GLOSSAIRE INDISPENSABLE DES DENOMINATIONS INUSITEES, un ouvrage linguistique et délirant par Jean-Marc Valladier, enluminé par Peb et Fox

GLOSSAIRE INDISPENSABLE DES DENOMINATIONS INUSITEES, un ouvrage linguistique et délirant par Jean-Marc Valladier, enluminé par Peb et Fox

Inventer des mots comme Ségolène Royal, quelle
branchitude !
Il faut reconnaître qu’il existe en ce bas monde
quantité de situations étranges, trucs bizarres et/ou
machins variés, étrangers ou familiers, pour lesquels
vous ne trouviez jusqu’à hier aucun qualificatif
adapté.

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Un dictionnaire restait donc à inventer, pour
collecter dans l’espace infini des possibilités
sémantiques, débordant de vocables incréés et
affolants, ces phonèmes indubitablement nécéssaires
destinés à éclore au monde réel pour enfin y accomplir
leur auguste mission : qualifier un concept orphelin
avec toute la fougue et l’ardeur dont est capable
cette langue bien pendue qu’est le français...

Jean-Marc Valadier s’est attelé à cette tâche avec
son talent de linguiste avéré et la sagesse
philosophique d’un père Fouras sous overdose de
figatelli. Car si Valadier nous livre à son corps
défendant un livre qui finira par passer pour un livre
savant suceptible de ravir linguistes et exégètes,
jubile donc, lecteur assoiffé de sensations nouvelles,
car il s’agit surtout d’un délire réjouissant
d’invention et de poésie !

Par exemple, comment appelle-t-on un individu
passant le plus clair de son temps à bouquiner sur la
lunette des chiottes ?

Un apoxobibliomane ! Dont la définition est
approfondie dans le glossaire...

Désormais, vous qui ne parlez pas grec pourrez
cependant glisser ce mot dans la conversation, afin de
briller en société ; exemple :"Apoxobibliomane
compulsionnel, Jean-Edern n’avait pas hésité à se
faire construire une pièce spécialement équipée pour
lui permettre d’assouvir son vice en toute
tranquillité."

Car il ne tient qu’à vous de faire
vivre à ces mots dorénavant indispensables leur
destinée au grand jour ! A vous d’en user et abuser
dans votre langage quotidien, de les répandre à tout
vent, d’en disséminer les spores aux quatre coins
cardinaux de la conversation, à l’instar de la jolie
rousse qui illustrait autrefois la couverture du
Larousse.

On ne peut d’ailleurs douter qu’avec son glossaire,
Valadier ne rejoigne bientôt son illustre prédécesseur
au pantheon des serviteurs zélés de notre belle langue
que j’aime !

VOTRE LIBRAIRE EST UN CON ?

Commander le glossaire de Jean-Marc Valadier sur
http://www.lefioupelan.com

le 24/02/2007
Impression

2 Messages

  • 27 février 2007 11:04, par tardif

    Qu’il est donc difficile de lutter contre la propagation d’informations fausses ou déformées dans ce monde de mass médias... Le problème principal étant que chacun propage, sans jamais vérifier ! C’est ce que vous faites d’ailleurs.
    Ainsi Ségolène Royal n’a-t-elle pas inventé le terme de bravitude. Il s’agissait d’un emprunt, d’une citation en forme de clin d’oeil, qui n’a pas été compris. Et les tentatives de rectifier le tir, celle de Jack Lang, par exemple, n’ont aucun résultat. Et chacun de continuer à gloser sur cette fiction, qui finit par remplacer la réalité elle-même. Il y a là quelque chose d’effrayant, et vous y participez.
    Voir :
    http://www.google.com/search?hl=fr&client=safari&rls=fr&q=bravitude+nainwak&btnG=Rechercher&lr=
    et :
    http://fr.wiktionary.org/wiki/bravitude

    • Cher Tardif,
      je m’associe à votre amour de l’exactitude, Ségolène Royal n’a en effet pas inventé la bravitude ! Mais peu nous chaut dans l’espèce : il ne s’agit ici que d’un clin d’oeil bien innocent, une mise en bouche dans l’air du temps pour amuser un brin le lecteur lambda, que nous sommes tous de passage sur Le Mague, afin de l’inciter à poursuivre plus avant la lecture d’un article portant justement sur l’invention et le génie du langage, sujet que d’aucuns pourraient juger austère...
      Mais qui nous passionne visiblement tous deux, c’est pourquoi je vous remercie néanmoins des précisions que vous apportez sur la "bravitude", en espérant que mon approximation, fut-elle coupable, n’aura pas altéré votre intéret éventuel pour cet ouvrage qui le mérite.