Noël avec les Boules

Noël avec les Boules

Le Conseil des ministres a donné mercredi son feu vert pour l’audition du chef du gouvernement par les juges chargés du dossier Clearstream. Il sera entendu par les magistrats instructeurs Henri Pons et Jean-Marie d’Huy en qualité de simple témoin, ainsi que l’avait préconisé le parquet au mois d’octobre, aucune charge n’étant retenue contre lui jusqu’à plus ample informé. Dominique de Villepin se réjouit de pouvoir apporter rapidement son témoignage, car il a été particulièrement visé dans une enquête où il a diligenté des investigations par les services secrets sur la base de listings informatiques trafiqués, dont il a été informé par un cadre dirigeant de l’entreprise EADS, actuellement mis en examen. Cette affaire, qui s’est présentée comme une manipulation destinée à mettre en difficulté le prétendant à la magistrature suprême depuis 2004, paraît toucher à son terme avec l’audition des plus hauts personnages de l’État, le départ imminent de Nicolas Sarkozy du gouvernement et l’approche de la campagne présidentielle. Elle pourrait cependant réserver d’ultimes rebondissements avec le témoignage du Premier ministre, qui se retrouve une fois de plus en opposition avec le président de l’UMP sur la réforme du corps électoral pour l’élection des assemblées de Nouvelle Calédonie, en lecture à l’Assemblée nationale à partir de mercredi prochain.

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L’instruction sera close à la fin de l’année,
Aussi va-t-on savoir qui doit payer le prix
Dans un dossier qui a plombé nos beaux esprits
Et qui verra l’écueil couler sa destinée.

D’ailleurs, pour le parquet l’affaire est ordonnée,
Or au gouvernement tout le monde a compris
Que l’un des deux rivaux a dressé un pourpris
Et se réjouit qu’en fait sa ruse est bien menée.

Il se prépare enfin pour le dernier assaut
Où le plus dégourdi saura qu’il n’est qu’un sot
En se postant trop tôt devant la cheminée.

Mais faire échec avec un fou reste imprudent
Surtout quand la partie est bientôt terminée,
Tout sur le coup final peut être invalidant.

le 07/12/2006
Impression

10 Messages

  • 7 décembre 2006 09:43

    Règle numéro 1 ; ne jamais, ho grand jamais, faire de rime en é
    • > Noël avec les Boules 7 décembre 2006 13:44

      On peut savoir au nom de quoi ? Chuis curieux.
    • > Noël avec les Boules 7 décembre 2006 14:05, par Philippe Gras

      Où as-tu lu cette sottise ? Sûrement dans l’Art Poétique de Boileau :-p !
      "La plupart, emportés d’une fougue insensée,
      Toujours loin du droit sens vont chercher leur pensée"...
      • > Poésie et Rimes en é 7 décembre 2006 23:11

        J’ai lu ça nul part, la vie est trop courte pour s’emmerder à lire des manuels de poésie.
        Je ne suis pas poétologue mais j’ai seulement lu les œuvres classiques de la poésie française comme Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, Apollinaire.
        Chez ces auteurs on ne trouve quasiment jamais de rime en é.
        Et pourquoi y’a pratiquement pas une rime en é je vous le demande ?
        Et bien non, ce n’est pas parce qu’une bande de con péteux et cultureux ont décidé, pour faire chier d’imposer une règle de versification arbitraire mais c’est simplement du bon sens.
        Le bon sens parce que la rime en é c’est facile, pauvre, grossier ; et pourquoi ? Parce que les sonorités en é sont les plus courantes dans la langue française.
        Tous les verbe du 1er groupe finissent en é. Regarde la pléthore de mots et d’adjectifs qui terminent en é, y’en a à chier.
        La rime en é c’est un truc qui faut employer en derniers recours, un peu comme le pieds à terre du trialiste pour éviter le viandage de gueule, pas trop parce qu’après on s’fait jtter et dégoûté on finit par se mettre au ping-pong
        D’ailleurs écoute les chansons Françaises, même de variété, même actuelles ; tu constateras que c’est vraiment très rare d’entendre une rime en é. Et quand t’en entends une justement ça accroche l’oreille, tu sens là une lacune, une certaine pauvreté ou un certain j’en foutisme de l’auteur qui voulais plus se casser à chercher une rime qui ne venait pas pour une commande mal payée.
        Dans une démarche esthétique la rime en é c’est un peu comme mettre des rangers avec une robe... On peu le faire, une fois ou deux, ça peu passer, ça va faire original, mais tous les jours à tous les paragraphes, ça finit par faire un peu clo-cloche.
        Alors bien sur y’a toujours l’exception qui confirme la règle, comme pour mieux me faire chier dans mes démonstrations... la chanson de Renaud « l’oranger » ; ce con il a enchaîné les rimes en é pendant 3 minutes et avec les fluttes irlandaises et lui qui chante faux c’est même pas trop bancal son truc, mais bon faut avouer que j’en vois pas d’autres des manigances à la godille de ce genre qui parviennent à tenir la marée, yéyé !
        J’ai voulu planter un oranger
        Là ou la chanson n’en verra jamais
        Là ou les arbres n’ont jamais donné
        Que des grenades dégoupillées
        Jusqu’à Perry ma bien aimée
        Sur mon bateau j’ai navigué
        J’ai dit aux hommes qui se battaient
        Je viens planter un oranger
        Buvons un verre à mon pêcher
        Pas une guerre ne pourra durer
        Lorsque la bière et l’amitié
        Et la musique nous ferons chanter
        Tuez vos dieux à tout jamais
        Sous aucune croix l’amour ne se plaît
        Ce sont les hommes pas les curés
        Qui font pousser les orangers
        Je voulais planter un oranger
        Là ou la chanson n’en verra jamais
        Il a fleurit et il a donné
        Les fruits sucrés de la liberté
        • > Poésie et Rimes en é 8 décembre 2006 00:19, par Philippe Gras

          D’accord, la vie est trop courte pour s’emmerder, mais elle ne vaut pas le coup d’emmerder les autres. Les manuels de poésie, les "Art Poétique" de Boileau, de Verlaine, ou de tel ou tel sont captivants dans le sens où ils proposent une vision des choses particulière, mais aucun d’eux n’entend imposer de règle avec autant d’autorité que toi. Pour info, les deux vers que j’ai transcrit sont à la 2ème page, et c’est la 3ème rime en "é" depuis le début de l’ouvrage que j’ai cité. Il s’agit d’ailleurs d’un poète qui fait autorité depuis 3 siècles.
          C’est vrai, les rimes en "é", en "ment", en "sion" sont les plus faciles à trouver, mais penser qu’il faut s’y refuser révèle une certaine ignorance de la versification, dans la mesure où l’on ne choisit pas une rime, elle s’impose dans le vers au poète, et il faut ensuite la reproduire un certain nombre de fois, quand il s’agit de poésie classique.
          Pour autant, qu’elle soit facile ou non, sa répétition peut lasser vite ou paraître artificielle, d’où l’intérêt qu’a suscité le vers libre au XXème siècle. Il existe cependant un contre-exemple fameux avec le sonnet (sans titre) de Mallarmé, qui épuisa toutes les rimes en "ix" :
          Ses purs ongles très hauts dédiant leur onyx [...]
        • > Poésie et Rimes en é 8 décembre 2006 09:20

          C’est pas pour prendre la défense de Philippe qui n’a pas besoin de ça, mais si tu regardais deux secondes ses rimes tu verrais qu’elles ne sont pas en "é" mais en "née", par ailleurs rime féminine à laquelle on aura du mal à faire coller les verbes du premier groupe. Jusqu’à cheminée/terminée, j’appelle pas vraiment ça une rime pauvre. J’aurais des griefs sur le rythmes de certains vers chez Philippe, ou bien son choix de rester toujours sur des sonnets quand l’actualité pourrait se prêter à des variations de forme, mais étant donné le débit, un sonnet par jour quand on a pas forcément que ça à foutre non plus, je pense que venir le faire chier avec une rime en é quand elle n’existe même pas, c’est être un peu au-delà de la bienséance.
          • > Poésie et Rimes en é 8 décembre 2006 15:52

            Salut Zorro,
            Va donc lire les œuvres de Rimbaud et de Baudelaire puis après tu seras comme moi, t’essaieras de prendre des pincettes pour expliquer aux apprentis poètes du web que ce qu’ils font avec leur pauvres rimes en é c’est comme de mettre une robe de majorette sur un pit-bull, c’est grotesque.
            Si les grands poètes Français ont fait quelques rimes en é, ou en née (c’est pareil on s’en tape c’est aussi moche) c’est justement parce qu’ils étaient des grands poètes et que ces facilités ponctuelles étaient diluées dans toute la beauté, dans toute la grandeur de leurs œuvres.
            Si y’avait que les rimes qu’étaient horribles... mais la poésie ce n’est pas que la rime. La rime c’est presque la chose la moins compliqué à faire.
            Un poème réussit doit posséder une harmonie une élégance du début à la fin et cela aussi bien dans le sens que dans la sonorité.
            Mais attendez les mecs, soyez sérieux deux minutes, sans parler des é, vous voulez faire de la poésie en employant les mots : instruction ; parquet ; gouvernement ; dossier...
            Bordel de merde mais c’est à s’arracher les cheveux cette histoire, c’est pourtant pas compliqué à comprendre, il ne suffit pas de mettre un tutu sur un cochon pour en faire une danseuse étoile.
            Putain les mecs vous n’avez pas de goût mais vous êtes solidaire, au lieu de stagner et de vous réconforter mutuellement dans votre merde en disant que ce sont les autres qu’ont des goûts de merde, vous devriez faire l’effort même si ça demande plus de remise en cause et d’efforts, d’essayer de vous ouvrir et de vous élever un minimum !
            Et Maria Callas alors... c’est aussi de la merde ???
            • > Poésie et Rimes en é 10 décembre 2006 05:40

              Par Zeus, alors Athènes a bien fait d’exiler Eschyle. Vu que t’as l’air d’avoir beaucoup plus d’idées reçues sur la poésie que moi de salive, je vais pas trop me fatiguer. J’ai juste envie que tu prennes un dictionnaire et que tu regardes à l’entrée pour « ouverture ». Pour moi ton discours est environ au même niveau que celui d’un chien qui vient de déterrer un os et qui s’autoproclame prof d’anatomie.
          • > Poésie et Rimes en é 9 décembre 2006 22:38, par Philippe Gras

            La question de la rime en fait, est un faux problème : multiplier les
            assonances, mettre un accent particulier sur le rythme du vers permettent
            de s’en affranchir sans dommage, c’est l’un des constats posés par la
            poésie contemporaine. Si j’ai choisi le sonnet régulier pour composer 1
            poème par jour sur un sujet d’actualité, c’est qu’il offre à l’intérieur
            d’un cadre restreint une large palette d’opportunités rhétoriques, en même
            temps qu’un aspect directement identifiable. Dans cette pièce, le choix
            qu’offrait la rime en "-née" m’a permis de créer tout au long du poème un
            effet de sens particulier avec fin d’année/ destinée/ cheminée/ terminée
            qui me paraissait opportun, puisque nous sommes entrés dans l’avent d’une
            part, et en campagne électorale d’autre part.
            Le respect des règles de cette forme fixe en revanche, ne me confine pour
            autant pas dans la nostalgie des siècles révolus : mon époque est celle du
            rock, du rap, du slam, et j’entends m’inscrire dans celle-ci, à plus forte
            raison lorsqu’il s’agit de traiter l’actualité. C’est pourquoi je
            m’attache aussi à faire évoluer la métrique avec notre temps, et le rythme
            de mes vers a de ce fait maintes fois l’occasion de surprendre. Mon oreille
            est plus sensible aux chansons de Mickey 3D qu’aux lieder de Schubert.
            Je crois qu’on ne peut plus se cantonner au rythme ternaire de
            l’alexandrin, dont Jacques Roubaud prévoyait à tort la disparition dans
            les années 60’, et dont le ronflement faisait déjà frémir Victor Hugo cent
            ans plus tôt :
            J’ai disloqué ce grand niais d’alexandrin


            Si je pouvais faire évoluer les choses en me situant dans la continuité
            des maîtres, un nouvel élan sera donné à ce vers qui convient si bien à la
            langue française :
            À la fin tu es las de ce monde ancien


            ne se gênait pas Apollinaire pour écrire au début de Zone, à la gloire de
            la modernité !
      • > Poésie et Rimes en é 9 décembre 2006 21:53

        Oui disons ça brièvement, les rimes en « é » c’est naïf, la rime en é c’est la rime du débutant.
        Il n’y plus que dans le rap qu’on en trouve et encore...
        Doc Gynéco par exemple, dans sa chanson Nirvana il n’en utilise que quelques une, et encore ils les emploi parce qu’il est obligé, parce qu’il ne peut pas s’affranchir de mots comme fonse-dé, bander, quartier, effriter, rouler, ocb, cage d’ecalier, kiffer qui sont presque indispensables et indissociables au champs lexicale du rappeur.
        Mais vu la pléthore de rimes réussies dans sa chanson les quelques rimes en « é » suivent et passent dans la foulée.
        .
        C’est pas du Beaudelaire, c’est pas du Rimbaud, c’est du Bruno Beausir alias Doc Gyneco, on a beau se foutre de sa gueule parce qu’il fait toujours l’andouille, mais n’empêche, ça tient la route son texte...
        Je sors de chez moi, salut mon gars,
        Tu sors de prison, dis moi comment ça va ?
        Tu veux que je t’enregistre les nouveaux sons,
        Le dernier Ministère et la première consultation.
        Tu veux être à la page avant de rejoindre l’entourage,
        De ceux qui boivent du douze ans d’âge.
        Prisonnier du quartier, pis dans la fonse-dé,
        Plus rien ne m’étonne, plus rien ne me fais bander.
        Depuis que j’ai la tête collé sur un pochette,
        Certaines font semblant de ne pas me reconnaître.
        D’autre me guettent, s’entêtent, m’embêtent,
        Alors je les pètent...
        Et tout est si facile quand on marche dans sa ville,
        Même les bleus pour moi sont en civile.
        Je veux changer d’air, changer d’atmosphère,
        Je vais me foutre en l’air comme Patrick Devers.
        Me droguer aux aspirines, façon Marilyn,
        Hooo... faut que je me supprime.
        Comme Beregovoy, aussi vite que Senna,
        Je veux atteindre le nirvana.
        Comme Beregovoy, clic clic boum !
        Aussi vite que Senna,
        Je veux atteindre le nirvana.
        C’est donc ça la vie, c’est pour ça qu’on bosse,
        Voir son gosse traîner dans le quartier.
        Dans une poche les feuilles OCB,
        Dans une chaussette la boulette à effriter.
        Un cage d’escalier et le tout est roulé,
        Mais stone, le monde est stone,
        Y a plus de couche d’ozone,
        Les seins des meufs sont en silicone.
        Tu rêves de pez, fini le guez.
        1 2 3 tu m’emmènes avec toi,
        4 5 6 cueillir du vice,
        7 8 9 dans ton cabriolet neuf.
        J’ai connu les bandes, les gang,
        Les meufs de gang bang, et les gros bang.
        Bang dans la tête de mes amis,
        N’y pense même pas si tu tiens à ta vie.
        J’ai troqué ma famille, contre ces amis,
        Et je me moque de ton avis.
        Je veux me doper à la Maradona,
        Car je suis triste comme le clown Zavatta.
        Le docteur ne joue plus au fraudeur,
        J’achète des tickets par simple peur
        D’avoir à buter un contrôleur.
        je flirt avec le meurtre, je flirt avec mon suicide.
        Vive le volontaire homicide.
        Je ne crois plus en Dieu et deviens nerveux.
        Allah, Krishna, Bouddha ou Jehovah,
        Moi j’opte pour ma paire de Puma.
        Elle guide mes pas à pas,
        J’ai fait le bon choix, et j’y crois.
        Je n’ai pas touché, mais caressé tous mes rêves,
        Je demande une trêve, le Doc est en grève.
        Plus rien ne me fais kiffer,
        Plus rien ne me fais marrer.
        De la fille du voisin, je suis passé
        À de jolies mannequins très convoités.
        Ma petite amie, elle est belle, elle est bonne,
        Elle s’appelle Brendy Kylnone, si tu veux je te la donne.
        Car plus rien ne m’étonne.
        J’en ai marre des meufs,
        J’en ai marre des keufs.
        C’est toujours la même mouille,
        Toujours les mêmes fouilles.
        Comme Beregovoy, aussi vite que Senna,
        Je veux atteindre le nirvana.
        Comme Beregovoy, clic clic boum !
        Aussi vite que Senna,
        Je veux atteindre le nirvana.