À la Place de la Concorde
Alors que l’Assemblée fait l’examen le projet de loi sur la modernisation du dialogue social, les deux grandes centrales syndicales, par les voix de Bernard Thibault et François Chérèque, ont proposé de modifier les règles de la représentativité des syndicats en actualisant l’arrêté de 1966, qui accorde une présomption irréfragable aux cinq confédérations historiques. Ils ont suivi en ce sens l’avis du Conseil économique et social à qui Jacques Chirac avait demandé un rapport à ce propos le 10 octobre dernier, mais voudraient en précipiter la réforme en introduisant un amendement dans le texte actuellement en lecture en urgence, ce que contestent les députés de la droite et du centre : La proposition d’amendement de la CFDT et de la CGT est à la fois importante et pertinente mais il nous semble, dans l’état actuel des choses, que le temps est celui du dialogue social, a dit Bernard Accoyer, président du groupe UMP. Il y a donc fort à parier qu’un tel amendement ne sera pas adopté, aussi le Premier ministre a-t-il demandé mardi à Jean-Louis Borloo et à Gérard Larcher de préparer un texte à présenter au Parlement courant février, avant la fin de la législature.
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Dans les rapports sociaux on a recours aux lois
Et l’entreprise en est trop souvent la victime,
Leurs acteurs ne sont pas tenus en grande estime
Car leurs soucis n’ont pas pour objet les emplois.On voit dans les conflits des hauts faits, des exploits,
Alors qu’ils sont toujours le cul-de-sac ultime...
D’ailleurs, seul le dialogue est vraiment légitime
Mais c’est peut-être ainsi qu’agit l’esprit gaulois.C’est pourquoi, dans le but enfin de les parfaire,
De nouveau sur les bancs, sans rire on légifère
Et l’on s’empoigne encore à propos du projet.De fait, les syndicats font amende honorable
En exprimant leur point de vue à ce sujet,
Aussi le parlement n’y est pas favorable !
