Le cynisme puissance « Bush »...

Le cynisme puissance « Bush »...

Alors que la pendaison expéditive de Saddam Hussein continuait à agiter la planète, les hommes de W ont fait monter d’un cran le niveau de cynisme ambiant en déclarant suite à cette « busherie » ce qui suit :

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« Si vous me demandez si nous aurions fait les choses différemment, oui nous aurions fait autrement. Mais cela n’était pas de notre ressort, c’était une décision du gouvernement irakien »

Dixit le porte-parole des forces américaines en Irak, le dénommé général William Caldwell, qui fera immanquablement penser aux amateurs de cette émission mythique qu’était « Au théâtre ce soir » au célèbre costumier Donald Cardwell.

Mais ses costumes bien que souvent passe-partout avaient au moins le mérite de contribuer à nous détendre, à l’exact contraire de cette parodie de justice dans laquelle de mauvais acteurs ont joué les rôles de juge et d’exécuteur des hautes œuvres.

Suite de cette pathétique « production » à épisodes, les « autorités » irakiennes ont annoncé hier qu’elles avaient arrêté un garde soupçonné d’avoir filmé l’exécution de Saddam Hussein avec son téléphone portable.

Car, il a été précisé que le Premier ministre Nouri al-Maliki prenait cette affaire très au sérieux et qu’il voulait que le responsable de cet enregistrement pirate soit puni !

En résumé, on nage en plein délire... ce qui dérange les « autorités » irakiennes (Surnommées « la voix de son maître », voire la « woix de son maître » mais d’ailleurs pourquoi un W ?) est que cette exécution ait été filmée mais pas que le condamné ait été insulté et que ses derniers instants n’aient bénéficié d’aucun soupçon de cette dignité que « la meilleure démocratie du monde » était censée apporter en Irak...

Il est vrai que la peine de mort n’est pas vraiment compatible avec un grand dessein, à rapprocher des ambitions de W qui tiennent elles sur un petit dessin...

le 03/01/2007
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1 Message

  • 4 janvier 2007 00:51, par Michel Veigh

    On peut supputer en effet qu’un maître se sera servi de son élève - en l’y invitant, en le manipulant ou en le laissant faire - pour que se réalise la suite de ses besognes, celle de la théâtralisation, celle de cette mise en scène qui caractérise la soif des vautours, toujours en reste d’un coup de pied final sur celui qui dèja n’est plus. On ne peut que supputer. De même que l’on ne peut que supputer une éventuelle contradiction entre la ferveur d’une foi en un Dieu SuperStar et le zèle à s’emparer de la divine main pour légitimer le meurtre des récalcitrants, ceux d’un Texas, puis d’une nation, d’une planète enfin : les illuminés souffrent d’une gorge perpétuellement sèche.
    Il y aurait, dans cet opportunisme à se saisir comme à se dessaisir tant que l’intérêt est sauf, comme une puanteur de lâcheté. Mais je crains qu’il n’est un état au monde qui en soit exempt. La raison du Pouvoir est fétide, et ce qui distingue le preux du gueux n’a jamais été qu’une tentative à entrouvrir une fenêtre scellée...
    Les politiques n’ont qu’exceptionnellement changé les peuples. D’une manière générale c’est le contraire qui se passe. Aimer une nation et l’état fléchira, il en sera toujours ainsi.