“TOKIO HOTEL”… ATTACHEZ VOS BRETELLES DEMOISELLES !

“TOKIO HOTEL”… ATTACHEZ VOS BRETELLES DEMOISELLES !

Ils sont allemands, jeunes, beaux, éphèbes, imberbes, maquillés à outrance et androgynes… mais ces quatre-là font craquer toutes les jeunes filles et mouiller les petites culottes, mieux que Rocco Sifredi, avec une apparence toute droite sortie des meilleurs “mangas”.

Ce sont certainement les enfants spirituels de Nicola et de Stéphane, les jumeaux du Groupe Indochine, qui nous ont déjà fait le coup du 3ème sexe dans les années 80 et le phénomène “Indo” était surprenant pour l’époque.

Tokio Hotel, c’est avant tout quatre bombes asexuées qui préfèrent plaire en étonnant (c’est détonnant) que plaire en se couchant… comme la plupart des adolescents, fort heureusement !

Si leur musique est agréable (Pop Rock baroque), leurs textes peuvent émouvoir voire déranger les adultes car ils comportent un vrai malaise non perçu par les parents qui s’étonnent de plus en plus des dérives de leurs chérubins. La recherche identitaire de nos jeunes passe dans de sombres histoires d’amour qui laissent parfois des traces indélébiles. Le manque de reconnaissance dont ils souffrent peut les entraîner vers la déchéance si on n’y prête garde… et Tokio Hotel chante cette souffrance et ce questionnement de l’adolescent qui évolue vers l’âge adulte, d’une manière parfois très noire.

Avec “Tokio Hotel”, on ne voyage guère dans le grand bonheur et la positivité. Le suicide, lié aux amourettes adolescentes qui se terminent dans l’angoisse et la douleur d’une séparation brutale autant qu’incomprise, n’invite pas à sourire. Bill et Tom sont les auteurs de ces mots qui cachent d’autres maux.

Heureusement que nos enfants ne comprennent pas tout… c’est tant mieux pour nous ! Mais j’imagine le malaise que peuvent ressentir les jeunes allemands qui comprennent le message, surtout lorsqu’ils souffrent dans leurs “moi” profond. Tokio Hotel est peut-être pour eux la panacée qui les aide à se mieux comprendre. La souffrance verbalisée de cette façon, les rend sûrement plus forts face aux incertitudes et viscissitudes de la vie. Mieux vaut être en groupe que seul, lorsqu’on ne va pas bien !

Mais faisons abstraction des paroles pour revenir à la mélodie qui s’écoute avec grand plaisir, en nous invitant à bouger et à regarder Bill (le chanteur) qui sait nous emmener dans son univers décalé de la bande dessinée japonaise où tout ne se termine pas dans l’horreur (ouf !).

Nous avons tellement vu de naissances de groupes musicaux qui finissaient dans l’oubli, au bout de quelques années d’existence, que je me demande bien ce que ces quatre garçons feront encore dans dix ans, malgré leur talent pour l’instant certain.

Philip Nikolic, des “2Be 3”, joue à présent un des “mulets” dans “Navarro”… j’ose espérer que Bill ne terminera pas dans “Derrick”, sinon on va se faire chier !

Pour ma part je souhaite, à ce Groupe que j’aime bien, le meilleur dans la carrière musicale qu’il entreprent et qui est déjà internationale. Qu’ils fassent vibrer les ovaires de leurs “groupies” encore longtemps… c’est tout le mal que je souhaite à ces quatre talentueux artistes au double disque d’or.

Leur second album s’intitule “Zimmer 483” (chambre 483 en français). Que peut-il bien se passer dans la chambre 483 du Tokio Hotel ?… vous le saurez en prenant des cours d’allemand mesdemoiselles. Mais je peux déjà vous dire que Bill et son frère jumeau Tom vous emmènerons alors dans les méandres de leur solitude. Quant à Gustav et Georg, leur batterie et leur basse vous réveillerons de vos rêveries.

Longue vie à ce Groupe dans une carrière mondiale… à n’en pas douter. La déferlante “Tokio Hotel” n’a pas fini de recouvrir la planète toute entière.