécurisé
      • Le rock sudiste : tradition et modernité… 2 juillet 2010 14:52, par momo

        Je viens de faire les mêmes remarques sur un autre forum rock à propos du southern rock (http://www.rock6070.com/forum/viewtopic.php?f=8&t=1159&start=90). On y parle de conservatisme, de racisme, de rebelles réactionnaires bouseux etc... sans que les modos n’y apportent la moindre retouche. Alors, j’ai ramené ma "gueule" et ça n’a pas l’air de franchement plaire. C’est marrant ça, dès qu’on fait un review sur le rock sudiste on n’y parle beaucoup moins de musique que du reste. Les clichés ont la vie dure.
  • 21 septembre 2007 08:42, par général lit, c’est déjà pas mal

    un article de rock sudiste où je ne vois aucune référence à PANTERA (dont le guitariste fou Dimebag Darrell fut assassiné sur scène à Austin), REBEL meets REBEL ou, encore plus immanquable, au fantastique Calvin Russell.
    LYNYRD SKYNYRD sont joyeux à écouter (bien que beaucoup trop propret à mon goût) et drôles à voir (quels stéréotypes des cow-boys arriérés !) mais ce sont de bons gros trous du cul. NEIL YOUNG en sait quelque chose... Ils sotn juste bons à avoir leur musique dans la pub décathlon (méchanceté gratuite de ma part). Ce sont sûrement des potes à Ted "KKK" Nuggent !
    Le rock sudiste, à part quelques perles, dégage dans son ensemble quelque chose d’ultra patriotique qui se met en évidence à l’exhibition intempestive de leur putain de drapeau (à part quelques uns qui s’en amusent et se trounent en dérision). Ca me fout la chiasse.
    Et "sudiste" ça veut plus rien dire depuis que des clubs de line dancers naissent jusque dans la creuse.
    glüt
    • Le rock sudiste : tradition et modernité… 21 septembre 2007 19:58, par Ced

      Pour les stéréotypes, quelles musiques n’a pas les siens ? C’est vrai les musiciens de Rock Sudiste et de Country ont plutôt un chapeau de Cow-Boy, mais ça fait partie de l’identité musicale.
      Pour les stéréotypes on peut citer quelques monstres du genre : le RAP (violence, sexisme, drogues, vulgarité, je continue ?), la musique poubelle (Star Ac and Co avec leur protagonistes qui font plus la Une des journeaux à scandales qu’une visite au Rock&Roll Hall Fame, c’est sûr c’est pas leur jeu de Slides qui va abimer leurs doigts).
      Pour le Rebel meets Rebel (avec David Allan Coe) c’est un rock sudiste assez Hard. Mais l’article, je pense ne se veut pas exhaustif : 38 Special, Gov’t Mule, Medecine Hat, Eat a Peach, Alligator Stew sont autant de groupes plus ou moins sudistes de talents. Alors écoutez les et dites plûtot ce que vous pensez de leur musique, et arrêtez de chercher la petite bête. Et bien que le RAP ne soit pas ma tasse de thé, il y a sans doute des gens de talents...Open your mind
  • 29 octobre 2007 19:32, par blutch

    La ballade des gens qui sont nés quelque part
    Paroles et Musique : Georges Brassens 1972
    C’est vrai qu’ils sont plaisants tous ces petits villages
    Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
    Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
    Ils n’ont qu’un seul point faible et c’est être habités
    Et c’est être habités par des gens qui regardent
    Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
    La race des chauvins, des porteurs de cocardes
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
    Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
    Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
    Vous font voir du pays natal jusqu’à loucher
    Qu’ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
    Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
    Ou même de Montcuq il s’en flattent mazette
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
    Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
    Quand à l’air qu’ils emploient pour gonfler leurs baudruches
    Leurs bulles de savon c’est du souffle divin
    Et petit à petit les voilà qui se montent
    Le cou jusqu’à penser que le crottin fait par
    Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    C’est pas un lieu commun celui de leur connaissance
    Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux
    Les petits maladroits qui n’eurent pas la présence
    La présence d’esprit de voir le jour chez eux
    Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
    Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
    Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Mon dieu qu’il ferait bon sur la terre des hommes
    Si on y rencontrait cette race incongrue
    Cette race importune et qui partout foisonne
    La race des gens du terroir des gens du cru
    Que la vie serait belle en toutes circonstances
    Si vous n’aviez tiré du néant tous ces jobards
    Preuve peut-être bien de votre inexistence
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

    • blutch, et "Supplique pour être enterré sur la plage de Sète" tu connais ? C’est d’ailleurs un des plus beaux morceaux du grand Georges... Lui aussi a évolué dans sa carrière...
      Et Wolkswagen... La voiture du peuple, inaugurée par un certain Adoph en 1936 ? Encore moins loin que la guerre de Cessession. Tous ceux qui roulent en Wolkswagen sont des nazis ?
      Il faut arrêter ce genre de discours moralisateur, et avoir des références solides avant d’écrire des âneries. Et surtout être capable de les citer, ces références.
      Lynyrd Skynyrd, Outlaws, Allman Brothers (avec un musicien noir), Atlanta rhythm section, des racistes ? Parce qu’ils pensent qu’il fait bon vivre chez eux dans le sud ? Je suis du sud de la France, il fait bon vivre aussi, et ma foi, si j’ai l’envie de le chanter... "On dirait le sud" Merde, Nino était un raciste lui aussi !
      As-tu écouté leurs textes au moins, et l’ensemble, pas 2 ou 3 morceaux ? Le rock sudiste (et pas du sud, quelle différence, puisqu’aux E.U on dit southern rock, quelle subtilité dans la traduction, bravo !) ne se résume pas à "Sweet home Alabama" et au gouverneur de cet état.
      Comme certains qui connaissent cette musique ici, de bons exemples ont été donnés. Sans "les noirs", point de cette musique. Les racines, "les roots" tu sais, celle des imbéciles heureux qui sont nés quelque-part, sont trop fortes. Le blues, le jazz, la soul, et même parfois le funk font parti intégrante du rock sudiste, et dans ce sens c’est les noirs américains qui l’ont crée. Même le gentil Bruce Springsteen ou autre Neil Young n’existeraient pas sans.
      Un certain Ronnie Van Zant, chanteur de Skynyrd, était un grand admirateur de Muddy Waters. Et tu ne crois pas que des types comme Rossington, Collins, (gutaristes), Duane Allman et autres n’ont pas écouté dans leur jeunesse des T.Bone Walker, Rober Johnson ou autres Blind Lemon Jefferson, tous noirs de peau ?
      Tiens, si tu ne connais pas Blind Lemon, cherche sur le net. Il est mort de froid pendant une nuit dans une ville... du nord, à Chicago. Secouru par les âmes charitables des nordistes, hein puisqu’il faut dire sudiste ?
      Lorsque je lis "dégage dans son ensemble quelque chose d’ultra patriotique qui se met en évidence à l’exhibition intempestive de leur putain de drapeau", de quelle patrie tu parles ? Des Etats-Unis ? Car c’est leur seule patrie. Les états confédérés n’existent plus depuis plus d’un siècle.
      Et je terminerais par un conseil. N’allez pas du coté de Perpignan, vous y trouverez un drapeau sang et or. Encore moins à Biarritz, c’est un autre drapeau... Et toujours ceux "des imbéciles heureux qui sont nés quelque-part".
      Ne voyez aucune provocation dans ce post, j’écoute du southern rock depuis très longtemps, parce que je trouve cette musique très riche. Mais j’aime aussi Neil Young, et le gonzo Nugent (qui est de Détroit dans le nord). Mais je n’aime pas les discours moralisateurs lorsqu’ils ne sont pas argumentés, c’est tout.
      • Le rock sudiste : tradition et modernité… 31 janvier 2009 22:35, par Ian

        Grande perte pour le monde du rock sudiste : Billy Powell, le talentueux pianiste de Lynyrd Skynyrd, est décédé ce 28 janvier 2009 en Floride à l’âge de 56 ans.
        Malédiction pour celui que l’on considère comme le plus important groupe de southern rock de tous les temps : c’est le cinquième membre de Lynyrd Skynyrd à disparaître tragiquement (Powell d’ailleurs était dans l’avion qui coûta la vie à Ronnie Van Zandt et Steve Gaines.)
        Heureusement, un nouvel opus de Lynyrd Skynyrd devrait paraître cette année.
        Profitons-en pour saluer la mémoire du très classieux claviériste du groupe mythique de Jacksonville !
  • 22 février 2009 07:00, par Tortue

    J’ai bien pris le temps de lire toutes vos reponses et quelque chose m’a choqué ... les gens négatifs ne repèrent que les défauts -on va dire vestimentaire ou de scène - mais quel est le problème ?
    Personnellement je pense qu’une personne peut etre un gros c*n et pourtant faire de la musique appréciée de tous.
    Pour Lynyrd Skynyrd, la plupart des musiques n’ont aucunes connotations péjoratives ... Après nous ne sommes pas obligés de chercher un sens à chaque musique et on peut écouter juste pour le plaisir (pour ceux qui aiment la Star Ac ya pas de sens et pourtant ca leur plait). En France nous avons pas mal d’artistes sympa mais si on regardait ce qu’ils pensent en termes de politique ou de société on ne les écouterait plus
    • Le rock sudiste : tradition et modernité… 22 février 2009 10:21, par Ian

      Lynyrd Skynyrd, qui d’ailleurs est en concert au zenith de Paris en juin 2009...
      • Le rock sudiste : tradition et modernité… 21 avril 2009 21:17, par Ced

        Bonjour,
        Exact, le 05 juin au Zenith.
        Et effectivement sans Billy Powell qui a été un excellent pianiste, et qui a donné un style unique à Lynyrd.
        Sans Ean Evans aussi , le bassiste, atteint d’un cancer.
        Pour l’opus 2009, Billy Powell en avait déjà enregistrées quelques unes.
        Et Tortue, merci de cette réponse censée.