Emmenez-Moi

Emmenez-Moi

Le salon nautique de Paris ouvre ses portes au public aujourd’hui samedi pour dix jours de rêve et d’envies devant les 1400 unités exposées, sans oublier toutes les opportunités de gréement ou d’accastillage, et les innovations destinées à la plaisance. Depuis les années 60’ et les victoires d’Éric Tabarly dans les courses au large, les Français n’ont jamais ressenti leur passion pour la mer décliner. De fait, l’espace de la Porte de Versailles s’agrandit de 15% par rapport à l’année dernière, mais en réserve désormais la moitié au motonautisme, avec en 2006 de nombreuses nouveautés pour faciliter la vie à bord des rôles de plaisance. De fait, on considère encore que ces bateaux présentés qui trouveront acquéreur, prendront pour la plupart un anneau à demeure au port, ne sortiront en mer qu’une seule journée dans l’année. Nul doute que de telles perspectives ne figurent pas parmi les arguments de vente d’un chantier naval tel que Bénéteau, qui réalise 23% de son chiffre d’affaires pendant la foire, où plus de 250.000 visiteurs sont espérés.

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Quel bel événement que le salon nautique,
Et voir tous ces bateaux alignés comme au port,
C’est pour la liberté encore un passeport
Mais tout ce trouble en fait, me rend neurasthénique.

Car ce marché procède aussi d’une autre éthique :
Imaginez donc les conditions de transport
De ce bétail massif qui se met au rapport
Pour repartir ailleurs, ce n’est pas très pratique !

Pour moi, le rêve a la couleur de l’outremer
Et je vois ce raffut d’un regard doux-amer
Avec l’esprit toujours tendu vers les tropiques.

Je viens voir les moyens de mon rêve à Paris
Dans ses décors urbains, hélas si peu typiques
Mais prêt à hisser haut la voile et prendre un ris.

le 02/12/2006
Impression