Da Vinci code, le film : Over dose avant la sortie !
Si vous avez échappé au livre de Dan Brown, aux chroniques de ses problèmes judiciaires pour plagiat, aux commentaires people, financiers et mercantiles autour du succès du book, aux batailles d’experts en art et d’historiens, aux livres de réponses à la thèse de Brown... vous n’échapperez pas à Da Vinci Code, le film.
Depuis trois mois déjà, les potins pleuvent, les rumeurs aussi et les gens qui s’ennuient dans leur vie se battent pour avoir des infos sur ce film qui va changer leur quotidien et les plonger dans un univers parallèle de rêve et d’enquête passionnante.
Pauvre Léonard, il doit se retourner dans sa tombe d’être devenu ainsi le prétexte d’une bande de producteurs spéculateurs de la pire espèce.
On est à dix mille lieux du Cinéma, les enjeux pécuniés sont si important que plus le film sera bon et moins il sera vendeur. Donc pas de scrupule, faisons une belle merde pas trop compliquée qui plaira aux ménagères comme aux petits jeun’s qui veulent mater les tétés d’Audrey Tautou et voir une super star sympa venir cachetonner à Paname en se baladant au Louvre.
La sortie est calibrée, prévue en mai. Alors si tu es un rebelle, fais ce qu’il te plaît et ne va pas donner ton aubole à ce massacre à l’américaine produit avec un budget faramineux et qui une fois de plus va se moquer de la France en caricaturant ses décors, ses habitants et son patrimoine culturel qui fait tant bander les américains sans éducation ni référence artistique.
Je vous le prédis, le DA VINCI CODE va faire un carton, les publicitaires ont su créer un horizon d’attente titanesque, même les gosses de 5 ans vont trouver Audrey Tautou et Tom Hanks dans leur happy meal, z’auront sans doute un Léonard De Vinci en plastoque en cadeau bonus, dans leurs céréales ils devront trouver un code secret. Tout le monde va s’y mettre, même les mamies qui ne vont jamais aussi Cinéma et qui ne voudront pas mourir trop connes.
Le DA VINCI CODE, c’est la panacée, le truc qui manquait à votre bonheur consumériste, c’est tellement mieux qu’un film en noir & blanc sous titré d’un vieux Orson Welles qui est même plus vivant ou qu’un Fritz Lang qui était quand même très allemand. Vive le film de circonstance, tendance, à la mode, le film de situation, le nouveau Titanic sous fond de magouilles historiques. Vive le Quick film aussitôt avalé, aussitôt vomi, entre un Coca pas light et un Sunday caramel très mou.
Vous allez être plus de dix millions à subir ce film sans qu’on vous mette un pistolet sur la tempe, vous vous êtes habitués à aller voir ce qu’on vous dit. Ça s’appelle la dictature culturelle des majors.
Allez voir le film plusieurs fois... c’est mon conseil cynique du jour.