JEAN_MARC DÉVOILE SON NOUVEAU PROJET MUSICAL : 8 VERSIONS DE SON DERNIER SINGLE RÉALISÉES GRÂCE À UNE INTELLIGENCE ARTIFICIELLE !
Faire huit versions d’un même morceau à l’aide d’une intelligence artificielle en 2026, c’est forcément une mauvaise idée. Ou une très bonne. Ou les deux à la fois.
Avec « Désastre, les versions IA », Jean_Marc choisit de ne pas trancher et préfère plonger dedans, tête la première, quitte à en ressortir un peu cabossé. À partir de son dernier single « Désastre », le groupe a imaginé une compilation de huit versions inédites.
Pas des remixes, pas des edits, pas des bonus tracks opportunistes, mais de véritables relectures, chacune avec son propre ADN, son propre décor, sa propre logique musicale. Folk, Cumbria, disco, gospel, reggae, musique de chambre, disco instrumentale, dub : autant de chemins empruntés par une même chanson, comme si elle se démultipliait dans des mondes parallèles qui n’auraient jamais dû se rencontrer.
Évidemment, le recours à l’IA n’a rien d’anodin. Le sujet divise, crispe, fatigue parfois. Et chez Jean_Marc aussi, les
positions ne sont pas unanimes. Certains y voient un outil parmi d’autres, d’autres une ligne à ne pas franchir trop vite, voire pas du tout.
Le projet est né précisément de cette tension-là. Pas pour donner une leçon, encore moins pour jouer les évangélistes technologiques, mais pour poser une question très simple : qu’est-ce qu’on fait, concrètement, avec ces outils qui sont déjà là et qui avancent plus vite que nos débats ?
Et c’est peut-être là que le projet devient le plus intéressant. Malgré les styles, malgré les arrangements, malgré les intentions parfois contradictoires, « Désastre » tient debout. Parce qu’au fond, une bonne chanson reste une bonne chanson. Même tordue. Même re-digérée. Même réarrangée par une intelligence qui n’a jamais vécu de désastre de sa vie. Le morceau encaisse, se plie, se déforme, mais ne rompt pas, et c’est aussi une façon de mesurer sa solidité.
« Désastre, les versions IA » n’est pas un disque confortable. Il ne cherche pas à rassurer, ni à séduire à tout prix. C’est une expérience, un objet un peu bancal, parfois gênant, souvent stimulant. Malgré tout plus facile à écouter que Jean_Marc puisque quelque part ultra-convenu et déjà entendu.
Un disque qui ne répond pas vraiment aux questions qu’il soulève, mais qui a au moins le mérite de les poser sans filtre.
Et si ça énerve un peu, tant mieux.
Voir le clip : https://www.youtube.com/watch?v=jyFvpU1SDOY