La Reine Blanche, un nouveau lieu culturel parisien incontournable

 La Reine Blanche, un nouveau lieu culturel parisien incontournable

Belle rencontre avec des artistes exceptionnels : Nathalie Martinez et Nicolas Herviais, fondateurs du théâtre "La reine blanche" Paris 18ème.
Je salue, en premier lieu, leur audace d’avoir bâti une salle de spectacle dans la capitale européenne la plus riche en théâtres ! Et je salue, plus encore, ce qui se cache derrière la belle Reine Blanche : une réelle volonté de créer un lieu où toutes les ethnies, les religions, les modes, les pensées se rencontrent…

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J’ai découvert la Reine Blanche, par hasard, en allant voir un spectacle. Nous avons attendu dans le froid que le spectacle précédent se termine, ce sont les affres des débuts... Bien que mes mains et mes pieds gelés retiennent toute mon attention, le lieu a retenu toute mon attention : un espace convivial, chic, moderne, le rouge pourpre de l’entrée, les plantes vertes fières sur leur étagère, le restaurant tout rikiki mais tout mimi. Et aussi l’accueil sympathique de Boris, le monsieur programmateur musical qui n’était pas très heureux du retard mais dont le sourire rassurait. Il se dégageait du lieu une harmonie. J’ai voulu en savoir plus. Et j’ai découvert plus encore…

Un champ de rencontres

Oh ! Il s’en passe des choses dans ce joli lieu, qui se veut, avant tout, un théâtre de proximité. Derrière une programmation artistique riche, il y aussi une grande place à l’enseignement théâtral. En contact avec des associations (alphabétisation, jeunes délinquants etc), les écoles et les centres sociaux, Nicolas et Nathalie rendent l’art accessible à tous et tissent des connexions entre des personnes qui, peut-être ne se rencontreraient jamais, comme le clip réalisé avec de jeunes rappeur et Cédrick Spinassou, réalisateur et membre de l’équipe de la Reine. Et multiples « micro actions » encore, comme le dit si bien Nicolas. Micro actions qui font de grands heureux !

Nicolas Herviaso et Nathalie Martinez

La belle Reine Blanche ne s’est pas faite en un jour. Elle est le résultat de l’association professionnelle de Nicolas et Nathalie et surtout d’une vraie passion artistique. Ils sont tout deux, depuis leur plus jeune âge, adeptes des planches. Ils deviennent ensuite metteurs en scène, scénaristes, et aussi enseignants. Trentenaires aujourd’hui, ils ont déjà une longue carrière derrière eux et des tournées dans toute la France. Nicolas et Nathalie créent ensemble une compagnie théâtrale (rue de la Reine Blanche d’ailleurs…). Ils installent ensuite leurs bureaux et leurs salles de répétitions rue Pajol, quartier populaire du 18ème (et plus chic selon la rue). C’est là que les nombreux voisins se sont intéressés à leur travail et demandaient à voir leurs pièces de théâtre. N’ayant pas de salle adaptée pour recevoir un public en demande, c’est ainsi que Nicolas et Nathalie ont eu le déclic : « avoir notre salle de spectacle à nous, une salle proche des gens, accessible à tous ».

Ils ont trouvé un lieu, une ancienne fabrique de textile. J’ai vu les photos avant, il a fallu un fort pouvoir visionnaire pour imaginer une salle de spectacle ! Ensuite, il faut de la paperasse comme on en aime en France pour trouver le nerf de la guerre : les sous. Après les nombreuses démarches auprès de mécènes, des administrations et de gros travaux, la Reine Blanche est née. Ses deux années de construction n’ont en rien affecté Nicolas, rayonnant et serein, il semblerait qu’il soit guidé par une étoile…

Pas d’étiquette

Il y a comme une réelle volonté de défaire les murs de hiérarchisation sociale, de briser les parois épaisses qui empêchent les différentes cultures de se connaître.

L’esprit se veut définitivement pluri : « pluri culturel, disciplinaire, ethnique et générationnel » souligne en souriant Nicolas. La programmation trimestrielle est éclectique : pièces contemporaines, comédies, projections vidéo, danses, concerts. On ose même l’opéra, habituellement si réservé aux soi-disant « upper class » ! Les tarifs oscillent entre 10 et 15 €, accessible ! Les artistes sont choisis en concertation et la qualité est de rigueur.

Comme le souligne Nicolas : « dans notre salle, ça va toujours être bien et vous serez surpris. ». Et encore « Nous nous positionnons comme une salle de quartier, donc conviviale, accessible et juste ce qu’il faut de chic ! ». En effet, il y a ce parfait dosage entre la simplicité et la classe !
Et puis, il y a même la cafétéria, mignonnette, où se croisent gens de quartier, hommes d’affaires, artistes. On y propose un plat : 5€ le midi et 6€ le soir à la « bonne franquette m’dame ! ». Ouverte à tous !

Faire rêver, faire découvrir de nouveaux talents, mélanger les genres, c’est le pari réussi de Nicolas Herviais et Nathalie Martinez. Comme quoi avec de l’énergie, de la passion, il est possible d’allier gains et social. Un bel exemple à suivre…

Pour en savoir plus et voir la programmation :
La Reine Blanche
2 bis passage Ruelle 75018 Paris

La Reine Blanche sur Myspace

le 12/01/2007
Impression

6 Messages

  • 12 janvier 2007 08:09, par Modeste (et Pompon)

    Connais pas le lieu. Et puis il est rare que de ma province je descende à Paris. Ce qui me fait réagir, c’est le titre. "Incontournable". Faut arrêter avec ça. Non seulement ce tic de langage, ô combien caractéristique de notre époque, est ridicule et très agaçant mais encore, à mon avis, il est contre-productif. En ce qui me concerne, il suffit que l’on me présente quelque chose ou quelqu’un comme "incontournable", que ce soit un(e) artiste, un lieu, un film, un cd, un livre, pour que je n’ai qu’une envie : le ou la contourner ! Et je ne dois pas être le seul !

    • Chère Sandrine,
      Merci pour cet article concernant La Reine Blanche, il nous va droit au coeur. Au plaisir de vous recevoir toutes et tous !
      Meilleurs Voeux pour cette nouvelle année !
      A Bientôt !
      Boris

      Voir en ligne : La Reine Blanche


    • Provinciale et "modeste" à la fois, je vous le dis pour y être allée plusieurs fois : n’y allez pas (oh, excusez, j’ai fait une répétition !) vous seriez le 194ème et ne pourriez plus rentrer tant cette salle a de succès...en respectant les règles de sécurité !
      Colette

    • cher modeste et ponpon vous avez tout à fait le droit de réagir à un mot tel que incourtounable ,vous faites surement parti de ces gens qui disentpar ex : je n’aime pas la soupe aux choux,parce ce qu’ils en ont jamais mangé....essayez une fois vous en reprendrez ,si vous voulez donner un avis positif ou négatif essayez au moins une fois vous ne serez pas du même avis ...romek
      • La Reine Blanche, un nouveau lieu culturel parisien incontournable 16 janvier 2007 18:29, par Mod’ et travaux

        Cher Romek,
        Ce n’est pas parce qu’on se veut modeste qu’il faut porter le pompon. Croyez le ou pas : J’aime bien la soupe au choux (vous avez fait chou blanc !). En passant, je vous indique que cette vieille plaisanterie (elle date d’Henri Monnier, XIXe siècle) s’appliquait originellement aux épinards.
        Vous n’êtres pas trop déçu mon chou ?
        Mais qui sait ? J’irai peut-être un jour à la Reine blanche, qui porte un joli nom et fleure bon le treizième, arrondissement mais certainement pas parce que c’est un endroit "incontournable"...
  • 15 janvier 2007 23:41, par Nathalie M.

    Votre article reflète tout à fait ce que je pense de "La Reine Blanche". Un endroit convivial où l’on rencontre des artistes en toute simplicité et où la programmation est très variée. J’adore ! Alors bon vent à "La Reine Blanche".
    Nathalie M. 

    Voir en ligne : La Reine Blanche