Entre les salles du rez de chaussée et celles du premier étage, trente ans de création riche et foisonnante.
On peut découvrier sa vision acerbe et décadente d’un Paris du début du XXèm siècle, véritable laboratoire de la peinture moderne, grouillant de prostituées, de jeunes filles vendues, de vieillards pervers ou de monstres repoussants.
La production artisitique de Pascin est très hétéroclyte, entre peintures qui se cherchent et dessins satiriques (entre 1903 et 1910, il publie ses dessins dans l’une des plus importants revues satiriques allemandes intitulée Simplicissimus).
Son style n’est pas sans rappeler ceux de Toulouse-Lautrec, Gustave Klimt ou encore Egon Schiele.
Toute son oeuvre reste sous le signe de l’androgyne ou de l’hermaphrodite, comme une tentative de réponse au mystère de son identité.
Occupant d’un atelier à Montmartre, on retrouve souvent mises en scène Hermine David, femme peintre de talent qu’il épouse en 1917, sa maîtresse Lucy Krogh, femme du peintre norvégien Per Krogh, ou encore des pensionnaires des maisons closes et des lieux mal famés de la faune montmartroise qu’il fréquentait assidûment.
Rongé par l’ alcool, partagé dans ses affections, il en vint à perdre son équilibre et le jour même du vernissage de son exposition à la Galerie Georges Petit qui devait lui amener de nouveaux succès, il se suicida le 2 juin 1930 à Paris dans son atelier.
Un artiste intéressant dans sa complexité, dans la recherche de son art et de sa propre identité. Une exposition à ne pas rater, jusqu’en juin au musée Maillol, qui décidément nous offre de bien belles expositions, pleines d’audace.
