Nue : Plaisir de l’image et du corps-texte

Nue : Plaisir de l'image et du corps-texte

Voilà un ouvrage qui est un mariage de passion et de raison. D’un côté vous prenez Bernard Matussière un des photographes les plus doué de sa génération, à l’oeil habité par la joliesse, le tact, la sensualité et pertinence du propos, et puis de l’autre vous lui offrez la plume délicate, sensible et diablement inspirée et maîtrisée d’Alina Reyes.
Ce tout génial enfante « Nue » publié chez Fitway, objet livre noir et blanc, parfaite composition plastique, érotique et enthousiasmante.

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On passe des heures à se plonger dans les corps et les lumières tamisées, à lire et relire les mots adjoints avec bonne intelligence et furieuse majestée. Voici un grand et beau livre qu’on aime porter, soupeser, caresser du regard et des doigts comme pour jouir de la beauté des mises en scène, comme pour toucher avec les mains et les yeux ces trésors lumineux, bandants et bluffants.

Nous avons-là l’union parfaite entre deux regards complémentaires, qui jouent sur les mêmes accords, qui forment un binôme idéal, précieux, rare. Les deux artistes se regardent, s’envisagent font oeuvre commune pour le meilleur de l’Art. Toute est une réussite, la taille particulière du format, le choix de la police et la confrontation des deux focales.

Le concept, une série magnifique de corps, de mots et d’ombres, de nudités troublantes accompagnées par des textes courts ou longs de l’écrivaine la plus audacieuse et la plus libre de la planète Lettres.

Ces nus fémininins sont des voyages sur des corps pluriels qui nous racontent leurs histoires coquines ou plus graves. Témoignage universel, cooptation implicite, duo fiévreux qui fait mouche à chaque page, à chaque interligne, à chaque courbe offerte.

« Suis-je une femme ? Du moins en ai-je les formes et les fentes. Et le goût d’en jouir ». Ainsi commence « Nue », ainsi l’auteure interpelle le voyeur, l’emmène dans une réflexion forte et intense sur la nature du désir.

Tant de lectures sont possible grace à ces deux hypersensibles que « Nue » ne peut être lu qu’une seule fois. C’est un livre qui accompagne, qu’on montre qu’on offre, qu’on défend avec énergie car il est un monument de beauté et de grace.

Vue sur Nue

Géographie de la féminité, cosmogonie des relations hommes/femmes. Alina s’offre nue dès le début comme pour offrir sa vérité, montrer son investissement total dans le projet, faire don de son corps si bien équilibré et beau au lectorat qui voudra faire cette balade artistique avec elle, avec lui.

« Nue » est un livre marquant, un cadeau délicat pour ceux qu’on aime et pour lesquels on veut le mieux. « Nue » est une offrande. « Nue « est un voyage immobile qu’on a envie de posséder dans tous les sens du terme. Fesses, seins, croupes, jambes, bouches, dos, fentes, lèvres, cheveux voilà le programme non exhausif des réjouissances. A voir, à goûter, à lécher sur 141 pages.

« La femme est un phallus, voilà le fin mot de l’histoire, l’histoire de la peur et de la fascination qu’elle exerce sur les hommes et les femmes. »

Un OVNI hermaphrodite, vous dis-je...

Nue, Alina Reyes & Bernard Matussière, Fitway publishing, 141 pages, 30 auros.

Le site officiel de la divine Alina REYES

le 12/11/2005
Impression

1 Message

  • 29 mars 2006 14:29

    Ce moment inscrit sur le ventre de l’homme, ce moment incurvé juste avant le pénis qui dit lointaine cette époque où le clitoris parut sous la lumière et se mit à grossir, où la vulve devint bourses, où la femme devint un homme.
    Femme par nature, homme par spécialisation.
    Moment d’intense partage - et non de partition - rien de séparé - nous sommes tout Un, notre sexe est le même. Notre corps porte encore la mémoire de cette humaine unité.

    Voir en ligne : L’homme est une femme comme tout le monde