MERCIIIIIIIIIII MONSIEUR MAX PECAS !!!

Je vomis déjà ce racisme pseudo intellectuel qui fera fêter, célébrer médiatiquement la mort de Toscan du Plantier et ignorer avec mépris celle d’un des génies du siècle cinématographique : Max Pécas.

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Que demande t’on à un réalisateur sinon d’avoir un style, reconnaissable à la première image, un univers qui parle à sa manière de son époque ? Max Pecas avait tout cela et bien plus encore.

Avec son oeil bien à lui, il a compris mieux que personne la société française, a réussi à plaire au plus grand nombre sans varier d’une virgule dans ses scénarii certes parfois faciles mais qu’ils réalisaient en indépendant, sans chercher à recevoir des prix ou l’assentiment de sa profession, sans léchage de cul ou courbettes. Refaisant toujours le même film jusqu’à sa perfection comme Welles ou les plus grands.

Oui Monsieur Max, la France entière s’est tripotée devant vos films jamais porno, parfois un peu idiots, mais toujours festifs, rigolards et plein de soleil. Elle ne doit surtout pas en avoir honte et les puritains peuvent aller se rhabiller !

Réussir une bonne soupe de navets n’est pas chose si aisée que cela ! Vous excelliez dans cette recette-là !

Un jour on analysera vos films dans les cinémathèques et ce ne sera que justice pour votre oeuvre qui fait déjà partie de notre patrimoine national collectif !

Il y a fort à parier que bon nombre de grands réalisateurs se sont nourris du minimalisme et de l’efficacité des dramaturgies pécasiennes, de son sens inné du dialogue.
On peut dire qu’il a été un des premiers initiateurs de la sitcom avec Rohmer, 20 ans avant tout le monde, il ne faudrait pas l’oublier.

Max Pécas n’a jamais copié personne, il a construit film après film une oeuvre cohérente où il a mis en scène ses fantasmes dans la plus pure tradition latine et franchouillarde, se moquant des critiques, ne voulant être récompensé que par le rire et les rediffusions de ses oeuvres.

De nombreux grands acteurs du moment ont fait leurs premières armes chez Max et ils feraient bien de s’en souvenir et de le remercier humblement, car le vieux Pecas avait l’oeil pour dénicher de jeunes talents !

Quoi qu’on en dise, Max Pecas a laissé et laissera une trace de son passage sur pellicule et qui n’est pas qu’une trace de sperme ! Toute création qui a rencontré un jour ou l’autre son public est une oeuvre qui vaut la peine d’avoir été vue.

Adieu Max, tes leçons de séduction sur la plage en valent bien d’autres plus pathétiques !

Bonne baise au Paradis des réalisateurs et de tout ce qui rime avec ce dernier mot !