Pour en finir une bonne fois avec le conflit des intermittents
Festivals annulés, et non des moindres, manifestations, sit-in, perturbations de spectacles, intrusions sur les plateaux de télévisions, nous aurons tout vu, tout entendu … mais au fait, pourquoi ?
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Dans ce concert d’hypocrisie galopante, j’ai envie de mettre les points sur les "i" et de dire haut ce que nombre de mes amis pensent tout bas. Comme toujours en France, c’est la minorité hurlante qui dicte sa loi. Il suffit !
Qu’est-ce qu’un intermittent du spectacle ? Un saltimbanque, un artiste, un technicien spécialisé dans les techniques de l’art, etc. Une femme ou un homme qui travaille dans le monde enchanté du spectacle. Mais pas un monde enchanteur, loin s’en faut.
Alors ces travailleurs du rêve bénéficient d’un régime d’assurance spécial qui englobe la précarité de l’emploi, l’assurance maladie, et la prévoyance retraite …
Tout cela sous couvert de la solidarité inter-professionnelle. C’est très bien, il n’y a rien à en dire …
Sauf lorsque le déficit dépasse les 800 millions d’euro ; il faut alors se pencher sur le problème. Car ce n’est quand même pas toujours les mêmes qui doivent payer.
Une parenthèse : être intermittent est un choix volontaire que ces gens-là ont fait. Ils ne veulent pas des obligations de bureau, se veulent libre de leur temps, de leur créativité, soit, ils en ont le droit ; mais il faut aussi qu’ils en assument un peu les désagréments. Nous ne pouvons pas toujours compter sur les autres !
Je suis écrivain, mais je dois aussi avoir un autre travail pour vivre, comme beaucoup de mes pairs : professeur, journaliste, etc. Les écrivains qui vivent de leur plume se comptent sur les doigts d’une main. Nous prenons donc sur notre temps libre pour écrire. Nous ne sommes pas au RMI, à la charge de la société, pour nous consacrer à notre art. Un peu de responsabilité s’il vous plaît !
Stéphane Lissner, le directeur du festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence, rappelle qu’il "y a dans l’accord des avancées, et d’autres dossiers, qu’il faut rouvrir. Il ne faut pas oublier qu’il y a quelques mois on risquait de voir disparaître totalement le régime des intermittents (…). Est-ce à l’Unedic de payer ? Aux collectivités ? Et puis les abus viennent aussi bien des employeurs que des employés."
Il convient, en effet, de faire aussi et surtout le ménage dans les grands groupes de l’audiovisuel qui emploient nombre d’intermittents au lieu de les salarier. Le Groupe France Télévision, par exemple, est un vil tricheur de ce côté-là !
Comme les temps changent il convient donc de réformer : sans aucune démagogie ni débat politique dans lequel je ne rentrerais pas, il convient d’affirmer que ces réformes sont obligatoires. Celle des retraites est en cours, celle du régime des intermittents aussi. Et que voyons-nous ?
Un syndicat intelligent, la CFDT, qui aura essayé de tirer la couverture à lui le plus possible (c’est la règle du jeu), mais qui aura su, aussi, et c’est bien là l’essentiel, s’arrêter à temps pour signer un protocole honnête et réaliste.
De l’autre, des imbéciles, des ahuris, qui hurlent sans comprendre et disent "non" à tout, par principe : la CGT (et FO qui s’aligne de plus en plus sur les intransigeances de l’extrême gauche) auquel se joint le parti communiste pour faire bonne mesure.
Et ce joli monde s’en va manifester à la bonne franquette et perturber concerts, festivals ... sans se poser la question de savoir s’ils ne dérangent pas un peu, si le peuple, comme ils l’appelent, est de leur côté ... Sans parler des petites compagnies qui vont, de par cet intermède forcé, se retrouver sur la paille. Mais la CGT s’en fout, elle est payée pour déstabiliser, donc ce n’est pas son problème les soucis des autres, ceux qui bossent un an pour monter une pièce au OFF d’Avignon et qui se retrouvent dans la panade.
Voilà donc Aix-en-Provence et Avignon, deux des plus grands festivals, qui sont obligés de fermer boutique à cause de quelques centaines de connards hirsutes qui brandissent encore le drapeau rouge. Depuis sa création en 1947, jamais Avignon n’avait baissé les bras, supportant même mai 68 avec Jean Vilar aux commandes.
Il aura fallut 2003 pour briser le rêve. Car ce que ne comprennent pas ces demeurés de la CGT, c’est qu’ils se suicident, et avec eux, tous leurs camardes …
"Les gens se vengent des services qu’on leur rend" disait Céline. A méditer pour ceux de la CGT qui savent lire …
Je me suis toujours demandé pourquoi nous haïssions tant l’extrême droite, et nous laissions libre court à l’extrême gauche.
J’ai du mal à croire que c’est uniquement parce que l’URSS fut dans le camp des vainqueurs.
J’ai du mal à croire que l’on puisse tolérer, dans un pays de droit, le simple mot de "communisme" quand on sait que Staline a exterminé plus de braves gens que Hitler.
Soit, il ne faut pas confondre Staline et Marx. Mais il conviendrait aussi de dénoncer cette doctrine qui nie l’homme, son identité, son individualité, en le plongeant dans la masse populaire, ce concept aliénant qui détruit toute forme de vie au nom d’une communauté virtuelle, commandée, elle, par un tyran bien réel. Non le communisme n’est pas et ne sera jamais l’avenir de l’homme, bien au contraire. Le communisme est à bannir tout autant que le nazisme.
Je ne comprends pas pourquoi on prend des gants avec la CGT alors qu’elle ne fait que nuire à la société, et déniant toute implication intelligente dans le déroulement de nos vies, s’arc-boutant toujours pour détruire, ne proposant rien de constructif, de positif. La CGT agit pour elle seule, pour essayer de limiter la perte de ses adhérents qui vont voir plutôt vers SUD … tandis que leur leader s’offre le concert des Rolling Stones au Stade de France. Faîtes ce que je dis … Comment considérer un tel guignol ?
"Le suicide collectif n’est, en principe, pratiqué uniquement dans les sectes, pas dans la culture", disait l’un des membres du directoire d’un des festivals annulés.
Alors que le monde entier relève ses manches pour travailler, voilà que nos gauchistes extrêmes et jusqueboutistes ne pensent qu’à la retraite avant tout le monde, à ne travailler que le moins possible, etc. etc.
J’aime à reprendre une doctrine romanesque tiré d’un livre que je lisais, adolescent, qui racontait les aventures d’un agent secret dont la devise était : "solitaire mais solidaire".
Solidaire, oui, toujours ; mais responsable surtout.
