LE MOULIN LABOTTE, UN JOYAU DANS UN ECRIN DE VERDURE

LE MOULIN LABOTTE, UN JOYAU DANS UN ECRIN DE VERDURE

Les plus belles histoires commencent presque toujours par "il était une fois à Haybes la Jolie, village fleuri aux mille senteurs..." et celle là continue comme suit :... au fond d’une verte, grasse et profonde forêt de légende aux fragrances de cèpes et de girolles, dans laquelle gambadent chevreuils et sangliers, un joyau placé dans un écrin de verdure bordé d’un ruisseau chantant en cascades.

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C’est un très beau moulin, datant du 18ème siècle, qui permettait aux villageois de venir porter le fruit de leurs moissons pour en moudre le grain et en faire une goûteuse farine servant à préparer du bon pain chaud, croustillant et à la mie aérée. C’est un fort ruisseau, prenant naissance au sommet des crêtes ardennaises surplombant la vallée, qui actionnait le mécanisme d’une talentueuse roue à aube en bois qui permettait un écrasement parfait du grain pour en extraire toute sa substance nourrissante.

Aujourd’hui ce moulin s’est transformé en lieu de paix et de villégiature. Cette accueillante et coquette auberge abrite dix chambres ouvertes sur une luxuriante nature aux parfums envoûtants. Les amoureux de la forêt en recherche de paix, de silence et de confort seront ici bien servis. C’est au fond de cet endroit chaleureux et douillet qu’il y a moyen d’arrêter le temps et de se ressourcer avec la terre, l’eau et l’air si pur. Les gastronomes et autres fins gourmets pourront y savourer une cuisine du terroir, dans la salle où est encore présente la roue crantée de ce moulin, tout près d’un bon feu à l’âtre rassurant qui crépite doucement dans une grande cheminée en pierres.

Le matin vous serez réveillés par le mélodieux chant des grives et des merles qui s’ébattent autour de l’eau du ruisseau et aussi par l’odeur alléchante d’un copieux petit déjeuner.

Tout ici devient matière à la rêverie et à la flânerie, dans cet endroit fabuleux et vous pourrez vous promener sur de petits sentiers jonchés de mûres sauvages et de myrtilles ou bien visiter les environs directs aux multiples activités.

Cet hôtel restaurant de charme est dirigé par un personnage sympathique et attachant au caractère bien trempé. Frédéric PIERANGELI est ce jeune Chef talentueux et dynamique qui dirige son entreprise avec le savoir faire d’un Grand (son nom et les paysages alentours évoquent la Corse pour un dépaysement total), il vous accueillera avec sa belle et souriante compagne Thérèse. Sous ses ordres s’active une équipe fantastique composée de Sébastien Gerbeau (son second de cuisine), ainsi que des merveilleuses et indispensables Myriam et Eugénia. On y organise également des soirées étapes, des week-end gastronomiques, ainsi que des noces et banquets.

Ce bel endroit bien sympathique est situé à une enjambée de la route nationale 51 qui relie Reims à Givet en une heure. Vous pouvez y trouver refuge toute l’année et c’est un très chouette moyen d’évasion.

Ermitage du Moulin Labotte

52, rue Edmond Dromart

08170 HAYBES

Tél. 03 24 41 13 44

le 23/12/2006
Impression

2 Messages

  • 27 mars 2007 21:15, par Molzer

    C’est vrai que le moulin Labotte est une référence aussi bien au niveau du confort, du site, mais surtout de la gastronomie ardennaise, si authentique !
    A l’image de ses gens qui peuple cette vallée véritable joyau naturel, à tort trop souvent oublié et délaissé.
    • LE MOULIN LABOTTE, UN JOYAU DANS UN ECRIN DE VERDURE 8 mai 2008 16:50, par des Deauvillais

      En faisant des recherches sur cet hotel j’ai trouvé votre article plus un article du figaro magazine qui parle de l’endroit. Il faut dire que mon mari et moi n’avons pas été déçus et que nous avons passé un bon moment. Merci à ce monsieur Pierangeli et merci à vous Monsieur Beaubâton-Cheveau qui avez bon goût. Nous allons recommander cet endroit en Normandie ou nous habitons.
      "Moulin Labotte" Haybes-sur-Meuse (Ardennes françaises)°Le lieu.Un moulin entouré de forêt, au pied d’une rivière.Mais le village n’est pas loin.Construction en briques rouges disposées parfois en festons. Une plaque sur la maison : "Recommandé par l’Automobile-Club des Ardennes 1936".°Les propriétaires. Un homme seul (parfois)Frédéric Pierangeli. Il a repris cette maison en très mauvais état en 1988. Un cuisinier-bâtisseur:ilrefait les chambres lui-même,agrandit sa maison et plante à tout-va.°La carte. Vaste. Bien que le chef propriétaire soit souvent seul en cuisine. Attention : portions énormes ! Six entrées froides, dix chaudes, trois poissons, onze plats de viande ! Produits locaux à l’honneur:jambon, boudin blanc, escargots...°Le plat étonnant. L’omelette norvégienne, véritable monument.°Le cadre. La salle à manger la plus authentique de notre circuit. Rustique et chaleureuse. Salle carrée, grosses poutres, roue du moulin éclairée, cheminée monumentale, hautes chaises paillées, nappes crème moirées, sous-nappes blanches, pierres du pays sur tous les murs, dalles au sol. L’hôtel affiche deux étoiles mais il n’y a pas de classification pour indiquer la poésie de l’endroit. Le chef bâtisseur ? Un fonceur, fou de travail. La fermeture de la plupart des usines de la région, la chute des déjeuners d’affaires,rien ne le décourage. Pas une raison, en tout cas, pour diminuer les portions. Gargantuesques ! Cinq à six légumes accompagnent chaque plat, ce qui est trop, et la sauce est servie généreusement. Vous commandez des côtes d’agneau, il en arrive six dans l’assiette ! Mais la salle est si belle, les hauts bougeoirs d’argent si romantiques, et Cindy, l’élégante serveuse, si grande, si mince. Belle à croquer ! Si on suit un régime minceur, on excuse ces débordements de générosité : jambon de sanglier, millefeuille de foie gras et boudin blanc au ratafia sur confiture d’échalotes, salade au lard, croustillant de jambon d’Ardenne et escargots sauce chaource ; filet de sandre sauce champagne et lavande, lasagnes au boudin blanc, côte de porc à l’ardennaise, entrecôte flambée au marc de champagne, sauce chaource, etc.° Le plus : la salle à manger inoubliable. ° Le moins : les plats souvent pantagruéliques, mais bien dans l’esprit des Ardennais.