Des artistes soutiennent Frédéric Vignale après sa Censure à l’Arène de France

Des artistes soutiennent Frédéric Vignale après sa Censure à l'Arène de France

Je tiens vraiment à remercier les dizaines d’artistes et d’internautes qui ont eu la gentillesse, la générosité de réagir, spontanément et avec passion contre la Censure dont j’ai été victime lors de l’enregistrement de l’émission de Stéphane Bern diffusée le 4 Octobre 2006 sur France 2. Voici quelques témoignages parmi d’autres. Un Florilège. Merci encore.


Juste un pied dans l’arène et le voilà assassiné par l’humiliation ressentie : une voix, une seule, a suffi pour que d’un geste ennuyé et peut-être blasé, on le jette. Le critique acerbe, celui qui se présente comme un donneur de leçons, celui qui descend méchamment des auteurs de romans, ne supporte pas d’avoir en face de lui un autre critique. Qui plus est, un critique qui LE critique.

Quoi donc monsieur, les remarques acidulées vous seraient-elles difficiles à digérer ? Sont-ce ces lourdeurs sur l’estomac qui vous donnent tant de poids que fort d’un caprice d’enfant gâté à qui il aurait manqué des coups de pied au cul, vous osez vous lever en criant « C’est lui ou c’est Moix ! » ? Et na ! Tout est dit. Le trublion du Net, celui qui ose ne pas aimer ses œuvres est sorti, abasourdi.

Pour mieux rentrer. Car qui voit-on trôner dans les journaux ? Le censuré.

N’est-ce pas lui qui a droit aux honneurs de la presse ? Mèche rebelle, yeux noirs remplis d’éclats de rires, il pose devant les belles. Assurément, il pourrait prendre un nouveau nom qu’il signerait de la pointe de sa plume, ou mieux encore, qu’il graverait sur pellicule : Oscar de la Censure, réalisateur de rêves.

CALI RISE


Avec cette fameuse affaire « Moi x, Moi x » qui décide d’évincer un invité d’une grande messe cathodique, je me suis plantée devant la fameuse « Arène de France » sur France 2.

Avec un tel acharnement de la part de Moix à vouloir s’apparenter une émission, je me disais que l’opium du peuple devait être sacrement bonne pour vouloir s’enfumer sans aucun partage avec la participation de Frédéric Vignale.

« Ciel mon Mercredi soir » sur le service public s’avère sans grand intérêt, mais je tenais à ne pas louper la prestation de l’invité fil rouge : Monsieur Moix.

Ce type a retenu une seule fois mon attention, chez Bern sur Inter. Pour sa promo de Podium, il s’amusait « avec le temps, il y aurait un jour des carrés VIP, dans lesquels on se précipitera pour réclamer un autographe d’un mec avec la formule « svp, c’est pour ma mère, on vous a jamais vu à la TV » ! La pertinence, c’est vraiment un truc qui le caractérise comme lorsque chez Ardisson, il revenait de 3,4 partouzes (pas plus !) pour son ouvrage du même nom (sans es) avec pour observation que les mecs planquaient leurs capotes dans leurs chaussettes...

Enfin, il a décidé d’évincer Vignale du plateau. C’est amusant, il avait déjà essayé de faire de même pour une émission sur Direct 8 au printemps dernier, pour laquelle j’avais accompagné le « fou dangereux » qu’est Frédéric, car j’ai une conscience citoyenne qui m’empêche de laisser circuler seul en pleine après-midi ce genre d’individu.

Bon, hier Moix avait bien préparé sa copie, intro, développement, conclusion.
Le tout saupoudré de nombreuses citations d’Hommes de lettres, car je rappelle à ma mère que ce type est tout de même écrivain ! Mieux que cela, il a même réussi un clin d’œil intello « Qu’est ce qu’on appelle un vieux ? C’est comme un grain de sable, à partir de combien on en fait un tas ? » J’imagine, Moix préparant l’oral télévisuel pour lequel il avait dû galérer à bosser l’accroche sur le titre de l’émission « l’Arène de France », l’ Arène ayant longtemps signifié « sable », comme le latin Arena dont il est issu.

A la question faut-il laisser la place aux jeunes ?
Il nous proposa trois temps : « le temps biologique, le temps subjectif version Oscar Wilde et le temps sociétal ! Le sociétal représentant le temps professionnel qui évolue et qui du coup perturbe à présent les deux autres ».
Puis, il rappela le succès de « Podium » et celui des « Choristes », pour démontrer que même les enfants ayant plébiscités ces films sont passéistes. Mais ménagère rassure - toi, « Vieillesse et Jeunesse ne sont pas
incompatibles ! » selon Moix et parler pour ne rien dire une règle télévisuelle.

En rapport avec l’âge, Moix offrit trois exemples de réussite tardive comme celle de « Funès ou d’ Eastwood (un tocard jusqu’ à 50 ans après c’est différent, il est reconnu) ». Avec un tel exemple, vous ponctuez avec « On a du talent ou on en a pas ! », et je n’ai toujours pas compris la démonstration.

Face à Siné, on se protège du vieux virulent en lui disant qu’on est trop content de le voir en vrai, on lui glisse léger que bravo pour l’édito sur la mort de son pote Charb qui était un génie, et qui vient de nous quitter.
Bien jouer la corde sensible, et pour être certain qu’il n’attaque pas ou alors pas trop fort, on la joue fine « Qu’est ce que laisser sa place ?...Si Siné laisse la sienne à un jeune qu’est ce qu’il va en faire ? » Rires !!
Siné enchaîne ou répond à vous d’apprécier qu’il « préfère un jeune teigneux plutôt qu’un lèche cul !! et que père à 19 ans en raison de l’absence de contraception, il a eu du talent parce qu’il a du travaillé ». Par la suite, le père Siné hors champ, s’exclame « c’est pas sur », quand Moix va nous apprendre qu’on ne peux pas excuser l’inculture par la jeunesse avec le fameux « j’ étais pas né quand Jésus Christ faisait ce qu’il faisait, mais on sait qu’il a existé »...pour le coup valait mieux avec un tel propos que Siné soit un vieux mécréant donc un peu fatigué sinon il en aurait sûrement décroché une !

Après des tartines qui s’étalent de Jésus à Louis XIV en passant par le dentiste, Moix enfin sincère explique que « la peur de vieillir, c’est plutôt la peur de la mort, la peur de ne plus être là »...sur un plateau de TV !
Suivra la promo de son livre, référence au Panthéon pour lequel il explique qu’à présent Proust entre autres, serait invité en TV pour parler de son asthme, et Moix lui, bien vivant n’évoquera même pas son allergie à Vignale !!

La super conclusion de l’élève Moix c’est « Vieux ou jeune ?, l’important, c’est d’être soi - même », c’est- à - dire le concernant un être parano !!

Bern qui sert la soupe du malade Moix, « Vous êtes aussi là pour vous défendre pour vos livres dans lesquels, entre - autres, vous détournez la ponctuation... »
Puis, Moix faisant référence à la gloire de Mitterrand, explique qu’effectivement, il n’avait pas les mêmes goûts littéraires puisque Mitterand aimait plutôt les grands écrivains de droite. Il cite quelques noms, et nous pauvres débiles, on aurait voulu le nom des écrivains de gauche.
Là,Bern enfin espérons que consciemment il se fend la gueule en lui disant
« Vous en parliez ? » .Bah, c’est - à - dire qu’il n’a jamais rencontré Tonton !!

Moix a failli à un moment nous expliquer pourquoi il faisait de la littérature et du cinéma ...là cela devait être moins claire c’est resté en suspend !

Bern d’en rajouter une louche « Le livre est attaqué, vous êtes attaqué »
Et pourquoi pas vous êtes à la Tv, il y a ceux qui vous connaissent qui ont aimé ou non un livre, ou vu Podium, et beaucoup de ménagères qui ne vous connaissent pas.
Mais vous êtes un mec attaqué...Moi, perso, je sais que l’Irak, le Liban sont attaqués, et VOUS..à présent !
Et, tout cela à cause du détournement de la ponctuation bordel, et du succès ...
si vous vous décidiez pour détourner un jour un truc plus conséquent comme un airbus, un train de déchets toxiques, là c’est certain après le succès c’est la gloire assurée !

Puisque vous nous le rappelez, vous êtes attaqué en raison d’un « Succès trop vite, trop tôt ». Ouais, enfin TROP !! « Je ne veux ni être surestimé ou sous - estimé, une juste valeur ni génie ni beauf » mais vous n’auriez pas envie par exemple d’être considéré comme écrivain pour un écrivain, cela doit être sympa ! Bien évidemment, selon vos considérations avec une étiquette politique en prime !

En référence à Tonton, cette quasi - Lapalissade « On évolue, jusqu’aux derniers jours de sa vie », j’en connais une autre du bistrot du commerce
« Tant qu’il y de la vie ou (du ricard), il y a de l’espoir ! » ainsi il serait possible que vous deveniez sympathique un jour !

Sinon toujours rapport à Tonton « Quand on est malade, on n’est plus rationnel ». Il fallait commencer par là de quel mal souffrait - vous Monsieur Moix ? Je devine évidemment quelques symptômes, mais je ne suis pas médecin ?

La suite au prochain épisode, mais en attendant vous avez menti Moix, en prétendant à Bern que vous partagiez le plaisir d’être à l’émission,
ce qui n’est pas tout à fait vrai...NON !?

Sophie PETIT


FREDERIC VIGNALE NE DOIT PAS ÉTRE CENSURÉ
"pétition rap" pour éviter que la France ne brûle ...

il a l’âge du christ roi, yo
il a pas la langue de bois c’est pas un fayot,
vous l’avez invité, dans l’arène de france
maquillé préparé puis interdit une offense
comme s’il était un serial killeur
pire que s’il avait violé vos soeurs
car les criminels eux peuvent s’exprimer
lui vous l’avez fait taire et brimé
lui qui défend la veuve et l’opprimé en fait
dans son Mague gratuit, qu’on peut imprimer sur le net
c’est l’ami des artistes des saltimbanques
il s’oppose au pouvoir du fric et des banques
un moi jaloux l’a expulsé par haine
sur le plateau télévisé de Stéphane Bern
son attitude blesse plus que des balles
toute la France doit défendre Vignale
quand la liberté d’expression est bafouée
on se sent tous concernés on est cloué
alors camarade, frère, ami, cousin, cousine, lève-toi
il faut réparer l’injustice on a besoin de toi
déjà des bras des mains et des plumes se lévent
car qui ne peut s’exprimer en crève !
Vignale Frédéric c’est le symbole universel et utile
de la liberté d’expression qu’on mutile
Ami je t’en prie n’utilise pas tes munitions
mets ton nom en bas de cette pétition
pour le verbe de ce libre penseur s’exprime au grand jour
pas besoin de censeurs pour parler d’art et d’amour !
apporte ton soutien c’est urgent ce n’est pas une farce ...
Frédéric doit venir s’exprimer ce n’est que justice

GOGOL 1er


Salut ! Les artistes censurés ! d’aujourd’hui, d’hier et de demain.

Cher Vignale, ne nous attardons pas sur cet incident, la réalité est ailleurs, nous le savons, gardez en vous ce qui vous rattache aux Grands Hommes.

La censure susurre les échos de personnages, d’actions, qui ne respectent pas les lois, les rythmes qui nous gouvernent, les choses qui nous dépassent.

Seule l’Aristocratie d’un Artiste dans le juste, le bon, le bien, le beau touche à l’universel, et est, de ce fait, dans l’essentiel.

La médiocrité domine, les petits hommes, veulent nous attirer vers le bas. Ne nous y attardons pas, ignorons ceux qui font mal... ceux qui ont mal !

Nous n’irons pas au bal des pas tordus !

Les balles perdues ne résonnent pas dans l’infini !

Je n’aime que les Hommes d’exception, l’excellence, Monsieur frédéric Vignale, Noble Personnage a un gilet pare-balles, mais ils ne le savent pas !

LILAC, Chanteuse et comédienne


Moi, je suis pour la liberté et Moix ?

Comme vous l’avez sans doute remarqué, il m’arrive de faire des infidélités à ce « Journal Quotidien du Monde et d’Ailleurs » en contribuant modestement au « Mague » de Frédéric Vignale.

Il y a dans ce « Mague » une liberté de ton et un intérêt à 360° qui me font l’apprécier particulièrement, même si je ne suis pas toujours en « harmonie » avec l’ensemble des chroniques. Mais selon le célèbre mot attribué à Voltaire :

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire »

Etant autant un opposant farouche à la censure, qu’un partisan résolu de la liberté d’expression, cette conviction profonde et ces principes guident mon parcours depuis mon premier « papier » à l’âge de 17 ans dans la Tribune de Genève.

Or, un incident récent vient questionner cette morale et nous rappeler que beaucoup se bercent d’illusions sur la boîte magique qui scintille de plus en plus longtemps dans leur salon.

Résumé des évènements, Frédéric Vignale, âme et cheville ouvrière du « Mague » était invité sur le plateau de la nouvelle émission de Stéphane Bern, « L’Arène de France », sur France 2. Pomponné, maquillé, installé dans le studio, il attendait le début de l’enregistrement lorsqu’on est venu l’informer que Yann Moix, écrivain et fil rouge de l’émission, exigeait son départ du plateau faute de quoi c’est lui qui partirait !

« L’originalité » de ce « nouveau » concept de Stéphane Bern étant justement la confrontation d’idées et la liberté de parole, que penser de cette censure à priori et de l’attitude de Monsieur Moix ?

Au-delà des jeux de mots faciles sur l’ego de quelqu’un qui se croit obligé de se présenter au pluriel, (Je ne suis que moi pendant que lui est Moix...), je renonce à reproduire ici ses saillies inacceptables sur les auteurs qui ne lui plaisent visiblement pas et qui méritent, selon lui, des insultes définitives.

Ce qui m’étonne et sans doute étonnerait encore plus ma psy d’épouse, c’est ce droit qu’il s’arroge de vomir sur les autres et dans le même temps mais peut-être pas dans la même personne (De là, les Moi...x ?) cette incapacité à même imaginer pouvoir être mis en cause !

Alors que Frédéric Vignale ne venait sur le plateau que pour livrer une vision caustique de la vieillesse, mais avec caustique certains y entendront encaustique, la matière première dont les petits « grands hommes » adorent qu’on les enduise...

N’y voyez aucun lien avec le gentil Stéphane Bern qui sait si bien faire briller ses invités !

Il restera de cette censure cathodique la démonstration de la souplesse d’échine des protagonistes du renvoi de Frédéric Vignale et l’acrimonie physiologique de Yann Moix, à tout prendre la souplesse est préférable, non ?

Surtout, si le pot d’encaustique n’est pas loin mais je m’égare...

Manuel M. Martin


Qui n’a pas éprouvé le goût de la morsure
Du déni le plus noir qui vous est réservé
Quand aux trois coups sans vous, le rideau s’est levé ?
C’est qu’on vous sent comme un caillou dans la chaussure.

On vous dit : viens, mais si c’est pour qu’on vous tonsure
À qui servir les mots dont on vous a privé ?
Vous n’avez rien à dire : on vous a réprouvé...
Ainsi sévit souvent sous nos yeux la censure.

L’affront a fait de vous un moins que rien ici
Et de ce fait, ailleurs on vous ignore aussi :
Ce coup de gomme est bien le sceau de la mort sûre.

Censuré, c’est un peu comme avoir le sida
Puisqu’on vous a exclu du lot, et ça rassure,
Aboli désormais : vous n’êtes rien, nada !

Philippe Gras

Dessin de Julien ALLES

Je viens d’apprendre avec dégoût la censure de mon ami Frédéric Vignale, qui prend le risque de m’accueillir sur son excellent Journal Le MAGue. Invité pour enregistrer la prochaine émission de Stéphane Bern, on lui demande in extremis de déguerpir sous le prétexte que sa présence importunerait l’invité vedette, Yann Moix. C’est lui ou Moix !

Je me demande s’il faut davantage blâmer le tocard de l’écurie Grasset ou ceux qui ont cédé à ce chantage. Tout cela, bien évidemment, me rappelle les nombreux épisodes de ce genre que j’ai dû subir. La première fois, ça fait très mal. Vignale déclare dans "France-Soir" (3 octobre 2006) que c’est comme une balle perdue qui vous atteindrait. C’est tout à fait juste.

Claude RIBBE



Lire l’Interview réalisé par Rémi Raher
Médias ayant relayés cette affaire de Censure chez Bern :
France Soir (Une du 3 octobre, Grand article le 5 Octobre)
Jean-Marc Morandini dans son émission sur la télé avec l’invitation de Fv pour une interview en direct.
Pointblog.com
Tribune libre et débat sur le Blog de Guy Birenbaum
Claude Ribbe sur son Blog
Cali Rise sur son site impudique.net
Manuel M. Martin sur son Blog
Un Blog d’une fan de Stéphane Bern
Greguti
Jérome Charre
(...)

Photo de Maury Perseval rendant hommage à l’article dénonçant la Censure publié dans France Soir du 3 Octobre 2006

Photo de Maury Perseval rendant hommage à l’article dénonçant la Censure publié dans France Soir du 3 Octobre 2006