Interview : Eric Zemmour

Interview : Eric Zemmour

Eric Zemmour est l’homme le plus polémiste du moment depuis la publication de son essai "Le premier sexe" qui a fait grand bruit et débat dans les Médias.
Ce journaliste mordant et (im)pertinent a décidé de provoquer les féministes et les autres en traitant de la dérive d’une ultra féminisation masculine qui ferait perdre les repères d’une société toute entière, et a ainsi attiré les foudres (et non pas les foutres) de toute une armée de bien-pensants. Il n’en fallait pas davantage pour que notre chroniqueuse de charme, Cali Rise, s’intéresse au cas Zemmour avec une interview qui ne fait pas dans la langue de bois.
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1. Bonjour Eric Zemmour. Vous êtes journaliste au Figaro, spécialisé en politique intérieure. Pourtant, pour écrire « Le premier sexe », vous vous êtes tenu à l’extérieur et avez observé le comportement de notre société. Mais pourquoi maintenant ?

A cause d’une femme, la directrice de la collection Indigne, Clara Dupont-Monod, avec qui, j’avais, un an plus tôt, discuté du sujet à une soirée, comme je l’avais déjà fait avec de nombreuses jeunes femmes qui m’avouaient qu’elles ne comprenaient plus rien aux mecs. C’est elle
qui m’a incité, encouragé à écrire sur un sujet qui n’était pas dans mes cordes habituelles.

2. Comment faites-vous pour rester zen face à toutes les attaques que vous subissez depuis la parution de votre livre ?

La fatigue limite les effets de mon énervement. La médiocrité de la plupart des attaques me laisse souvent pantois.

3. Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus/ de John Gray s’est vendu à des milliers d’exemplaires. Marcel Rufo publie des ouvrages à la chaîne ou presque. La psychologie envahit l’espace et se vulgarise. Tout se passe comme si on nous offrait des réponses avant que nous nous posions des questions. Avons-nous vraiment besoin d’être canalisés, voire lobotomisés ? Quel en serait le but ?

Toute société a besoin de prêtres.

4. Est-ce que Freud n’est pas dépassé de nos jours ?

Pas dépassé mais galvaudé. Nous ne connaissons plus Freud mais une vulgate freudienne, comme nous ne lisons plus Marx, génial analyste du capitalisme révolutionnaire et mondialisé, mais une vulgate marxiste, sommaire et totalitaire. Je constate seulement que Freud est aujourd’hui rejeté avec véhémence par tous les bien-pensants, féministes, et autres militants pour l’homoparentalité, etc... Après que les mêmes, progressistes dans les années 60, s’en furent servis abondamment. Ca me le rend sympathique.

5. Quand je regarde de plus près le matraquage publicitaire actuel, je remarque que le SM y est très présent. Il est d’ailleurs galvaudé alors qu’il était réservé avant à une élite. Le rapport dominant/dominé est surexposé, quel que soit le sexe des protagonistes. Comme certains pensent que les snuff movies sont le reflet de la réalité, certains croient que toute cette débauche de cuir et de latex, de plus en plus violente (et sans aucun rapport avec ce qu’est réellement le SM), est vraie. Quel message cherche-t-on à nous faire passer ? Est-on vraiment conscient de la dangerosité d’un tel langage ?

Face à la perte du désir causée par l’indifférenciation sexuelle, notre société est contrainte de faire monter sans cesse la dose d’excitant sexuel. Quel qu’en soit le coût.

6. Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy feraient deux beaux sujets de livres. Lequel des deux vous inspirerait le plus et pourquoi ?

J’ai refusé les deux que les éditeurs me proposaient. Je voulais changer de genre.

7. Frantz-Olivier Giesbert vient de publier un livre sur Chirac. En quoi le portrait qu’il peint est-il différent de celui que vous avez dressé dans votre livre « L’homme qui ne s’aimait pas » ?

FOG reprend ma thèse à son compte en me citant d’ailleurs largement. Chirac est un homme qui ne s’aime pas. Il est donc l’incarnation d’une France qui ne s’aime plus et ne sait plus qui elle est. FOG n’a pas de thèse psychologique alternative. Ce n’est pas le but de son ouvrage, qui, comme il le répète, est simplement d’ouvrir ses carnets, et de nous faire découvrir ce qu’il a retenu de ses entretiens avec Chirac ou les autres.

8. De qui vous étiez-vous inspiré pour écrire « L’autre » ?

De Chirac. Je voulais écrire le Primary Colors français. Je voulais montrer comment on fabrique un président sous la Vème république. Avec parties de jambes en l’air, valises de billets et amis Africains.
J’attends toujours celui qui saura en faire un film, et la chaîne qui osera le financer.

9. Où se place la féminité chez une femme ? Dans l’ourlet de sa jupe ou à la pointe de ses cils ?

Dans la finesse de son escarpin.

10. Si je vous laisse le mot de la fin ?

La devise de Gaston Gallimard : des livres, des femmes, et quelques bains de mer.

le 06/04/2006
Impression

38 Messages

  • 6 avril 2006 12:26, par Sylvie

    Tu sais quoi toi ? Je t’aime.
    • > Interview : Eric Zemmour 7 avril 2006 07:47, par Cali Rise

      Tu m’aimes ou c’est une déclaration pour Zemmour ? Sinon, on se marie quand ?
    • > Interview : Eric Zemmour 1er décembre 2007 12:08, par bedin

      Je dois avouer, que cela doit être désagréable d’entendre la vérité, qu’il faille de plus en plus d’artifices pour s’aimer,que la femme devient hommasse, que l’homme se féminise avec toutes ses crèmes, ses liftings, que la société perd ses repères, effectivement ça doit être pénible d’entendre cette vérité !
      Mais malheureusement c’est comme ça les pays à la pointe du progrès virent leur cutis, ils dérapent gravent, et ce, dans tous les domaines !
  • 6 avril 2006 12:59, par Marc Aurèle

    Je me permet de signaler à Cali Rise que "Le premier sexe" n’est qu’un plagiat du livre d’Alain Soral :"Vers la féminisation ?", publié il y a plus de dix ans. Mais peut-être que Cali Rise ne voulait pas embarassé Eric Zemmour... LeMague va t-il devenir un journal con-venu ?
    • > Interview : Eric Zemmour 6 avril 2006 20:27, par Cali Rise

      Que j’aime les anonymes !
      Eric Zemmour et Alain Soral se sont rencontrés. Est-ce que vous le saviez ?
      Il n’y a pas plagiat.
      Et je n’ai pas pour habitude de me retenir quand j’ai quelque chose d’intelligent à dire ou à demander.
      • > Interview : Eric Zemmour 7 avril 2006 00:02, par Marc Aurèle

        Soral a été le premier a dénoncé le plagiaire Zemmour (allez sur son site au lieu de radoter). S’ils se sont rencontraient, c’est sans doute pendant que Zemmour écrivait "son" "livre"...!!
      • > Interview : Eric Zemmour 7 avril 2006 00:08

        Oui il se sont rencontraient pendant que Zemmour écrivait "son" livre... il en avait besoin à ce moment là !!! Le traitre !
  • 6 avril 2006 20:04

    Le livre d’Eric Zemour est une reprise de « vers la féminisation » et de « misère du désir » de Alain Soral.
    Il aurait été un peu plus judicieux de la part d’Eric Zemour de citer le travail de Soral dans son ouvrage parce que ça fait limite arnaque et repompe tout de même...
    Alain Soral est un auteur qu’on ne peu pas se permettre de plagier parce qu’il est un précurseur et qu’il possède des meutes et des meutes de fidèles lecteurs
    • > Interview : Eric Zemmour 12 avril 2006 20:50, par Cali Rise

      Avec l’autorisation de Eric Zemmour, copie de son courriel :
      "Chère Cali, merci pour cette ITV on ne peut plus fidèle. Dîtes bien à
      votre interlocuteur qui m’accuse de plagiat - et à tous les autres - que
      je n’ai lu le livre de Soral qu’après avoir publié le mien. C’est
      d’ailleurs lui même qui me l’a offert. Et je reconnais volontiers à
      Soral d’avoir été un visionnaire. Je le lui ai d’ailleurs dit. Et que
      ceux qui m’accusent de plagiat lisent les deux livres, ils constateront
      que nous disons la même chose de façon radicalement différente. Ca
      s’appelle une convergence d’opinions, pas un plagiat."
      • > Interview : Eric Zemmour 7 mai 2006 16:50, par Charles-Henri

        Quand j’ai vu Zemmour chez Ardisson face à Clémentine Autain, j’ai immédiatement pensé aux débats entre Alain Soral et Isabelle Alonso, il y a 5 ou 6 ans. Le journaliste du Figaro utilisait la même réthorique (références à Marx, entre autre) que l’écrivain controversé. Je veux bien croire que Zemmour n’ait pas lu Soral, mais en homme de média, il a bien dû tomber sur les interviews et les débats auquel participait le polémiste, car l’argumentaire dont il usait était exactement le même ! Je dois dire que de voir inviter Zemmour sur tous les plateaux TV alors que Soral est blacklisté, ça laisse un goût amer. Zemmour aurait au moins pu avoir la délicatesse de reconnaître publiquement l’analyse de Soral sur la question du féminisme, car lui, à l’époque, se faisait traiter de beauf, de macho voir de facho. Il faudrait encourager tous les lecteurs du livre de Zemmour de se pencher sur "Vers la féminisation" et "Misères du désir" !
  • 6 avril 2006 23:43

    la finesse de son escarpin... M Zemmour, je vous invite à marcher tous les jours avec des escarpins et à vous faire engueuler par les médecins que vous consulterez pour vos "petits problèmes féminin" ( le dos, les pieds, etc...)
    Justine (qui se ballade trop avec des escarpins et ça coute cher à la sécu, moi je vous le dis !)
    • > Interview : Eric Zemmour 7 avril 2006 07:44, par Cali Rise

      Change de médecins, la belle !
      • > Interview : Eric Zemmour 6 mai 2006 18:42, par Caroline V

        La dernière réponse montre sans qu’il soit besoin de le prouver que son baratin sur l’Homme qui ne le serait plus car la Femme serait plus affirmative et que cette situation déboucherait sur un invisibilité des différences, bel exemple au passage de tolérance et de compassion, tiens essentiellement sur une définition genré du féminin et du masculin. Le genre n’est pas le sexe biologique est n’a pas de rapport avec l’orientation sexuelle des individus mais ce mythe d’un genre qui serait en corrélation exacte avec le sexe biologique entretient les notions de Femme et d’Homme mais aussi les concepts d’ordre symbolique, de lois du Père ou d’ordre naturel. Les talons, le rouge à lèvres, le sac à main et les escarpins ne sont pas plus naturellement féminin que le masculin se traduit par le rasoir, la banane ou le bermuda ou le verre de Pastis. Ignorer ceci est aller au devant de nombreux ennuis...
  • 7 avril 2006 16:25, par Caroline V

    Je ne serais définir ce qui me dégoûte le plus dans cet article, le manque d’esprit critique de la part d’une femme envers un discours anti-féministe, la longueur des questions, la médiocrité des réponses ou seulement celle des commentaires.
    • > Interview : Eric Zemmour 18 juin 2009 15:19, par TheDan

      Moi je saurais très bien définir votre manque d’esprit critique chère Caroline V. ainsi que votre parti pris faisant de votre jugement un jugement formaté et dicté (très certainement à votre propre insu) par le discours dominant...
      Serez-vous assez objective pour vous poser la question et me répondre avec des arguments objectifs ? :-D
  • 7 avril 2006 16:26, par Antoine

    Freud est aujourd’hui rejeté avec véhémence par tous les bien-pensants, féministes, et autres militants pour l’homoparentalité, etc...
    Je l’ignorais et c’est fort dommage étant donné qu’il a été l’un des premiers à parler de bisexualité psychique.
  • 12 avril 2006 20:40, par ruzoks

    eric zemmour est est le journaliste que j’aime le plus
    ses bouquins sont passionnants et lors de debats tre brillant.En gros c’est le meilleur !...j’oubliais j’adore son sens de l’humour
  • 13 avril 2006 15:34

    r Mathieu
    Avec son ouvrage "Le Premier sexe" (Denoël) Eric Zemmour illustre à merveille cet aphorisme, puisque le seul risque qu’il prend est de déplaire à celles et ceux qui de toute façon ne lui plaisent visiblement pas.
    Dès l’abord, il ressort de la lecture de son livre que la seule chose qui compte, pour Eric Zemmour, est de vivre dans une société qui flatte son ego d’homme, et accessoirement permette aux hommes de tromper leur compagne sans s’attirer la réprobation. Mais il va plus loin et en cherchant à masquer la maigreur de son propos il ne parvient qu’à le transformer en valorisation de la violence sexuelle.
    Le monde, par la faute des féministes, aurait mis à bas toute forme de virilité. Pour preuve, Zemmour déplore l’absence actuelle d’icônes viriles. Pourtant sur ce point il n’a rien à craindre : pour s’en convaincre il suffit d’un rapide tour d’horizon des acteurs français du moment, des humoristes à l’humour misogyne, des présentateurs/animateurs télé ou radio et de leurs émissions (où les femmes sont trop souvent invitées avant tout pour leur plastique).
    Eric Zemmour ne cesse de le répéter de page en page : la "féminité" c’est la mort. Il met en accusation les féministes et les homosexuels, insistant notamment sur leur influence dans les média, en des termes qui ressemblent furieusement au discours antisémite tenu il n’y a pas si longtemps. Puissance féministe-féminisante occulte, manipulation sexuelle, émasculation, dévitalisation de la puissance virile, remplacent quasiment à l’identique les Juifs mangeurs d’enfants manipulant secrètement le monde par l’usure. Mais l’analogie s’arrête là, car déverser des seaux de détestation et de théories du complot contre les féministes récolte plutôt assentiment et soulagement. En vérité l’antiféminisme flatte une opinion très répandue, et, loin d’incarner un soi-disant esprit de résistance, il ne fait que conforter les rapports de pouvoir en place.
    Zemmour nous sert un raisonnement circulaire. D’abord il accrédite l’association de valeurs spécifiques aux caractères « virils » et « féminins », puis, lorsqu’il constate une évolution des valeurs de la société, il la traduit aussitôt en termes de retrait de la virilité et d’avancée des femmes. La « féminité » a conquis tant de terrain, à croire Eric Zemmour, qu’on se demande bien comment il se fait que les femmes n’aient toujours que des miettes du pouvoir, qu’il soit politique, économique, ou dans le couple (aucun changement dans le temps consacré aux travaux ménagers, 10% des femmes en couple subissent des violences conjugales, liste non exhaustive).
    Zemmour s’accroche aux privilèges masculins, ceux qui par définition ne doivent rien à ses propres mérites mais tout à une domination qui le dépasse et dont il jouit avec morgue. Plus grave : Zemmour légitime ouvertement le viol.
    En auteur retors, Zemmour avance par étape. D’abord il généralise à tort le discours ultra-radical et minoritaire d’Andrea Dworkin, qui assimile toute pénétration à un viol, auquel il ajoute aussitôt « ce qui n’est d’ailleurs pas faux » abolissant ainsi la frontière entre relation consentie et non-consentie. Or, tout du long, Zemmour répète qu’un homme doit être « viril » au sens de « prédateur », sexuellement conquérant, en somme un animal pas tout à fait « domestiqué » (sic). Dans cette sexualité virile animale et prédatrice que valorise Eric Zemmour, les hommes (et eux seuls) ont des « besoins » sexuels qui se doivent d’être satisfaits (notamment en multipliant les partenaires). Autrement dit, Zemmour invite les hommes à coucher avec toutes celles qui leur plaisent, qu’elles le veuillent ou non. C’est ni plus ni moins une légitimation du viol.
    On voit mal Elisabeth Badinter ou Eric Zemmour défendre le meurtre ou le tabassage au motif que c’est l’instinct, que la nature virile doit être libre de s’exprimer. Pourtant c’est la conclusion qu’ils adoptent pour le viol. Avant Zemmour, Elisabeth Badinter reprochait ainsi aux féministes de vouloir « domestiquer la sexualité masculine » (Fausse route). Or, puisqu’on ne domestique que ce qui est sauvage, si l’on reproche la « domestication » c’est donc qu’on valorise l’animalité sinon la sauvagerie. CQFD.
    Eric Zemmour oublie donc commodément que les désirs sexuels ne sont pas nécessairement des besoins, de même qu’il omet opportunément que les femmes ont également des désirs sexuels. Car où sont les femmes là dedans ? Ont-elles une ascendance préhistorique si différente des hommes (première nouvelle) qu’on ne puisse leur attribuer le même degré d’instinct, le même niveau de « besoins » sexuels ? Bel exemple de double standard.
    En taisant l’origine animale des femmes (c’est à dire ni plus ni moins que celle des hommes), on les suppose par conséquent domestiquées par essence. La rébellion, le rejet du « prédateur sexuel » serait donc de leur part une déviance au regard de la docilité qu’on attend d’elles. D’où la haine d’Eric Zemmour envers les féministes, haine qu’il partage aussi bien avec Alain Minc, Elisabeth Lévy, Michel Schneider, Marcela Iacub ou encore Alain Soral, qui usent des mêmes pâles succédanés d’arguments.
    L’application du double-standard est une constante dans les discours virilistes et plus largement chez les antiféministes, et leur tient lieu d’argumentaire. Le fait qu’elle soit aux antipodes de la science et de la logique élémentaire devrait heurter l’esprit, mais on a des raisons de douter que de tels livres s’adressent à l’esprit.
    Mathieu pour le bureau des Chiennes de Garde
    • > Interview : Eric Zemmour 12 janvier 2007 12:53, par Marina

      Tiens , d’ordinaire les Chiennes Me Gavent, mais là j’adhère limite à 100%
  • 7 juillet 2006 20:52, par Lili

    Certes je comprends les griefs adressés au livre de Zemour : amalgammes en tout genre et faiblesse de l’argument... Cependant je suis une jeune fille de 22 ans tout ce qu’il y a de plus épanouie et je reconnais la veracité du constat de l’auteur : OUI l’homme se feminise : du point de vue sociologique c’est indégnable : tant de petits copains qui passent plus de temps à la salle de bain que moi (inconcevable à priori !) qui sont la cible et les heureux proprietaires de tout les gammes de soins masculins, qui se préoccupent plus de leur ligne que de leur avancée professionnelle, qui de ce fait ne sont pas très perturbés à l’idée de me tendre l’addition du restaurant de manière règulière, d’en appeller à leurs "blessures d’enfance" de façon larmoyante pour justifier leur inconsequence.... Jusque là rien de dramatique à signaler mais l’expansion de ce profil masculin n’est pas sans consequence, en effet, sur le plan intime : manque de confiance en soi, déclin de la prise d’initiative, en toute coherance avec le besoin d’être materné (sujet par ailleurs souvent élevé par des mères célibataires), passivité et nonchalence justifié par leur "respect du desir de la femme"... Hé bien moi je le dis au et fort : sans légitimer le viol, je voudrais plus de vigeur, plus de bestialité, plus de confiance de l’homme en lui même, je voudrais qu’il aille parfois au devant de mes desirs, que l’initiative ne soit pas toujours consensuelle, je voudrais ne pas avoir à faire à une "femme-bis" plus craintif pour son brushing que souccieux de l’intensité de nos relations. Le desir masculn à bel et bien évolué ces dernières décennies, il semble refrené dans ses manifestation par toute sortes de craintes : le ridicule,la disgrâce ou la brutalité... Mais les femmes ont besoin d’une once de brutalité parfois, ne serait-ce que pour sentir qu’elles ont trouvé un partennaires à leur hauteur, celui à qui se heurter, une resistance... Faute de ce sentiment il y a déclin du respect pour l’autre, négation de sa "virilité" dans le sens de "difference". Certains me penserons vieux-jeu, je ressents juste l’envie et le besoin de sentir de larges épaules à mes côtés,celui qui pourra me soutenir, me suppléer et parfois aller au devant de mes envies sans craindre en permanence de me froisser ou de m’avilir... Si la forme du livre de Zemour est très contestble, surtout sa conclusion relative à la pauperisation de tout secteur ou pays "féminisé", sur le fond il met tout de même en relief un phénomène qui n’est pas faux : l’homme se décharge du fardeau de la "virilité", trop lourd à porter pour lui dans notre socièté égalitariste et feministe, et les répercutions pour nous les femmes ne sont pas positives en totalité
  • 30 octobre 2006 10:22, par fritsch

    Bonjour MR Zemmour, continuez sans baisser pavillon.Je fais référence à l’emission de Laurent Ruquier au cours de laquelle votre argumentation
    sur les causes du drame des banlieues est à mettre
    en grande partie sur le compte des truands,trafiquants et meneurs. Leur jeu est le
    rapport de force avec la republique pour masquer leurs trafics. Vous avez ete contré par" ceux qui savent" et pensent qu’il faut reculer et payer...
    edgar F.
  • 13 décembre 2006 15:00, par Bettyske

    Bonjour, Je ne comprends pas comment les gens ne font toujours pas la différence entre le bon sens et le Jugement exacte d’Éric Zemmour au sujet de la surpopulation de la France. Ce qui me choque encore plus, c’est que personne ne veut admettre la différence entre racisme et réalisme... avouez que la France déborde... Et quand un individu de couleur commet un déli criminel sur un blanc, pourquoi ne crie-t’on jamais au racisme blanc ???? La France est devenue un vide-poubelle... la Belgique tout autant... C’est quoi le respect ??????
    Eric Zemmour... continuez je vous aime. Il y a trop peu de gens comme vous !!!!!! Bettyske de Montréal.
    • > Interview : Eric Zemmour 12 janvier 2007 12:45, par Marina

      Grandiose.
      La déclaration de ZAMMOUR de la dame me fait chialer
      De désespoir
      En même temps,c’est faire trop d’honneur à Soral, Zemmour, Sevran que de laisser supposer que leur propos relèvent de ...la pensée ?(je place Sevran parce que je viens de l’écouter faire son name-dropping de retourneurs de vestes en tous genres, chez le très délicat Morandini qui coupait la chique aux contradicteurs auditeurs genre "on a peu de temps" et qui doit avoir la langue toute noire de cirage depuis midi)(qu’on la lui coupe à lui aussi)
      Quand à la surpopulation, elle sait la Belge qu’en France on a un petit problème de natalité, et que du coup on devra bosser jusqu’à la tombe, puisque personne pour financer nos retraites ? (finalement, on devrait écouter nos grands sociologues mondains, couper la bite aux noirs ET aux pauvres, comme ça on serait plus que des gens blancs et riches)(chouette !)
  • 12 janvier 2007 15:36, par FC

    L’esclavage c’est la liberté. La religion c’est mon droit. La prostitution c’est mon choix.
    Que les tenants de la destruction du reste des droits des femmes s’allient avec leurs ennemis de toujours nous le concevons et même l’encourageons, le combat est plus simple est plus facile quand la cible est une
  • 12 janvier 2007 16:14, par bobohunter

    Zemmour c’est un monsieur qui dit qu’il pense tout haut ce que les autres pensent tous bas, c’est un monsieur qui pense
    que dans les cités il y a plein de grands brigands avec des grosses voitures et que sous les tentes il y a des gens qui le méritent bien. Zemmour c’est un monsieur qui pense, un peu comme laurent Gerra ou pascal Sevran.
    • Interview : Eric Zemmour 12 janvier 2007 17:31, par A P

      Certes, certes, cher Bobohunter. Je suis totalement d’accord avec vous. Mais on ne peut pas lui reprocher : il est franc à sa manière. Il ne cache pas être journaliste au Bigarreau comme l’appelait le regretté Coluche (bien que ce sordide follicule n’a vraiment pas bon goût !). Le navrant, c’est qu’il y ait des billes pour le prendre au sérieux et acheter son livre...
      C’est comme ça. Faut être philosophe. L’époque en produit plein des Eric Zemmour et elle leur permet même de (bien) vivre !
  • 12 avril 2007 04:50, par crocus

    Zemmour, qui c’est déjà ?
    Ah ! Vous parlez du responsable du marketing lepéniste de Sarkozy ?
    • Interview : Eric Zemmour 1er mai 2007 05:34, par Blum

      A propos de Zemmour
      Voici ce qu’il pense (en résumé)
      Si l’on regarde le déclin de ces dernières années, nous devons arriver à la conclusion terrifiante que moins les hommes ont voulu agir comme tels dans la vie publique, plus les femmes ont succombé à la tentation de jouer le rôle des hommes. La féminisation des hommes mène toujours à la masculinisation des femmes. À une époque où toute idée de vertu et de détermination a été oubliée, il ne faut pas être surpris que l’homme perde graduellement son rôle dans la vie, la politique et le gouvernement, au profit de la femme.
      • Interview : Eric Zemmour 2 novembre 2007 03:57, par CROC

        L’intellectualisation est un processus défensif qui vise à déplacer les pulsions vers les idées et le théorique, et crée de ce fait un intérêt majeur pour l’abstrait et l’intellectuel. Le déplacement a pour but de réduire l’angoisse ou la menace pour l’économie du sujet. Cela permet à l’adolescent d’essayer de maîtriser ses pulsions en surinvestissant l’aspect intellectuel.
        • Zemmour, concierge de Ruquier 18 janvier 2008 01:47, par FULVIO

          Zemmour n’a jamais vu d’inconvénients à ce qu’il y ait de multiples relectures de l’histoire française, jusqu’à ce que, malheur à eux, les descendants de populations du Sud commencent à relire eux-mêmes et publiquement leur histoire et en cherchent à faire émerger les faits occultés.
          Zemmour est un stakhanoviste du cliché grossier sur l’histoire et la nature humaine. Notre zélé louangeur de Bonaparte (demandez donc aux Italiens ou aux Russes ce qu’ils en pensent) ne parvient pas à comprendre que la "puissance française" s’est maintenue grâce à un dosage savant et hypocrite d’Atlantisme et d’Européisme, à l’aliénation et à la manipulation des peuples "décolonisés", à la marginalisation des puissances "secondaires" et au rapport de force entre les deux blocs.
          Dans ce contexte, charger la mule (la gauche et son histoire) de toutes les responsabilités et l’accuser de tous les maux est une solution d’une facilité aussi déconcertante que pratique et "dans l’air du temps".
          De vision, Zemmour n’en a guère, la seule chose qu’il sachant vraiment faire étant le cocoricotage à outrance qui lui sert à couvrir son ignorance totale de l’économie et de la géopolitique et la bouc-émissarisation systématique.
          Zemmour réaffirme jour après jour la valeur d’un concept aussi banal que douteux : "le droit du plus fort est toujours le meilleur". Le hic, c’est que dans le contexte actuel, on sait où se trouve la Nef des Fous mais plus du tout qui est le plus fort.

          • Depuis des mois, des semaines des jours, Zemmour fait la critique de l’antiracisme de gauche. Selon Z, la gauche est coupable (de tout) et notamment, d’avoir permis, par l’antiracisme, la victoire de la mondialisation libérale, interprétation parfaitement grotesque et très franco-française (c’est à dire "provinciale").
            Zemmour, pour légitimer ses thèses, joue sur la référence à ses prétendues prises de position contre la mondialisation néolibérale mais allez donc chercher, chez Zemmour, une quelconque analyse des mécanismes de la mondialisation et de ses effets sur les différentes couches sociales : vous n’en trouverez point. Zéro. Zipo. Poil au dos.
            Pourquoi ? Tout simplement parce que les effets de la mondialisation néolibérale ne le gênent nullement, et parce que ce qui compte pour lui, c’est de continuer à exploiter ce merveilleux filon qu’est la question raciale, et plus encore, de terminer (selon lui) la lutte contre ce qu’il reste du communisme (eh oui !) et de se vautrer dans un ridicule sentimentalisme bonapartiste et son chauvinisme, tout en reprochant, évidemment, a tous ses adversaires leur naiveté et leur ...sentimentalisme.
            Zemmour, comme Finkielkraut et quelques autres, dénoncent l’antiracisme mais sont totalement obsédés par la question raciale, aussi, parce que MÉDIATIQUEMENT ÇA PAYE bien plus que de parler de la crise bancaire mondiale.
            Quand un guignol de ce genre est adulé par le PAF .. c’est un signe.

            • "allez donc chercher, chez Zemmour, une quelconque analyse des mécanismes de la mondialisation et de ses effets sur les différentes couches sociales : vous n’en trouverez point. Zéro"
              Il ne fais que ça justement. Couillon. Faire des liens entre la mondialisation et le délabrement de la classe ouvrière, le plan B des troskystes déçus (qui attendent leur révolution depuis 1793), l’invasion démographique du Nord par le Sud et la stratégie qui se cache derrière (masquée d’un vernis humaniste).
              Dire qui paye la facture de cet idéologie du repeuplement, (la classe ouvrière) étant considéré comme du racisme, il faut s’attendre à voir émerger une nov’langue de bois ultra technique, destinée à pouvoir dire en termes cryptés qu’un clandestins est un type qui manque dans son pays et qui n’a rien à foutre dans le notre
    • Interview : Eric Zemmour 7 décembre 2008 10:51

      J’ai capté par hasard en passant samdi après midi devant ma télé une émission ou Eric ZEMMOUR répondait à une journaliste plutôt mignonne mais que je n’ai pu trouver autrement que conne ce qui me parait une évidence : une femme noire , n’est pas une femme blanche !
      Un homme blanc n’est pas un homme noir ! Il n’y a aucun racisme en cela ! vouloir à tout prix lui faire avouer le contraire est imbécile !
      Et bien que blanc j’ai toujours eu une attirance pour les noirs que j’ai fréquenté dans mon enfance et ma jeunesse pendant fort longtemps.
  • 6 mars 2008 18:35, par Jean CEMELI

    Donc chère Cali, j’arrive trop tard : vous allez vous marier avec Sylvie .... ? Mais
    pas de lézard : je ne suis pas faché et je suis très satisfait que pour une fois on parle de Chirac et non pas toujours du même ... merci vous deux
    • Interview : Eric Zemmour 28 août 2008 17:49, par abds69

      Eric Zemmour se démarque facilement à la télévision grâce à une culture générale impressionnante et met surtout en exergue la pauvreté intellectuelle du show business et de ses interlocuteurs !!! Dans un colloque, à la radio, avec des profs & philosophes il aurait plus de mal à imposer ses théories !!!
      Le fait de truster les émissions TV, avec personne de son calibre en face, pose un réel problème de pensée unique (il adore imposer son point de vue et détruire les autres points de vue , surtout s’ils sont mal argumentés !!), et fait froid dans le dos !!!
      Au départ grand adepte du monsieur, j’avoues constater maintenant des dérapages de sa part (féminisme, immigration, ...) et le fait que d’autres réutilisent son argumentation (citation hors contexte) à des fins particulières, fait peur.
      En gros il faut plus de personnes cultivés sur la TV ; on ne peut rien reprocher à Zemmour, qui comme un bon élève connait ses sujets sur le bout de doigts, par contre les autres ....pfiiiii
      Concernant sa théorie sur le féminisme, je pense qu’il vise en fait le mouvement féministe plus que la femme, et à juste raison ce mouvement a certainement été dans l’exagération pour se faire remarquer !!!!
      Mais soyons clair, la femme, et ce à cause de toutes les religions, a été l’esclave de l’homme et sa libération récente va obligatoirement renvoyer l’homme dans un rôle de "second ex equo" logique, qu’il n’est pas prêt à accepter !!!
      un mec

      Voir en ligne : Zemmour excellent mais dangereux

      • Interview : Eric Zemmour 4 septembre 2009 18:00, par Sacha

        Z = intégration du populisme de droite à la téloche.
        Z = expression des peurs fantasmatiques.
        Z = interprétation ignare de Freud et de la théorie psychanalytique.
        Z : alignement de clichés binaires (simplisme réconfortant)