Nuage de Tchernobyl : l’enfance de l’art de Sarkozy
Il y a 11 mois, le réseau Sortir du nucléaire s’est adressé à Nicolas Sarkozy pour lui demander « de s’expliquer sur son inaction à propos des conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France et sur sa part de responsabilité dans le mensonge d’Etat qui a été mis en oeuvre à cette occasion et par la suite ».
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En effet, sur le CV du candidat de l’UMP qui souhaite "juste changer de trottoir" (quelle ambition pour la France !), on peut voir que, en 1987, ce dernier arrondissait ses fins de mois de vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine en assumant la fonction de chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au ministère de l’Intérieur.
Or comme on s’en souvient, la catastrophe de Tchernobyl a eu lieu le 26 avril 1986, et les autorités nous assuraient alors que « le territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées de radionucléides consécutives à l’accident de Tchernobyl »... Il n’y aurait donc eu aucune conséquence ?!
Cette tartufferie de santé publique est d’autant plus intrigante que quelques années plus tard, le même Nicolas Sarközy de Nagy-Bosca a occupé le poste de ministre de l’Intérieur pendant 4 ans ; il a donc largement eu l’occasion d’entrer en possession de toutes les informations sur le nuage de Tchernobyl... et de les rendre publiques ! Mais il n’en a rien fait.
Le plus intriguant de tout cela est que le principal intéressé ne mentionne pas son premier passage au ministère de l’Intérieur comme chargé de mission dans son autobiographie... A-t-il sincèrement honte de s’être rendu complice d’un tel mensonge ou bien pratique-t-il les règles de propagande instaurées par un personnage de sinistre mémoire : plus un mensonge est gros, plus il a des chances de réussir ?
